novembre, 2007

L’orgueil n’a pour se montrer d’autre miroir que l’orgueil

 

Dans le Paris Obs (Ile de France, pardon, on s’excuse) du 29 novembre, y’a un dossier de 7 pages sur les blogueuses Parisiennes.

Bon, je t’avoue que j’ai pas scanné tout le dossier, comme t’as pu aisément t’en rendre compte.
Ceci pour plusieurs raisons :

1. Déjà, c’est pas moi qu’a scanné (c’est fait exprès le mauvais français, pas le peine de crier au scandale littéraire), j’ai pas envie de perdre un ami, tu vois le genre.

2. Sinon, tu serais en bas de page à la fin de ta non-lecture (vu qu’on peut pas lire)

3. Donc, je t’ai illustré le tintouin avec la page qui parle le plus de moi, puisque c’est ce qui t’intéresse si tu es en train de lire ces mots.
Ou alors, y’a l’option que tu peux pas me blairer et que tu viens me lire quand même pour critiquer après avec tes copines. Ne nous voilons pas la face. Ne crions pas au scandale. Tout le monde le fait. Sinon, on est ringarde. Ou pure. Ce qui revient au même.

Bref.
Donc.
Si tu veux vraiment lire les quelques lignes qui me sont consacrées, tu cliques sur l’image qui deviendra énorme, comme par magie, que t’auras l’impression de tenir une loupe, comme celle vendue en tête de gondole dans ta pharmacie.

Si tu veux lire le dossier dans son intégralité, tu vas ici. Je te conseille. Le dossier est vraiment sympa. Même si c’est pas la révolution.

Je finis en disant qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on écrit, ni tout ce qu’on lit. Et réciproquement.


P.S.
: Je sais bien que tu vas gueuler que je suis pas en photo. Je te réponds donc que, tu vois, on est encore loin de la célébrité.

Une prochaine fois, si tu es mignon, je te montrerais une vidéo d’un passage TV où je porte des guêtres roses, enfilées sur un jean neige.

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Le jour où l’on m’a offert 1/6ème du collier de Rahan

Aujourd’hui, parlons joaillerie.

Pour en finir avec cette histoire de collier de Rahan que ça devient obsessionnel, faisons le point, ensemble, sur le pourquoi du comment de cette affaire qui, soyons modeste, une fois n’est pas coutume, renvoie les ferrets de la Reine à une insignifiante anecdote de l’Histoire de France.

Attends, je reprends mon souffle.

Un jour d’octobre, dès potron-minet, je décide en me levant de vouloir absolument un collier avec une dent qui pendouille, peu importe la composition pourvu que ce soit du requin. Blanc.

Sournoisement, tu vas arguer que Punky, ça fait un moment qu’elle en a une grosse, elle ! Dent de Rahan, j’entends.

Je le sais bien, va ! Je l’ai même touchée. La dent. Pas Punky.

Face à mon désespoir, Sonia vole à mon secours et me dit :

« Violette, ne fais pas l’enfant, essuie tes larmes, j’ai à ta disposition une dent de Rahan qui appartenait à une reine d’Egypte.
Ah non, pardon, je confonds. C’est un mannequin Suédois de 46,310 kgs qui l’a oubliée par mégarde à la fin d’un défilé. Ne m’en veux pas pour la confusion, on y perd son Grec ancien à trop s’enivrer de peoplade. L’accepterais-tu, néanmoins, en gage de notre amour éternel, bla bla ?
 »

Quelque peu déçue par l’origine douteuse du dit présent je réponds que « ouais, okay, balance ! » (élégance verbale, quand tu nous tiens…)

 

La problématique :

On est bien d’accord que ma dent de Rahan et moi, ça a tout de suite collé.

Sauf que faudra qu’on m’explique un jour pourquoi ce parallélisme avec le fils des âges farouches rapport que son collier est garni de 6 dents de requins et que moi, j’en ai qu’une. Dent.

Pour illustrer le pourquoi du comment de cette grande interrogation tu trouveras ci-dessus le collier de moi (à gauche) et le collier de Rahan (à droite, donc. Bravo, tu progresses).
Ha, non, pardon, la mise en page a jumpé, bref, tu trouveras bien tout seul.

Lequel est le plus beau ? On ne saurait dire, finalement.

Faudra-t-il, au fil des ans, que l’on m’offre 5 dents supplémentaires pour que mon bonheur soit total ?

Ne vais-je pas me lasser d’ici là ? (cf. l’affaire de la jupe-culotte bannie.)

