janvier, 2008

Comment gagner de l’argent avec son blog – 2ème partie

 

 

Dans la première partie de « Comment gagner de l’argent« , on causait du talent.
Tu l’as sûrement noté, y’a pas que ça pour palper. Ce serait trop simple.
La vie du blogueur peu scrupuleux et vénal est peuplée d’embûches.

Effectivement, si tu en assez de recevoir des cadeaux que tu sais plus quoi en faire mais que tu peux pas décemment revendre sur ebay, parce qu’un cadeau reste un cadeau et qu’on ne fait ces choses-là quand on est bien élevé…
Si ta salle de bains ressemble à une succursale de Séphora, mais que ton compte à la Société Générale (hahaha) est aussi plat que l’encéphalogramme d’Eve Angeli
Si c’est bien joli de boire du champagne gratos tous les soirs dans les soirées sponsorisées par les annonceurs, mais que tu peux toujours pas t’offrir l’Iphone…

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Un dîner chez Petrossian

Précédemment, dans l’histoire du dîner chez Petrossian, on en était que j’avais plein de grains de caviar dans les dents et que j’étais snob.

Dans ce deuxième et dernier épisode (oui, les séries sont de plus en plus courtes, c’est pas grève des scénaristes pour rien), je vais te livrer divers petits secrets et anecdotes sur le caviar, délivrés ce soir de grâce par Monsieur Petrossian himself.

Tu vas encore opposer « oui mais Violette, t’es bien gentille, mais du caviar, tu vois pas qu’on en bouffe pas tous les jours quand même, donc ça nous intéresse moyen tes cours de cuisine et autres salamalecs ! »
Et si je fais pas ton éducation pour entrer dans le grand monde, qui le fera, hein ?
Bon.

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Ludéal : ludique et idéal

(Ne dis rien. Je sais. C’est une bombe…)

En décembre, on me propose avec une gentillesse déconcertante d’assister au show-case de Ludéal au Studio 28.
J’y dis (à la personne qui propose) merci grandement, sauf que késako « Ludéal » ?
Elle me répond que c’est un chanteur trop de la balle que même les Inrocks l’encensent.
Je dis que dans ce cas j’y cours, j’y vole.

Donc, je propose à mon ami TF de m’accompagner. Il dit qu’il sera un tout petit peu en retard, mais bon.

Moi, j’ai été grandement emballée par le concert et par le charme magnétique du garçon même qu’en vrai il ressemble à Jonathan Rhys-Meyer, qu’on a envie de prendre la place de Scarlett Johansson pour aller se rouler dans les champs de blé avec lui, même si, à la fin du film, il la bute.

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Restaurant Petrossian, le caviar au 144

Mardi dernier, j’ai été invitée à dîner chez Petrossian, au restaurant « le 144″avec une poignée d’autres blogueurs.
(Normalement, un ange impressionné et envieux passe au sein du lectorat, à ce moment précis)

Alors, je pourrais choisir l’option habituelle de me la raconter genre oui, bon ça va, on va pas en faire tout un cinéma, c’est que du caviar !
Sauf que non.
Je dois bien t’avouer que j’ai un peu écumé toutes les sauteries branchées de la Capitale, mais que là, j’ai vraiment été bluffée, éblouie, charmée…
Y’a pas à dire, la bouffe de riches, ça te crée illico une ambiance cosy que t’as l’impression de vivre un moment unique.
Ce qui fut le cas. A tous les niveaux.

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Trouver un anti-cernes efficace c’est compliqué

Tu le sais, j’ai des cernes.
On va pas passer la journée là-dessus.
Le truc de foutre les yeux dans les mini-lits, c’est de la foutaise, ça marche pas. Il y a eu escroquerie à un haut niveau !
Comme je te l’ai déjà annoncé ici même, parfois, je suis con, j’achète n’importe quoi.
Tu vois pas que dernièrement, de passage à la pharmacie pour renouveler mon stock de Manix, il a encore fallu que je dégaine CB et consorts. Il faut dire que je cherche un anti-cernes efficace depuis la nuit des temps !

Je me dis, tiens, t’as rien acheté depuis 2 jours, c’est étrange (j’entends hors dépenses courantes, restos, Chardonnay, magazines people, caviar, et autres indispensables).

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Quand la poésie envahit les souterrains de Paris

Parfois, tous les jours, il arrive que je prenne le métro.
Je sais c’est dingue !
La semaine dernière, saisie par la beauté de l’oeuvre offerte à mes yeux tout juste décollés de la nuit mouvementée passée aux côtés de « l’homme de chez Casto » à faire des cabrioles, je restais pétrifiée, stupéfaite, abasourdie, défaite, repeinte.
Sciée.

Ainsi, mais qu’a bien donc voulu nous dire l’artiste en apposant, d’un mouvement nerveux du poignet (on le devine), un « teub » sur une réclame 50 x 70 pour Office Dépot ?

Naïve comme une toile du Nierdoi Sseaurou, je me suis précipitée sur la gouglisation de ce mot énigmatique, étranger de mon vocabulaire quotidien.
Mes amis pourront en témoigner. Mes discussions ne sont que poésies, alexandrins et autres octosyllabes.

Et tu vois pas que j’apprends ça :

teub, nom féminin. Verlan de bite.

Là, tout de suite, tu aurais envie de dire : « Te casse pas Violette, c’est un jeune voyou de la France d’en bas qui fait rien qu’à dégrader les jolies publicités ornant le métro Parisien, cherche pas plus loin, la jeunesse c’est plus ce que c’était…« 

Que nenni, je te répondrais (si tu me disais le texte en italiques ci-dessus).
Oui, j’ai eu envie de chercher pourquoi cet artiste avait choisi d’associer ce vocable bien précis à un classeur moutarde qui ne coûte que 1,59 €HT chez Office Dépot.
Oui, mon Colonel.
(N.D.A. : une petite galéjade, voire un infime clin d’oeil au Cluedo se sont glissés dans le texte. Sauras-tu les retrouver ? Sinon, demande l’aide de la Carte qui, elle, se trouve dans le sac à dos de Dora.
Mon Dieu, mais que d’énigmes aujourd’hui ! Oh la la !)

Bon, donc, j’ai trouvé. Eurêka j’ai fait à moi-même.

Oui parce que la seule explication possible, c’est la notion de « classeur à levier » qui a vraisemblablement inspirée ce néo-Modigliani !
Par définition, un levier permet de transformer un mouvement.
Archimède n’a-t-il pas dit : « Donnez-moi un appui et un levier et je soulèverai le monde » ?

Alors, tu vas arguer qu’avec une teub, t’auras du mal à soulever le monde. Certes.
Mais tu peux déjà payer un voyage gratuit vers les étoiles à ta copine, ce qui est déjà une sacrée performance.
N’est pas Archimède qui veut, aurais-je bien envie d’ajouter !

Une prochaine fois, nous étudierons l’Origine du monde, de Courbet, et nous tenterons de rester élégants.

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