août, 2007

Un dîner comme chez l’Ambassadeur, avec du caviar et… c’est tout !

Je te cause du stress transcendantal de l’autre jour où que j’ai décidé de faire un dîner chez moi avec, notamment, quelques gens, comme qui dirait « qui en sont » et que je connaissais pas über intimement au point de commander du Jap’ à la dernière minute.

Non, parce que, pour te situer le niveau de maîtrise culinaire qui est le mien, quand je décide de faire une tarte aux pommes, une fois tous les 3 ans, j’appelle ma mère environ 12 fois pour le radio guidage qu’à la fin, elle met le répondeur tellement elle est gavée.
Ouais, tu vois la galère dans laquelle j’étais.
En même temps, c’est pas ma faute, je suis jamais chez moi et quand j’y suis et que j’y reste, y’a toujours la fin de purée de Cyclamen (qui d’ailleurs a tendance à plus baffrer que d’habitude celle-ci en ce moment, et que donc, il me reste quasi plus rien) qui m’invite au cooking glandage.

Bref, où que j’en étais ?

Oui, la veille, overstressée, j’appelle un ami et je lui dit que m’est avis qu’une sauterie informelle genre qu’on appelle « apéro dînatoire » chez les has been ce serait quand même plus funky et que de toute façon y’a pas le choix, je vais pas prendre un jour de CP pour cuisiner des trucs qui vont être ratés !
Il me dit que oui c’est parfait et je le rassure donc en disant que hahaha bien sûr que je vais pas faire du Picard, il m’a prise pour une tanche ou bien ?

Sauf que dans le lot des gens qui n’en sont y’avait quand même le mec qu’ a inventé la crème de soin avec le venin de serpent dedans et une autre avec des extraits d’huîtres, et qu’il parait que ça déjante, que lui, il est prophète dans son pays, que la Gwyneth l’appelle perso pour lui commander son pot de crème, tu vois le style qu’il faut pas décevoir, surtout que moi, vénale, j’espérais bien qu’il me file un peu de son machin au python, histoire de, quoi !

(Là, au moment où je te parle, j’avais envie de te faire une vanne sur genre je vais pas y cuisiner de la Marennes-Oléron -rapport au sérum à l’huître- puis je me dis que non, en fait, puis (bis) je me rends compte que finalement, c’est comme si je l’avait faite, la vanne. Hein ?)

J’ai dit aux grands maux les grands remèdes, on va faire péter le caviar, on finit avec des Ferrero, et hop, c’est-y-pas conceptuel ce dîner qu’en est pas vraiment un ?
Alors bon, là, t’as les emmerdes qui commencent coz’ que Quid du caviar ?
Putain, mais c’est jamais fini les problèmes, que j’ai pensé (toujours dans ma tête malade) ?
J’ai fait des recherches au bureau sur le sujet, pendant un moment de détente, et donc c’est terrible en fait, car les esturgeons de la mer Caspienne y sont menacés, figure toi, et que donc le Beluga, lui, il est carrément en voie d’extinction, donc il douille grave, puis il se murmure qu’il est limite has been ce con !
Tu vois pas l’impair que j’ai failli réaliser !

Non, le truc, en ce moment, c’est le caviar Royal d’Aquitaine. Ouais, vive la France quoi !
En même temps, il est trop pas cher pour être honnête, lui – 177 € les 100 gr – doit y’avoir du vice caché, que j’ai pensé.
Bon, donc j’étais over dans l’impasse mais je vais pas te faire une thèse, j’ai finalement osé le new one !

Ben j’ai envie de te dire que t’as même pas idée comment le mec au venin de serpent il était scié ! Que le coup des Ferrero, ça l’a achevé ! Que je suis dans son carnet d’adresse à côté de Gwyneth. Que je vais plus jamais sortir sans mon boa, comme Régine (enfin, non, pas comme Régine, faut pas déconner).

ps1 : Si tu veux, tu peux me faire un virement pour que je finisse le mois sans mendier dans le métro.
ps2 : J’ai essayé de faire un masque régénérant avec le reste du caviar, ça fait rien !
ps3 : La marque du mec qui fait les crèmes avec des trucs bizarres dedans, c’est Foundcosmetics. Je dis ça, je dis rien, c’est juste pour pas qu’il oublie de m’en envoyer une caisse.