Pour finir, Rahan ne serait-il pas le fils caché d’Amanda Lear ? Avouons que la ressemblance est troublante…

De là à imaginer une procédure à la Yves Montand/Aurore Drossard, il n’y a qu’un pas.

Que je ne franchirai pas.

Je suis chaussée de low boots aujourd’hui…

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Des présents et du champagne : la blogueuse est une pute ?

Qu’y a-t-il de pire qu’un mauvais champagne ?

Un mauvais amant, tu vas me répondre, bon élève que tu es.

Je ne suis même pas sûre, pour tout t’avouer.

Le mauvais coup ne te file pas de brûlure d’estomac, si ?

Dernièrement, je suis rentrée assez tôt d’une soirée.

Oui.
En taxi.

Tu sais que dorénavant, les agences de buzz marketing ne te filent plus de cadeaux quand tu te barres des events ? De qui se moque-t-on ? Même pas un shampoing. Rien.

Tu vas me demander. Oui, mais bon, Violette, qu’est-ce donc que tu foutais dans une soirée de blogueurs, tendance geeks ?

Je t’avoue, je ne le sais pas moi-même. J’ai perdu tout sens commun.

Oui, j’ai perdu tout sens.

Oui, j’ai perdu tout.

Oui, j’ai perdu.

Oui, j’ai.

Oui,

(Allez, on repart dans l’autre sens)

Oui,

Oui, j’ai.

Oui, j’ai perdu.

Oui, j’ai perdu tout.

Oui, j’ai perdu tout sens.

N’est-ce pas tout mignon cette petite composition optique que je viens d’esquisser sans même m’en rendre compte ?

Il aurait sûrement été préférable d’enlever le (Allez, on repart dans l’autre sens), mais bon.
Je débute. Il te faudra être indulgent.

Allez, on galèje, on galèje et on en oublie le sujet principal du jour avec tes conneries !
Je te confiais donc que je suis montée dans un taxi, assez taciturne de religion (je, pas le taxi), rapport aux brûlures d’estomac naissantes.

Le Monsieur il demande si je sors du bureau, des fois ? Je dis que y’a pas marqué « esclave », il est 22 h, soyons sérieux deux minutes.

Combien de fois dans ton existence va falloir réciter à quelqu’un qui s’en tape et que tu reverras jamais, ce que tu professionnes et que, de surcroît, il va pas comprendre ?

Le taxi aime le lieu commun. Oui, je viens de faire un pléonasme sans m’en apercevoir. Je m’époustoufle.

« Ah, vous travaillez dans le 9ème. Vous êtes dans les Assurances, donc ! »

« Les fonctionnaires sont des feignants »

« Oh, une deux-chevaux. On n’en vois plus trop souvent » (sans retouche !)

« Finalement, j’ai bien fait de passer par là« .

« Tu couches ? » Bon, ça va, c’était juste pour voir si tu t’étais pas endormi.

Le débat :

Non content de vouloir se faire du fric avec son blog, le blogueur aime aussi picoler. Et recevoir des cadeaux.

Tu vas me dire, outré : « Ha bon ? Et le plaisir d’écrire, les jolies rencontres, l’amour du lectorat, tout ça, t’en fais quoi ? »

Oui, bon, ça aussi, ça compte.
Enfin je vais pas non plus te faire la sérénade sous ton balcon en te déclamant « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous », ça serait pas crédible.

Enfin le jour où tu me feras un virement bancaire conséquent et où tu m’enverras via Fedex une caisse de Ruinart, tu pourras gueuler, pas avant.

Alors, certes, y’en a encore sûrement deux ou trois qui sont pas pourris jusqu’à l’os, mais enfin, demander qu’on serve un champagne correct + en quantité suffisante, c’est déjà le minimum syndical.

Comment tu veux qu’on fasse de la pub pour un truc si t’as pas de contrepartie en nature et/ou financière.

Je te dis que plein de valeurs fondamentales sont en train d’être égratignées et que c’est pas joli du tout.

Voilà.

On s’appelle ?

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Docteur Violette et Monique, amoureuse de Joaquin Phoenix

Je reçois un courrier électronique de Monique, Saint-Nazaire (44), dont la teneur est la suivante, en condensé, car ça larmoie beaucoup, chez Monique…

« Chère Violette,

Comme le chantait si justement Barbara, je n’ai pas la vertu des femmes de marins.

Mon mari part très souvent en mer, et je me sens bien seule, face à ma tapisserie que je n’arrive pas à finir. Vous allez sûrement me répondre que j’ai qu’à prendre mon mal en patience et attendre, comme le faisait Pénélope.
Certes.
Mais voilà, j’ai toujours eu l’âme d’une midinette et je m’amourache, chaque décennie, d’une personnalité.

