août, 2011

Le minimum syndical

Les gars, je dois bien vous avouer quelque chose : si je suis férue tendance psychotique des soins cosmétiques du visage je suis, par contre, complètement désintéressée du maquillage. Vous aurez sans doute remarqué que j’use et abuse des sérums et diverses autres sous-couches qui me donnent l’illusion de couver ma peau pire qu’un nouveau-né. Là où ça coince, c’est pour ce qui est du make-up : je suis buse de naissance.
Oh bien sûr, je me maquille tous les matins, mais je n’ai jamais trouvé l’astuce pour réussir une banane flambée smoky sur la paupière supérieure tout en préparant un enfant à partir pour l’école et réussir à saisir un métro qui nous amènera sur le lieu des supplices (aka le travail) à une heure plus ou moins décente.

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La piste aux étoiles

Dieu qu’il est compliqué d’expliquer aux enfants que le less is more est souvent beaucoup plus joli que la profusion de paillettes, de mauve-arc-en-ciel et de surimpressions. Vous n’avez pas idée comme c’est une lutte de chaque instant.
« Tu as vu comme il est beau ce cartable gris qui va te permettre de faire des lumières au CE1 sans t’arrêter toutes les 10 minutes pour compter les paillettes présentes sur sa tranche ? » « Ouais mais ouin. Il est gris.« 

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La raie

Il faut que je vous raconte. Cette semaine je suis allée à Saint-Malo pour un truc du travail et un événement contrariant, lié à une raie, est survenu lors de mon séjour. Que je vous place le contexte narratif, d’abord.
J’étais pourtant dans un mood euphorique mardi matin avant de partir, tellement que j’ai demandé l’avis du public sur twitter quant à une bonne crêperie à Saint-Malo. J’avais de la crêpe de sarrasin plein la tête, je voyais de l’andouille de Guémené et de la crème fraîche 300% dans mes pensées. Bref, j’étais à bloc pour un dîner thématique bigouden.

Sauf que déjà, j’aurais du sentir que j’étais en compartiment poissarde dès ma descente du train (à l’heure – exploit homologué par le Guiness des Records) puisque j’ai débarqué en Bretagne en débardeur léger et sandales tressées sous un crachin ambiant de 16°c. Sur le quai, je dévisageais tous ces bretons heureux en polaires zippées jusqu’à la glotte, guettant du regard le premier spécimen qui porterait le pull marine autour du cou. Et puis je me suis souvenue qu’on était pas à La Baule, et que le sud Breton (très Cyrillus du comportement) n’a rien à voir avec le Malouin, niveau serre-tête/barbour j’entends.
Au début j’ai pensé que c’était vivifiant cette atmosphère. Vingt minutes plus tard, en fouillant dans ma valise, j’ai réalisé que la pneumonie me guetterait à chaque coin de rue si je ne courrais pas acheter n’importe quel bidule en poils de laine illico.

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