novembre, 2007

"Certains sentent la pluie à l’avance, d’autres se contentent d’être mouillés". Henry Miller

J’ai noté que, sur certains blogs, y’a des gens qui te parlent de la météo.
Il est vrai que lorsqu’on écrit tous les jours, l’inspiration vient parfois à manquer.
Dans ces cas de disette épistolaire, moi j’avance qu’il vaut toujours mieux un « couille » bien placé qu’un anticyclone soporifique.

Et vas-y que ça te conte que « Pff, ce matin, il pleuvait quand je suis partie et que mes low boots étaient ruinées« , qui d’un « Y’en a marre de ce froid, je suis frigorifiée malgré ma doudoune Moncler« , ou bien encore « Ça me déprime ce temps, vivement l’été…« .

Oui, on est d’accord, on s’en branle un peu.
Ça, on peut vraiment dire que c’est du billet de merde.
Tu vois pas que bientôt certains vont te filer du scoop comme quoi la guerre, c’est pas beau. On est pas rendus, moi je dis. Non, on est pas.
Bon.
Donc.

Par exemple, aux infos, y’a une dame qui gueule comme quoi ses enfants sont obligés de se lever à 6h pour aller bosser, à cause des grèves ! Mais attends, y ont qu’à bosser dans la Pub, ils commenceront à 10h30, comme tout le monde, bordel !
Est-ce que moi je passe mon temps à me plaindre ? Non ? Et crois-moi je pourrais t’en écrire des pavés. Quand tu penses que j’ai acheté deux sacs la semaine dernière qui coûtent un SMIC chacun, et que je peux plus les blairer, je te dis que je reste digne, même dans le malheur.

Toute cette envolée lyrique pour te dire que j’ai décidé que tous les jeudis (enfin aujourd’hui, seulement), je parlerai de choses dont tout le monde se tape.
Tu vas arguer, timidement, que c’est justement là ma ligne éditoriale.
Tu n’as pas tort. Mais aujourd’hui, ça va être pire, on va parler du temps, en général.
Et de la pluie, en particulier.
Pourquoi ?
Ne dit-on pas « chiant comme la pluie » ?
Bon.

Par contre, je t’avise de ce pas, j’ai choisi l’angle floral pour te causer de comment y’a des plantes qui sont bien plus malignes que l’humain. Même si elles n’ont pas de blog.
Parce que, si on veut bien être honnête 5 minutes, les ondées, ça gonfle quand même. Voire si on se protège avec un parapluie, y’a bien une raison, non ?
Et ben, il existe une plante qui se prénomme la Digitale qui a tout compris. Rapport que elle, la pluie, elle aime bien et que crois-moi qu’elle va faire tout son possible pour l’optimiser.

Exposé :

En effet, cette petite effrontée de Digitale a conçu ses feuilles exprès pour piquer le maximum de pluie et la diriger vers ses seules racines !
T’es scié, non ?

Enfin une qui, si elle avait un blog, nous ferait pas chier avec la pluie, rapport que c’est son kif. Bon après, je te promets pas qu’elle se prendrait pas en photo la tête coupée pour faire admirer sa robe Maje, je ne suis pas Elisabeth Teissier. Même si je t’ai pondu un horoscope que t’en reviens pas encore.

Que faut-il retenir de tout ça, finalement :

– Qu’on est jeudi.
– Que Johnny est en couv’ de Voici et qu’il énonce « Oui, je manipule la presse people, et alors ? »
– Que la Digitale ne sait pas quelle plateforme choisir pour ouvrir un blog.
– Et qu’elle est bien emmerdée, du coup.
– Qu’alexiane a un aphte.
– Que je n’aime plus du tout ma jupe-culotte.
– Que Sébastien Folin était bien meilleur dans Vidéo-Gag.
– Que Jacques Chirac est mis en examen, mais pas David Douillet. Bizarre ?!

P.S. : Les gens qui bossent dans le floral, c’est pas la peine de m’inonder de mails. J’ai pas la main verte. Merci, tu es gentil.

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Le WCSCOPE – un concours, comme son nom l’indique

Crois-moi que quand tu wikipèdes WC et autres toilettes, t’as bien des surprises. La stupéfaction te gagne au fil de ta lecture. Y’a matière à thèse. On sent bien que y’a malaise et embarras suivant les contrées, pour évoquer l’endroit où tu vas en général faire pipi ou caca.

Oui, bon ça va, t’es plus au CE2, hein ? Je vois bien que t’es en train de rire bêtement.

Wikipédia, il y va fort, le mec. Moi, j’aurais jamais osé écrire un truc pareil, mais je te transmets la belle parole, toujours dans un but éducatif.
On n’est pas sur Internet pour rigoler. Ca se saurait. On sait rien.

« Les toilettes désignent les « lieux d’aisance » conçus pour permettre aux personnes de se soulager de leurs déjections corporelles telles que l’urine, la matière fécale et le vomi. »

Bon.

1) Le concept du WCSCOPE.

C’est très simple.

Je te demande de m’envoyer par courrier électronique une photo de tes toilettes/WC.

Attention, j’ai pas dit TOI sur les cabinets, hein ? Tu te pousses au moment où le petit oiseau va sortir.

Ce qui m’intéresse ce sont tes WC. Oui, c’est tout.

C’est pas compliqué. Je sais, ça te laisse sans voix.

2) Les règles du WCSCOPE.

T’as 10 jours. Donc, jusqu’au 30 novembre à 00:00.

Y’aura 3 gagnants.

On peut tricher, comme d’habitude.

Sur quels critères on va juger pour déterminer les gagnants ?

