CYCLAMEN’S SHOW

La flemme

La vie est mal faite. Quand l’enfant a 3 ou 4 ans, votre donneriez un bras pour qu’il vous laisse dormir jusqu’à 7:30 le dimanche matin – Oh chéri, miracle, il est 7:00 et elle dort encore ! Viens, dansons la carmagnole du repos du guerrier ! -. 
Dix ans plus tard, vous êtes obligé de les appeler vingt fois pour qu’ils émergent difficilement avant 13:00. Il paraît que c’est plus ou moins hormonal. Je ferais plutôt tapis sur la flemme, gimmick favori de la descendance depuis 2 ou 3 ans.

Ah, la flemme ! Celle qui vous cloue au canapé, qui vous empêche littéralement de vider le lave-vaisselle (ça va, je l’ai déjà fait le mois dernier !), d’étendre le linge qui stagne dans la machine depuis 24h, de ramasser l’agglomérat de groles qui squatte l’entrée. Celle qui vous oblige à laisser vos cotons dégueulasses après le passage du démaquillant, sur le rebord du lavabo, qui vous force à enfiler deux chaussettes différentes parce que c’est quand même super chaud de chercher l’orpheline au fond d’un tiroir.

37

Le stage

Début janvier, la descendance a fait son stage de 4ème (dans son collège ils font un stage d’observation en entreprise en 4ème ET en 3ème, ne me demandez pas pourquoi)(comment ça j’ai pas demandé non plus ?). Elle l’a fait à Paris, chez Skyrock, et autant vous dire que niveau points de popularité et effet wahou dans son entourage, elle a tout explosé.

Han tu vas voir Jul / Han tu vas parler dans la radio / Han tu vas déjeuner avec Orelsan / Han mais t’as couché avec qui ? (c’est pas moi c’est ma mère)(<=on peut encore déconner ou bien ?)

32

La fièvre (nippone) du samedi soir

L’an dernier, à peu près à la même époque, j’avais écrit un article que je chéris tout particulièrement : Une mèche de cheveux. Alors qu’il n’y a pas pire critique que moi envers tout ce qui est posté ici, j’avais même choisi de l’insérer dans mon guide sur l’adolescence. C’est dire…

Si je vous en parle c’est parce qu’on vient tout juste de passer un week-end quasi identique, à Paris. Mes sentiments contradictoires à l’égard de la capitale s’évanouissent toujours à l’approche de Noël, dès que les décorations apparaissent et que la foule se presse dans les grands magasins. En décembre, il y a dans cette ville une sorte d’électricité dans l’air terriblement excitante. Ce qui permet de mettre la campanule entre parenthèses pour profiter des lumières de la ville avec la descendance. Youpi.

Vu le froid polaire le week-end dernier, on avait envisagé un truc plutôt glandouille à base de pyjama jusqu’à plus soif, films à la con et repas anarchiques sur la table basse avec les miettes partout on s’en fout. Sans me vanter, on a respecté ces résolutions – pas faciles – dans les grandes lignes.
Et puis, comme la descendance est une fine bouche et que son repas préféré au monde ce sont les brochettes boeuf/fromage du japonais (Tremble Mercotte !) j’ai dit « En avant la gastronomie », j’ai cassé le PEL et on a quitté nos pyjamas pour nous plonger dans les plaisirs nippons.

25