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Cubi or not cubi ?

Sus au charme suranné de la Villageoise d’antan, désormais,
la cubi attitude tu vas adopter.
Oui parce que, tu vois pas qu’on va dire maintenant des trucs du style « pourrais-tu me servir un verre de ce délicieux rosé, tu sais, le distributeur de cépages est juste derrière toi ! »
N’importe quoi, toi !
La vérité, le cubi est en passe de devenir un basique, un indémodable, genre si tu veux imager l’idée conceptuelle, c’est comme ta première paire de Converse ou ta dernière pute Russe à Saint Trop’ cet été ; l’intemporalité cartonnée je te dis que ça (et en même temps je dis rien, t’as noté).

Donc, y’en a marre, le cubi, c’est juste l’über accessoire à avoir en vacances, au bureau, chez toi ou même chez ton amant, juste regarde comment je te démontre que c’est la hypitude absolue !

First, tu prononces pas Cubi, mais tu anglicises grave le word. Phonétiquement, ça donne un Keubi.
Donc, des cubis, t’as différentes sortes :

– T’as le cubi timide, celui qui reste dans le frigo coz’ que genre t’as trop la honte de le sortir devant tes amis, sauf que tu vas passer la soirée le nez dans le congélo, tellement tes amis vont picoler. Donc le cubi timide, juste tu oublies. Ca va juste prouver à tes potos que t’assumes gravement pas ton statut d’early adopter sur ce coup-là.

-T’as le cubi exubérant. Tu over gères complet la soirée cubi, tu le positionnes sur la table et hop tu sers direct à la fontaine les verres de rosé (ouais ça marche pas pour le rouge ou le blanc, pardon, là, c’est carrément pas la classe).
Le cubi trône, il est la Guest Star de la soirée, trop la classe j’ai envie de te dire !
D’ailleurs le cubi timide du début de soirée devient rapidement un cubi exubérant au fur et à mesure où tu enquilles les verres.

– T’as aussi le cubi customisé. Là c’est quand tu es un peu fou dans ta tête, et que pour une soirée de gala, par exemple, tu souhaites que ton cubi soit paré avec élégance coz’ qu’Ivana est là et faudrait voir à être total raccord avec sa « gavéedeblé » attitude.
Donc tu peux lui coller quelques strass de chez Swarovski, ou bien si t’es over CSP aisé, carrément tu peux lui faire porter un diadème en diamants et rubis que t’auras shoppé chez Van Cleef (par exemple hein, je suis pas bégueule si ça reste aux alentours de la Rue de la Paix).

J’aime mieux te dire que tes convives vont être sciés devant la conceptualité extrême du distributeur en carton !

Après, tu vas me dire, quid du cubi usagé ?
Mais attends, t’es trop con ou bien ? C’est là qu’est la hipness !

Déjà, usagé ou non, tu peux désormais te la péter au niveau du vocable.
Le cubi (tu prononces bien « Keubi » hein ?) devient l’adjectif de la rentrée (un peu comme le topy que je t’ai enseigné il y a quelques mois).
Des exemples ?
Tu le sors pour tout, c’est bien simple : « trop cubi ton sac » (= oversize, pratique), « cubi le mec » (= canon, je me le taperais bien), « c’est encore cubi les Repetto ? » (= hype), bref, tu vois pas comment tu vas trop faire ta fière devant tes copines, sans déconner !

Outre l’art de la conversation de salon, je te donne quand même les idées de recyclage du cubi qui, à mon sens, sont les plus über :

Out le Kelly, vive le Cubi.

Voilà, tu l’as ton it bag de la rentrée. Et t’es sacrément raccord coz’ qu’avec la déco « grappes de raisins » qu’ils te collent all over the carton, t’es pile dans la thématique de la rentrée et hop, à toi les Vendanges de l’avenue Montaigne avec ton it Cubi en bandoulière !

Exit Caudalie, vive le soin home made by Cubi

Comment ça marche donc ? Je te narre de ce pas la mixture.