On sait pas encore, on y réfléchit.

3) Les cadeaux pour les 3 gens qui vont remporter haut la main le WCSCOPE.

Cette fois, tu vas voir, j’ai eu envie que tu sentes tout bon quand tu sors de ta salle de bains. Donc, Séphora a été très mignon.
Après, si t’es pas content, t’auras qu’à refiler le truc à ta belle-soeur pour Noël. Oui, ça te fera un cadeau en moins à t’enquiller. La vie est merveilleuse.

Donc, le 1er, il gagne une boîte gourmande Chocolat (ça se bouffe pas, je préviens).

Après, le 2ème, il aura un coffret Fever Bain Chocolat Praline

Pis, toi le 3ème, tu emporteras un Coffret Fever Bain Crème Brûlée

Mon Dieu, ce concours n’est-il pas tout simplement charmant ?

 

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L’hôtesse de l’air s’habille dans le Sentier. Championne du Monde !

L’hôtesse de l’air aime la superposition.

Non contente de découvrir de nouvelles marques, elle se permet toutes les audaces et associe les pièces de façon surprenante.

Petit exposé de ses dernières associations garderobesques…

1) L’aventure « Marilyn et John »

La semaine dernière, je me rends toute bottée dans ses appartements pour une soirée Nordique.

Quand l’hôtesse de l’air ouvre la porte, mon sang se glace et j’avance :

« Excusez-moi Mademoiselle, j’ai du me tromper d’étage. C’est un tournage pour l’adaptation cinéma de la Petite maison dans la prairie ? Ou bien ? »

L’air narquois, elle rétorque : « Attends, ma robe c’est une « Marilyn et John« . Regarde, elle tourbillonne quand je danse, n’est-ce pas tout simplement charmant ? »

J’ai alors demandé qui jouait le rôle de Nelly Olson, cette petite pute aux anglaises blondes dotée d’une mère acariâtre.

Elle n’a pas compris.
Walnut Grove, ça lui causait pas trop.

Finalement, j’ai ri de bon coeur, m’apercevant de ma méprise et découvrant mon hôtesse de l’air vêtue d’une robe improbable, chamarrée à outrance, la taille soulignée par une rangée de rectangles en plastique noir évoquant de très loin des pierreries précieuses. Que la begum Aga Khan en aurait été bouleversée.

Sous cette robe merveilleuse, elle avait réussi à glisser un chemiser à col lavallière crème, transparent, sous lequel on pouvait apercevoir subtilement les agrafes de son soutien-gorge blanc, de dos.

« On voit ton soutif« , j’ai persiflé.

« Je sais » qu’elle a répondu, « c’est pour trashisher un tantinet ma tenue et lui donner un genre porno amateur »

« Bien joué« , j’ai pensé.

Le déguisement était complété par un petit chignon bien serré et des lunettes d’institutrice gréviste.

« C’est que j’ai plus de lentilles !« , s’est justifiée Laura Ingalls.

Mon conseil :

On ne donne jamais la marque de son vêtement, sauf demande faite sous seing privé de la part de son interlocuteur. C’est extrêmement vulgaire, voire nouveau riche.

Annoncer tout de go « C’est une Marilyn et John« , on est d’accord, c’est pire que de claironner qu’on porte du »Pimkie vintage« .

On ne namedroppe de la marque si et seulement si cette dernière a pignon sur avenue Montaigne.

Sinon, on la boucle.

2) L’aventure « je reviens de la vente presse Sandro »

Jeudi dernier, tu le sais, y’a eu une soirée wi filles. Un des rares concepts de soirée où t’arrives bourrée et où tu repars sobre, rapport que y’a du champagne pendant une heure, point barre.

Alors, à moins d’enquiller cul sec coupe sur coupe, y’avait pas moyen.

On le saura pour la prochaine fois. Ou pas.

Bon.

Donc.

Le matin, l’hôtesse de l’air avait enfourché sa bicyclette pour se rendre à sa première vente presse. Un grand moment dans la vie d’une provinciale récemment débarquée « à la Capitale ».

Elle me dit je ne t’aime plus, elle m’a dit ça hier.

J’ai répondu que me chanter du Cali, au téléphone, une journée de grèves, ce n’est vraiment pas sérieux.

Majestueuse, elle avance alors qu’elle a trouvé 4 pièces chez Sandro et que le soir, juste pour moi, elle en portera 3, je vais voir ce que je vais voir !J’ai vu !

Je dois t’avouer que y’en avait que deux, des pièces, mais ça m’a largement suffi pour noter de nouveau que l’hôtesse de l’air a de sérieux problèmes de superposition !

Sur une robe noire qui ne ressemblait à rien, elle avait enfilé un gilet gris sans manches avec un noeud-noeud noir qui ceinturait sa taille de façon énigmatique.

C’est quoi l’intérêt de porter une robe si on pense que c’est une jupe ?

Où était donc passée la troisième pièce ?

Quid de la problématique d’une soirée sans alcool, où la fête n’en devient pas plus folle pour autant ?

Mon conseil :

Quand on se rend dans une soirée de blogueuses sponsorisées par Maje et Sandro, on évite de porter 45 pièces des marques suscitées, sous peine de se voir reprocher un manque de personnalité qui n’a d’égal que le port de low boots.

C’est pathétique et ridicule. Oui, ça l’est !

La prochaine fois, je te causerai du gimmick de l’hôtesse de l’air qui conclue inlassablement ses conversations téléphoniques par un « Bon, je te tiens au courant !« .

« De quoi ? » tu demandes.

« Ben je sais pas trop en fait, de rien, je suppose… » qu’elle te répond, l’air un peu con.

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