TRAVAILLER C’EST TROP DUR

La raie

Il faut que je vous raconte. Cette semaine je suis allée à Saint-Malo pour un truc du travail et un événement contrariant, lié à une raie, est survenu lors de mon séjour. Que je vous place le contexte narratif, d’abord.
J’étais pourtant dans un mood euphorique mardi matin avant de partir, tellement que j’ai demandé l’avis du public sur twitter quant à une bonne crêperie à Saint-Malo. J’avais de la crêpe de sarrasin plein la tête, je voyais de l’andouille de Guémené et de la crème fraîche 300% dans mes pensées. Bref, j’étais à bloc pour un dîner thématique bigouden.

Sauf que déjà, j’aurais du sentir que j’étais en compartiment poissarde dès ma descente du train (à l’heure – exploit homologué par le Guiness des Records) puisque j’ai débarqué en Bretagne en débardeur léger et sandales tressées sous un crachin ambiant de 16°c. Sur le quai, je dévisageais tous ces bretons heureux en polaires zippées jusqu’à la glotte, guettant du regard le premier spécimen qui porterait le pull marine autour du cou. Et puis je me suis souvenue qu’on était pas à La Baule, et que le sud Breton (très Cyrillus du comportement) n’a rien à voir avec le Malouin, niveau serre-tête/barbour j’entends.
Au début j’ai pensé que c’était vivifiant cette atmosphère. Vingt minutes plus tard, en fouillant dans ma valise, j’ai réalisé que la pneumonie me guetterait à chaque coin de rue si je ne courrais pas acheter n’importe quel bidule en poils de laine illico.

43

L’art de la contemplation

photo @Carlie Armstrong

Le mois d’août au bureau est propice à la contemplation. Je ne sais pas qui a dit ça (si ça se trouve c’est moi ?) mais en tout cas je n’aime pas du tout contempler dans l’absolu. C’est ainsi que depuis le début de la semaine je me sens un peu barbouillée face à tous les gens du travail qui contemplent.
Finalement, avec une collègue du travail, on s’y est mises tant bien que mal (les gens qui contemplent font baisser la productivité – même celle des autres) et à force de contempler des gens qu’on avait jamais contemplés avant on rigole bien. Parfois, on se lance même des défis compliqués. Je vous dis.

29

Shoesing organisé

C’est vendredi, alors que je terminais Angry birds Rio dans un état proche de l’épilepsie (je veux les 3 étoiles à TOUS les niveaux), que je me retrouvais paniquée face à l’espace-temps mis à ma disposition : 40 minutes à perdre.
En général, le désoeuvrement m’angoisse et plutôt que de profiter du vide, je remplis. Avec des faux problèmes ou des machines à étendre imaginaires… Vous n’auriez pas vu ma camisole ?
Vendredi, donc, je me suis lancée dans un truc improbable ; encore plus improbable que le classement des fiches cuisine du Elle depuis 1994, que le rangement des barrettes de Cyclamen par ordre décroissant (des plus « Hello Kitty » aux moins « Hello Kitty ») ou que le tri des courriers de relance envoyés au RSI (les plus connards de l’hexagone après la SNCF).

52