novembre, 2012

La fixette

C’est un fait acté, je ne porte quasi jamais de chemise blanche pour des raisons nerveuses expliquées dans cet article de 2010. Il aura fallu plusieurs décennies (deux en fait, j’ai 28 ans et demi) pour que je comprenne enfin que ce qui me gênait c’était la composition de tous les modèles que je possédais.
C’est à dire quand le col est moyennement souple de l’attitude et qu’il vient effleurer sans cesse mon menton, comme si le méchant génie du guili-guili me lançait un défi. YOU SEE ?

C’est avec bonheur que j’ai découvert l’autre jour, grâce à la chemise Pablo en soie, qu’on pouvait passer une journée entière sans adopter pour autant l’allure « coincée du cul » de R2-D2.
Car NON, messieurs les recruteurs ! Vous qui m’avez reçue, lors d’entretiens d’embauche, vêtue d’une chemise blanche presque amidonnée, JE NE SUIS PAS UN ROBOT ! Un gros coeur de femme sensible, belle, humaine, généreuse, bonnasse et brillante bat très fort dans ce petit corps en tailleur-pantalon que vous n’avez jamais voulu intégrer à votre société. Vous allez le regretter. On sait où tu habites.

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Tic Tac

Et bien, mais c’est un merveilleux week-end qui s’annonce là. Hormis l’annonce d’un temps couleur ardoise avec lequel on va devoir composer pour occuper un enfant réincarné en balle rebondissante, j’ai les sinus bouchés et la trachéite au taquet.
Si bien que, quasi aphone hier soir, j’ai demandé à Cyclamen de bien vouloir économiser mes cordes vocales en ne la ramenant pas trop.
Ca n’a pas loupé, j’ai eu droit à toutes les questions subsidiaires de la création à propos du règlement de Koh Lanta – c’est elle qui insiste pour regarder, vous vous doutez que je suis plutôt docu sur Arte (j’ai fait des études juridiques).

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Ines

Je ne suis pourtant pas midinette pour deux sous six francs – je croise souvent Axel Bauer dans mon quartier, c’est suffisant pour pulvériser mes croyances de jeunesse éternelle concernant mes idoles de l’adolescence – oui mais voilà, j’ai croisé Inès la semaine dernière.

C’était lors d’un brunch organisé par La Redoute, car l’été prochain l’incarnation parfaite de la parisienne propose une sélection mode et déco revisitée des collections du vépéciste. Durant deux heures, avachie dans un Chesterfield en velours grenat très Downton Abbey, je n’ai eu d’yeux que pour elle.

Oubliés le plateau de charcuterie et les viennoiseries qui trônaient devant moi (je suis pourtant du matin, tu sais), zappés les portants de fringues soigneusement choisies par la dame brune, éludés les propos des gens qui conversaient autour de moi. J’étais complètement hypnotisée, et c’était bien avant de savoir qu’Inès est l’idéal féminin de Nounours qui me l’a confessé ce soir-là (heureusement que je ne suis pas blonde à gros nibards, sinon je ne serais pas loin de me faire larguer)(ouf, je porte des triangles).

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