HUMEURS

Midlife Crisis

Je me faisais la réflexion l’autre jour – en fait c’est faux, je me fais la réflexion très souvent en ce moment et pas que « l’autre jour », et j’en discute pas mal avec mes copines -, du coup oubliez ce début de phrase (ça commence fort) – , alors voilà, je suis en pleine Midlife crisis.

Mais pas de façon négative, pas comme on l’entend en général, pas comme on le lit sous forme d’article à la con dans les magazines féminins. Ma petite crise va dans le bon sens, dans mon bon sens, dans le sens inverse de mes angoisses, mes névroses. C’est tout petit, c’est encore à l’état embryonnaire, mais la pleine conscience du temps qui passe me force chaque jour à aller à l’encontre de ma nature. Bien trop complexe pour être évoquée ici. 

La dernière fois que j’ai laissé mes pensées divaguer sur le sujet c’était sur mon transat en Tunisie (c’était ça ou faire le jeu de l’apéro au bord de la piscine <= NO WAY), c’est parti d’un constat hyper superficiel concernant mon bronzage qui, malgré l’application religieuse et consciencieuse de crèmes 50+ toutes les heures, était assez dingue. Au bout de trois jours j’étais black, il doit y avoir un micro-climat de la cagole là-bas, je vois pas autrement.

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Ce tout petit supplément d’âme

Je repensais l’autre fois aux débuts de ce blog, et de la blogosphère féminine d’une façon générale. Ils avaient ce goût d’excitation et de fébrilité indescriptibles. Ceux qu’on retrouve toujours lors de nouvelles aventures, qu’elles soient amoureuses ou professionnelles. On dit que la génération X – à laquelle j’appartiens – est la plus nostalgique, mais ça va au-delà de ça je crois. Nous étions libres.

Ça frémissait tout juste, il y avait tout à faire, on ne savait même pas où on allait d’ailleurs, toutes les filles avaient des trucs à raconter. Des petits morceaux de vie qui laissaient tout le monde de bonne humeur. C’était un joyeux bordel, en roue libre, personne n’avait peur de dire qu’un pull de chez X était merdique. Ni que dans tel resto, on était accueillis comme des moins que rien. Encore moins de poster une photo floue et aléatoire dans un hall d’immeuble. Voire même de s’engueuler vertement avec une autre blogueuse. C’était comme dans la vraie vie. Plus ou moins.

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Apatride

Ça fait presque un an que j’ai pris la décision de plus ou moins vivre en campanule normande. J’écris « plus ou moins », mais j’aurais pu dire « à peu près » ou « en gros ». Je continue de venir régulièrement dans la capitale, deux jours par semaine en moyenne.

Je ne vais pas à l’hôtel ou chez des amis, ce qui me permettrait de faire la culbute mentalement ; du coup j’ai souvent l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. D’habiter partout et nulle part en même temps. Comme si je n’arrivais pas à quitter tout à fait mon Paris. Celui où j’ai construit ma vie d’adulte.
Mais, quand même, je sens un frémissement de plus en plus important. Je m’éloigne peu à peu de la capitale, comme si je tenais très fort la main de quelqu’un pour ne pas tomber et que chacun de mes doigts se desserrait un peu plus chaque jour (si ça se trouve je vais tomber du 8ème étage ?)(ça va être joli en bas, toute écrabouillée sous mes K-Jacques…).

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