CYCLAMEN’S SHOW

Les lampions

Une des premières blogueuses rencontrées « pour de vrai », c’est ma copine Solenne. Je me souviens qu’en mai 2007, on avait échangé des mails timides & énamourés dans lesquels on s’avouait notre admiration réciproque pour nos écrits des Internets. C’était l’époque où Caroline Daily régnait sur la blogosphère – depuis, elle s’est fait griller par Queen GD -, où les quelques blogueuses mode qui traînaient sur la toile se coupaient la tête et n’osaient pas (encore) réclamer des vêtements gratos aux marques.
Avec la Solenne, on avait alors décidé de sauter le pas du virtuel en se donnant rendez-vous dans un troquet des Abbesses.
Depuis, malgré certaines errances sentimentales (les miennes), professionnelles (les nôtres) ou blogosphériques (les siennes), on n’a jamais lâché l’affaire.

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Le rose aux joues

Il y a tout juste une semaine, j’ai récupéré une Cyclamen bronzée comme jamais, plus blonde que Barbie aux pays des fées. Depuis, et plus que d’habitude, je n’arrête pas de la regarder tant je la trouve belle. Bien sûr, j’évite de lui dire trop souvent le fond de ma pensée quant à son physique plus qu’avantageux (je m’en voudrais qu’elle devienne aussi con qu’une blogueuse mode que l’on complimente toute la sainte journée sur ses cheveux ou ses jambes so amazing).

Elle n’est pourtant pas narcissique pour deux sous – l’avantage d’avoir un enfant pour qui la vie se résume à 80% à perfectionner sa technique du double salto arrière ; les 20% restants étant dédiés aux questions existentielles du type lequel personnage tu préfères dans les minijusticiers (euh ?).
Oui les questions physiques et modeuses sont plutôt loin de ses pensées, même si elle ronchonne bien de temps en temps quand je lui impose un jean à la place de la micro-jupe qui tourne portée depuis 3 jours, et qui tient debout toute seule… Ou qu’elle tente une incursion dans la langue fashion « Hein que c’est trop stylé quand j’attache seulement le premier bouton du haut de mon gilet corail ? » (lol).

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La fête foraine

Vous vous demandez sûrement « … mais qu’est-ce que c’est que cette horreur ?« . Laissez-moi vous raconter la vraie histoire de Dauphinette.

Les amis, sachez-le, nul besoin de craquer la moitié du PEL pour emmener toute la famille en vadrouille chez Mickey et user ses nouvelles ankle boots en nubuck de soie dans la suite Blanche-Neige à 600 boules la nuitée, non non NON.
Pour faire plaisir aux gamins, je n’y croyais pas, mais c’est pourtant vrai de vérifié : passez donc à la fête à Neu-Neu la plus proche de votre lieu d’habitation, ou de villégiature c’est selon.
L’autre fois en vacances, en passant à vive allure sur la voie rapide qui nous ramenait d’une longue et éreintante journée de plage (les gâteaux dans le sable, la pelle perdue, l’oubli du slibard de rechange, le coup de soleil – la belle vie) voilà qu’en croisant une grande roue qui se dressait fièrement dans le ciel azuréen, j’ai su qu’on n’y couperait pas (on n’y a pas coupé).

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