Quand tu t’aperçois que ton cubi est nearly en fin de vie, 1) tu laisses un fond de rosé, 2) tu ajoutes ta crème de soin que t’as payé supaire cher juste pour le packaging mais que la vérité, les composantes sont les mêmes que chez L’Oréal – t’as les boules, je sais -, 3) tu secoues le cubi pour homogénéiser l’ensemble, 4) C’est tout, tu te sers de ton nouveau soin comme un flacon pompe (rapport au distributeur intégré dès le départ) et là, chez Caudalie, il peuvent déposer le bilan direct.

Je te demanderais juste du respect, car si tu regardes le ciel le soir, là où qu’y’a plein d’astres, ben juste dis-toi que chaque étoile qui scintille c’est un cubi qui est en train de s’éteindre quelque part…

Ouais ! Je sais, t’es limite en train de brailler tellement c’est beau…

N.D.A.
: Pour les personnes malveillantes qui penseraient que ce billet a été écrit sous l’emprise de l’alcool, je répondrais que oui, certes, mais je ne vois pas le rapport.

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Le week end pourri de la femme de Raymond Barre

PS que je mets au début et pas à la fin du billet si je veux : Scuze pour la qualité pixelienne du visuel, mais, la vache, y’a pénurie de photos d’Eve sur la toile, la vérité ?

Dans la vie, y’a pas que des ouikènes sympas, t’as noté.

Par exemple, je sais pas, t’as un déjeuner de famille prévu Dimanche que tu sais que ça va s’éterniser jusqu’à17h ou bien tu dois retourner au taf coz’ que t’as urgence, ou encore tu vas même pas boire, tous ces trucs là, ben c’est triste.

Ben Eve, elle, t’imagines pas comment ce ouikène, il est trop pas sympa pour elle ? J’ai envie de te dire qu’elle s’en tamponne que le soleil revient qu’il a dit Sébastien Folin (Perso, je pense plutôt qu’il est mort le soleil, Nicoletta n’est pas si naze, dans le fond).

Oui, Raymond, il est décédé, donc elle est chagrinée.

Eve, ça fait longtemps qu’elle me fascine, je dois t’avouer.
J’ai toujours pensé qu’elle devait avoir un lien de parenté avec Barbara Cartland (la vieille qui s’habillait en rose, la « it couleur de l’hiver » comme me le serine Géraldine depuis des jours et peut être aussi qu’elle marchait dans la mer, mais je vais pas faire une thèse, sinon y’en a pour une année lumière et j’ai un train à prendre), qui était la grand-mère par alliance de Lady Di (pas Géraldine hein, sois pas con, Barbara, je veux dire).

Bon, là où je veux en venir, je ne sais pas encore, tu as deviné que cette note n’est pas très claire, mais pardon, je te trouve bien ingrat, tu as vu l’heure déjà ? Tu crois peut être que je n’ai pas mal à la tête coz’ que j’ai un peu bu hier soir ?

Alors Raymond est décédé, okay, c’est triste.

Perso, moi l’Economie j’ai jamais été balaize, mais c’est pas de ma faute, j’avais un prof merdique à la fac qui se tapait les étudiantes de 1ère année, je pouvais pas cautionner un tel comportement. D’ailleurs, j’ai jamais couché avec lui pour avoir la moyenne, j’ai quand même quelques principes et de toutes façons, comme je te l’ai déjà expliqué, il ne faut jamais baiser le premier soir.

C’est pas que c’était un mauvais garçon, Raymond, sinon, c’est juste qu’il a quand même déjanté, en début d’année, ce con, rapport à son pétage de plombs antisémite sur France Culture, tu vois.

Après, je sais pas s’il couchait, en plus, avec ses chefs de cab’ pour qu’elles aient la moyenne, tu vois pas comment on va pas dire n’importe quoi sous prétexte qu’il a dit des trucs pas beaux ?

Bon, Eve, je te fais des gros bisous, mais dis-toi que tu n’es pas seule ce week-end, moi je dois prendre un Corail avec des dégénérés consanguins dans 2 heures et de façon plus générale, le prix de la baguette va augmenter à la rentrée, donc chacun sa croix ma grande !

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