Hier, on a pique-niqué avec ma copine Lynette et nos enfants. J’ai été très étonnée de constater que nous n’étions pas les seules à avoir eu cette idée géniale ; je veux dire les gens ne peuvent pas aller au cinéma le dimanche ?
Quand elle m’a vue débarquer avec mes chaussures rouges, Lynette elle a fait une sorte de moquerie du genre « ah ah l’autre qui déboule avec des talons pour un pique-nique !? » (je crois qu’elle est jalouse).
Bref, pour ne pas la gêner plus que ça j’ai jeté mes Patricia Blanchet dans l’herbe et j’ai profité du calme du parc de la Villette les pieds nus.
A côté du manège qui est en bas du Sacré-Coeur, il y a toujours un vieux monsieur qui donne du pain aux pigeons montmartrois. Si ça se trouve c’est Jean-Jacques Goldman déguisé.
Comme je dis souvent « l’ennemi du bien c’est la répétition » – Voltaire. L’année dernière, à la même date, j’avais publié un best of de l’année, une compilation, un glossaire que sais-je de mon année 2010. Le tout enveloppé dans un discours sirupeux ; la fin d’année est propice aux bons sentiments.
Aujourd’hui j’ai décidé de faire plus ou moins la même chose – « l’ennemi du bien c’est la répétition, mais pas toujours » – mais cette fois avec une thématique imposée : la chaussure. Vous allez donc retrouver ci-dessous toutes les shoes postées sur ce blog en 2011 (Omaga je frise le fétichisme !). Les miennes, les tiennes, les autres. Mais surtout les miennes : parler de moi, il n’y a finalement que ça qui m’intéresse…
Cette année, par contre, je ne vous imposerai pas ces quelques mots d’amour qui auraient pu venir adoucir cette avalanche de consumérisme. Dans un article où elle dévoilait ses lectures favorites de l’Internet, Sasa faisait très justement remarquer que mon blog était « moins prolixe et moins personnel qu’avant« . Elle a raison, je blogue moins et moins intime qu’il y a quelques années, mais tant qu’il y a du cuir il y a de l’espoir (et aussi je suis devenue farouche).
Avant-hier soir, Nounours il a dit « Ferme les yeux, j’ai un cadeau pour toi« . J’ai fermé les yeux et j’ai demandé pourquoi (Pâques c’est dimanche, non ?). « Parce qu’on est lundi.« , il a répondu.
Je me sens un peu Kate Middleton.
Okay okay mes copains, j’ai décidé que c’était l’heure du best-of, du résumé, du bilan déguisé de mon année 2010. C’est vrai que je m’y prends un peu tôt mais décembre et son lot de bêtisiers plus ou moins drôles est déjà au taquet, prêt à déverser son lot annuel de bons mots et autres dérapages non contrôlés qui font le bonheur des familles désoeuvrées les lendemains d’agapes avec le cousin Michel qu’on adore détester.
J’avoue que je sombre dans la facilité anticipée, mais je suis tellement nostalgique dans les veines que c’est un exercice qui me plait drôlement. Vous me verriez sourire béatement devant mon écran en train de faire défiler les archives de mon bébé online, je ne sais pas si je suis pathétique. Ou tout simplement touchante, allez soyons full sentimentales pour une fois…
L’autre fois, j’ai fait plein de petits sauts périlleux sur ma table basse quand j’ai appris que j’étais invitée à ma première Baby Shower. Faut dire que je suis bon public de tout ce qui débarque des US, moi (à part la guerre en Irak qui est très méchante, et aussi Kim Kardashian). C’est mon côté Nancy Reagan…
Bref, la Baby Shower j’avais découvert ça d’un oeil collé un dimanche aprèm’ des années 2000 où je cuvais ma cuite de la veille dans mon canapé, en matant un épisode de Friends. En gros, Monica organisait cette fête pour Rachel (enceinte). Je ne me souviens plus bien, j’avais 12 ans. Mais ça avait l’air chouette dans le sens où ça permettait de picoler une fois de plus dans l’année.
Sauf que là, on m’a prévenue que les règles c’est que la fête doit être sans alcool pour pas tenter la future mère. Je te dis pas, heureusement qu’on avait le droit de fumer des clopes sur le balcon, sinon bonjour la dépression pré-partum.
L’autre commandement que je savais pas c’est qu’on doit offrir un cadeau à l’enceinte, et surtout pas pour le bébé ! J’aurais eu l’air maligne avec mon body en éponge trois fils…