Oh, bien sûr tout cela reste platonique. Je m’inscris au fan-club, je reçois des posters dédicacés et je me rends à chaque concert de mon idole, dès lors que la représentation ne dépasse pas le cadre de la Loire-Atlantique.

Au début, ça a commencé avec Michel Sardou.
Puis, quand il a convolé en épousailles avec Anne-Marie Périer et qu’il a stoppé net le Régécolor, j’ai vécu cela comme une trahison et j’ai décidé de jeter mon dévolu sur des stars un peu plus jeunes et soyons honnêtes, un peu moins réacs…

J’ai donc arrêté mon choix sur Joaquin Phoenix, que j’aime passionnément .
Bien évidemment, il n’est jamais venu à Saint-Nazaire et je suis désemparée.

J’aimerais savoir d’où me vient cette addiction au people et surtout si y’aurait moyen que je rencontre Joaquin juste une fois.

Je vous avoue que je ne lis pas votre journal de bord en ligne, car je n’y comprends rien mais une amie de ma fille m’a dit que vous pourriez m’être d’un grand secours rapport à votre renommée planétaire.

Bien à vous,

Monique. »

Chère Monique deux qui,Déjà je te préviens, moi je pratique les honoraires libres, j’espère que t’as du cash ?

(aparté : Bon, le « cash » il est pas là par hasard. Mais comme t’as déjà rien capté au « Sarkozy roule en Ferrari », je te donne la réponse : Johnny. Johnny Cash, quoi. Walk the line. Bref. T’es vraiment con, en fait)

1) Explorons le pourquoi de cette addiction très étrange à Michel Sardou.

Je suppute que cet énigmatique phénomène proviendrait de sa chanson « Le France« , si tu veux mon avis. En effet, Sardou gueule contre le fait que le France, ben comme qui dirait, un jour, il s’est appelé le Norway et ciao, il a dit.

Mais si tu écoutes bien les paroles, vers la fin, Michel te dit : « Que le plus grand navire de guerre Ait le courage de me couler Le cul tourné à Saint-Nazaire Pays breton où je suis né »

Voilà Monique, tu l’as ta réponse. T’as fait un transfert. T’es née à Saint-Nazaire, comme le bateau. Et ce que t’aimerais toi, à l’inverse de Michel, c’est de t’appeler Sharon et de te barrer de ta ville bien glauque, rapport que la France aux Français, ça va bien 5 minutes ces conneries.

Donc, finalement tu détestais Sardou, car il te renvoyait à ta triste destinée.

10 ans de gâchés Monique, oui 10 ans !

2) Explorons le pourquoi de cette addiction très normale à Joaquin Phoenix

Là, par contre, je te félicite pour ton choix du moment, y’a quasi pas plus hot sur la planète. Chapeau bas Monique !

Bon.
Monique, ma question est : que représente ta tapisserie que t’arrives pas à joindre les deux bouts ?

Si c’est une scène de la Rome antique, je te dis, cherche pas ! T’as bloqué sur Gladiator. Plus particulièrement sur l’empereur Commode. Je note donc que tu aimes les vilains garçons.

Et qui d’un chanteur réac, qui d’un cruel monsieur qui fait rien que d’embêter Russel Crowe.

Par contre, ma grande, faudrait voir à pas te faire un ciné tous les 12 ans hein ?

Je te le dis, il viendra jamais dans ton patelin, le Joaquin.

Cours plutôt l’admirer dans « La nuit nous appartient » où, là, tu vas plutôt infiltrer la mafia Russe et ses putes à la blonde chevelure. Exit les jeux du cirque, fous ta tapisserie dans ta poubelle Ikea en alu. A toi la corruption, le trafic d’armes et le proxénétisme. Les Nazairiens te regarderont d’un autre oeil.

Oui, on peut s’écrier que pour toi, une nouvelle vie va commencer.

P.S. : Cher lecteur, peut-être que, toi aussi, tu aimerais profiter des mes conseils éclairés, comme Monique.
Si tu m’envoies ta lettre avant le 30 novembre, un crédit de 10 € apparaîtra sur ton Pass Navigo, en Janvier 2008.

Je sais, c’est dingue.

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Changement d’url – sois belle et parle

 

Attends c’est pas la révolution non plus.
C’est juste pour prévenir que faudrait voir à changer liens, netvibes, flux RSS et tout le tintouin.

Je sais c’est un peu chiant, si je suis dans ta blogroll, de modifier l’adresse. Mais il faut souffrir pour être belle a dit le poète.Et qu’est ce qu’on met à la place ?

