janvier, 2008

Petrossian, magenta, jaune…Le pantone du caviar au 144 (1ère partie)

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Mardi dernier, j’ai été invitée à dîner chez Petrossian, au restaurant « le 144″avec une poignée d’autres blogueurs.
(Normalement, un ange impressionné et envieux passe au sein du lectorat, à ce moment précis)

Alors, je pourrais choisir l’option habituelle de me la raconter genre oui, bon ça va, on va pas en faire tout un cinéma, c’est que du caviar bordel !
Sauf que non.
Je dois bien t’avouer que j’ai un peu écumé toutes les sauteries branchées de la Capitale, mais que là, j’ai vraiment été bluffée, éblouie, charmée…
Y’a pas à dire, la bouffe de riches, ça te crée illico une ambiance cosy que t’as l’impression de vivre un moment unique.
Ce qui fut le cas. A tous les niveaux.

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Le problème récurrent des cernes : Oenobiol, le doute a ses raisons…

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Tu le sais, j’ai des cernes.
On va pas passer la journée là-dessus.
Le truc de foutre les yeux dans les mini-lits, c’est de la foutaise, ça marche pas. Il y a eu escroquerie à un haut niveau !
Comme je te l’ai déjà annoncé ici même, parfois, je suis con, j’achète n’importe quoi.
Tu vois pas que dernièrement, de passage à la pharmacie pour renouveler mon stock de Manix, il a encore fallu que je dégaine CB et consorts.
Je me dis, tiens, t’as rien acheté depuis 2 jours, c’est étrange (j’entends hors dépenses courantes, restos, Chardonnay, magazines people, caviar, et autres indispensables).

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Quand la poésie envahit les souterrains de Paris…ou bien zyva, c’est de l’Art !

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Parfois, tous les jours, il arrive que je prenne le métro.
Je sais c’est dingue !
La semaine dernière, saisie par la beauté de l’oeuvre offerte à mes yeux tout juste décollés de la nuit mouvementée passée aux côtés de « l’homme de chez Casto » à faire des cabrioles, je restais pétrifiée, stupéfaite, abasourdie, défaite, repeinte.
Sciée.

Ainsi, mais qu’a bien donc voulu nous dire l’artiste en apposant, d’un mouvement nerveux du poignet (on le devine), un « teub » sur une réclame 50 x 70 pour Office Dépot ?

Naïve comme une toile du Nierdoi Sseaurou, je me suis précipitée sur la gouglisation de ce mot énigmatique, étranger de mon vocabulaire quotidien.
Mes amis pourront en témoigner. Mes discussions ne sont que poésies, alexandrins et autres octosyllabes.

Et tu vois pas que j’apprends ça :

teub, nom féminin. Verlan de bite.

Là, tout de suite, tu aurais envie de dire : « Te casse pas Violette, c’est un jeune voyou de la France d’en bas qui fait rien qu’à dégrader les jolies publicités ornant le métro Parisien, cherche pas plus loin, la jeunesse c’est plus ce que c’était…« 

Que nenni, je te répondrais (si tu me disais le texte en italiques ci-dessus).
Oui, j’ai eu envie de chercher pourquoi cet artiste avait choisi d’associer ce vocable bien précis à un classeur moutarde qui ne coûte que 1,59 €HT chez Office Dépot.
Oui, mon Colonel.
(N.D.A. : une petite galéjade, voire un infime clin d’oeil au Cluedo se sont glissés dans le texte. Sauras-tu les retrouver ? Sinon, demande l’aide de la Carte qui, elle, se trouve dans le sac à dos de Dora.
Mon Dieu, mais que d’énigmes aujourd’hui ! Oh la la !)

Bon, donc, j’ai trouvé. Eurêka j’ai fait à moi-même.

Oui parce que la seule explication possible, c’est la notion de « classeur à levier » qui a vraisemblablement inspirée ce néo-Modigliani !
Par définition, un levier permet de transformer un mouvement.
Archimède n’a-t-il pas dit : « Donnez-moi un appui et un levier et je soulèverai le monde » ?

Alors, tu vas arguer qu’avec une teub, t’auras du mal à soulever le monde. Certes.
Mais tu peux déjà payer un voyage gratuit vers les étoiles à ta copine, ce qui est déjà une sacrée performance.
N’est pas Archimède qui veut, aurais-je bien envie d’ajouter !

Une prochaine fois, nous étudierons l’Origine du monde, de Courbet, et nous tenterons de rester élégants.

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