ETUDES SOCIOLOGIQUES

Thursday wear

Comme je dis toujours, si tu n’as pas envie de faire d’efforts, ce ne sont pas les efforts qui te donneront envie d’en faire, et c’est ainsi que le jour de la Toussaint j’ai adopté le minimum syndical en matière d’outfit et de tous les artifices qui vont avec.
C’est très bizarre, vous savez, mais à chaque fois que j’oublie de passer une seule dent de peigne dans ma chevelure anarchiste, tout le monde me dit « Tu es drôlement bien coiffée aujourd’hui » (si ça se trouve les gens me prennent pour le sosie officiel de Kurt Cobain).
Devrais-je en déduire que toutes ces années de brushing n’auraient servi qu’à muscler mon bras droit ?
Dois-je leur avouer que ce qu’ils prennent pour un parfait wavy n’est que le fruit d’un shampoing/brushing de la veille, et que la nuit est passée par là pour anéantir tous mes efforts de raideur absolue dans un ballet matinal de boucles aléatoires ?

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Youpi matin

Le petit-déjeuner a toujours été mon repas préféré. Autant dans le fond que dans la forme (j’y ai beaucoup réfléchi).
J’aime surtout ce moment quand je suis seule, la tête encore marquée des traces du dernier dodo, ou à l’inverse j’aime les grandes tablées matinales entre copains, en vacances, quand la table est tellement chargée de bols, confitures, pains et autres goodies matinaux qu’on va mettre 15 ans à tout débarrasser. J’aurais bien évidemment un truc hyper urgent à faire à ce moment-là…

Grande gourmande devant l’éternel, je sais pourtant que ce n’est pas la finesse des mets qui composent ce repas qui me met en transe (je kiffe l’instant même avec un café tiède et une biscotte sans sel). Non, je crois que ça vient de l’enfance, de l’odeur de la Ricorée dans la cuisine de ma grand-mère, du goût si particulier des toasts qu’elle faisait griller sur une sorte de mini-grille ronde sortie tout droit des années 50, à mi-chemin entre le doré à souhait et le presque brûlé.
C’est aussi à cette époque qu’elle me servait ma purée avec un petit volcan, où elle mettait amoureusement la moitié d’une plaquette de beurre dedans – on comprend d’où vient mon cholestérol, ne cherche pas.

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Quand la ville dort

Comme je dis toujours « Si les choses n’avaient pas de fin, elles n’auraient pas non plus de début » et donc voilà, il a bien fallu rentrer à Paris. J’ai donc débarqué dans une capitale déserte avec le plein de désillusions habituelles. Ce n’est pas tant le fait de quitter la serviette de plage qui me désespère, mais plutôt le concept de « Paris au mois d’août ». Celui-là même où il te faut quadriller tout l’arrondissement pour trouver une tradition pas trop cuite qui se respecte un minimum ou te ravitailler en Marlboro (FUMER C’EST TRES VILAIN).

Voilà, je ne suis pas de ceux qui accueillent la vacuité aoûtienne avec délectation ; quand la ville dort je me sens engourdie. J’ai toujours eu du mal à comprendre ceux qui disent que c’est trop cool Paris au mois d’août parce que y’a personne et qu’on peut y faire plein de trucs (ah bon quoi ?!). Si l’on n’aime pas se laisser emporter par la foule, je ne vois pas trop comment survivre dans la capitale, mais bref. Bref.

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