On met ça :

Si tu le fais pas, tu es très vilain !

Attention, geekerie avancée :

1) Pour ceux qui n’utilisent pas netvibes, c’est bon, vous pouvez aller prendre l’apéro.

2) Pour ceux qui utilisent netvibes, y’a petite manip’ qui s’impose.

Alors, il faut pas corriger à la main le flux déjà existant.
C’est à dire qu’il faut cliquer sur l’onglet « ajouter du contenu« , en haut à gauche, puis « ajouter un flux« , taper  pis voilà.

Si t’as la flemme, sinon, pour ajouter dans netvibes, tu cliques juste ici


3)
Oui, c’est un peu le bordel, je te concède.

Allez, comme je sais que t’aimes bien wikipédier, on va causer de l’URL, et après, promis, je recommence à raconter des bêtises.Une URL, de l’anglais Uniform Resource Locator, littéralement « localisateur uniforme de ressource », est une chaîne de caractères utilisée pour adresser les ressources du World Wide Web
Elle est informellement appelée une adresse Web. L’usage du féminin ou du masculin pour l’acronyme «URL» semble assez flottant.

Conclusion : on ne sait pas très bien si c’est une fille ou un garçon.
Donc pour les cadeaux de naissance, je te suggère du blanc, au moins tu commettras pas d’impair.

Bon, je te laisse, j’ai tennis en nocturne.


P.S.
: Demain, si tu le veux bien, nous causerons de la boutique Phildar qui liquide tout le stock, avant cessation d’activité.

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Le soulier improbable – 1

Message de service à l’attention du lecteur non averti :
CE NE SONT PAS MES POMPES.
JE RÉPÈTE : CE NE SONT PAS MES POMPES ! (je suis une fée)

Montaigne disait dans Les Essais « A chaque pied son soulier« .
Il n’a pas tort.

Chose promise, chose promise, voilà donc le premier opus du « Soulier improbable« .
Pour piqûre de rappel, il s’agissait que des lectrices un peu cinglées m’envoient des clichés de leurs pompes les plus hideuses.

J’ai envie de te dire : Pari tenu !

 

Matricule de la propriétaire : Soléa – Cultures Urbaines

Justification de l’achat du soulier improbable :

« Anyway… Je n’ai malheureusement pas d’histoire particulière à propos de cet achat foireux… Je les ai achetées à l’époque où le wax était présent sur les podiums (il y a 4 ans?) en pensant « funkiser » une robe noire. Où avais-je la tête? Les fameuses chaussures zébrées-waxées n’ont pas bougé de leur boîte, la boîte n’a pas bougé du fameux placard… J’attends les critiques, fais-toi plaisir !!! »

Verdict : cas désespéré.

Voilà.

Ne pleure pas si ce ne sont pas tes chaussures, tout le monde va y passer, jusqu’à l’épuisement, l’overdose, la nausée et mort s’en suive.
Oui, tu auras l’air con un jour sur ce blog, c’est promis.
Mais la dérision n’a de l’intérêt seulement si on l’applique à soi-même. Sinon, c’est de la cruauté. Amen.
Bon, et arrête avec ce chapelet, tu es ridicule.

Pour ne pas avoir à gérer des dizaines de commentaires qui rabâchent toute la journée « c’est hideux« , je te propose de noter la paire.
Par exemple, 20 c’est le summum de l’horreur et 1, ça veut dire que tu les trouves délicieuses, tu saisis ?
Fais attention à pas surnoter, toutefois, y’aura d’autres mochetés dans les semaines à venir et tu ne pourras pas revenir sur ton vote.
Oui, c’est chaud. Tu vas devoir réfléchir plus que de coutume, je te concède.

La minute « Cultivons-nous un peu » : la chaussure à travers les âges et les cultures :

Cette semaine, étudions la poulaine, si tu le veux bien.

La poulaine est une chaussure du Moyen Âge, autant pour les femmes que pour les hommes.
C’est une chaussure allongée à l’extrémité pointue jusqu’à 50 cm, généralement relevée. Le bout est rembourré de mousse pour le confort des orteils.
Le Clergé reprouvait ces chaussures dont le bout pointu était assimilé à une œuvre diabolique.

N.D.A. : je te mets pas tout le blabla ci-dessus entre guillemets rapport que j’ai dû corriger les fautes d’orthographe de Wikipédia. Un comble. Une hérésie.

Illustration :

 

Celle-là, ce n’est pas la peine de la noter. Te casse pas. On a compris.

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