ETUDES SOCIOLOGIQUES

Apatride

Ça fait presque un an que j’ai pris la décision de plus ou moins vivre en campanule normande. J’écris « plus ou moins », mais j’aurais pu dire « à peu près » ou « en gros ». En tous cas tout ça reste bien flou, parce que je continue de venir régulièrement à Paris deux jours par semaine en moyenne, où je loge dans mon appartement, dans mon autre « chez moi », donc.

Je ne vais pas à l’hôtel ou chez des amis, ce qui me permettrait de faire la culbute mentalement ; du coup j’ai souvent l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. D’habiter partout et nulle part en même temps. Comme si je n’arrivais pas à quitter tout à fait mon Paris. Celui où j’ai construit ma vie d’adulte.
Mais, quand même, je sens un frémissement de plus en plus important. Je m’éloigne peu à peu de la capitale, comme si je tenais très fort la main de quelqu’un pour ne pas tomber et que chacun de mes doigts se desserrait un peu plus chaque jour (si ça se trouve je vais tomber du 8ème étage ?)(ça va être joli en bas, toute écrabouillée sous mes K-Jacques…).

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Res Publica

Vous avez sûrement remarqué depuis le temps – et oui dix ans, vous êtes vielles, désolée -, je ne parle jamais ici de sujets de société un peu touchy ou de politique, c’est une sorte de ligne de conduite que je me suis fixée il y a une décennie (putain, mais vous êtes VRAIMENT vieilles).
Déjà parce que je pense que je n’ai pas vraiment de légitimité en la matière, mais vous me direz que des gonzesses comme Cotillard l’ouvrent bien alors qu’on ne leur a rien demandé. Pas faux.
Il y a aussi, surtout, que j’ai toujours voulu donner quelques minutes de frivolité à nos/vos vies déjà compliquées plutôt que d’engager des débats un peu plombants. C’est mon postulat, je ne compte pas changer PAS DE PANIQUE LES CAGOLES !

Enfin, je déteste les conflits que je fuis toujours comme la peste avec une certaine lâcheté, j’avoue. Et on sait bien que, quand on part sur le terrain politique, ça finit rarement en hug collectif, même avec les copains. C’est d’ailleurs fou que ce sujet entraîne autant de passion ; comme si le candidat qu’on soutenait était devenu notre frère, notre père ou notre mari… alors que bon, tu imagines le dîner de Noël avec Dupont-Aignan (moi non) ?

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Dix-neuf points

J’ai reçu plusieurs mails, depuis quelques mois, me demandant comment je gérais la famille recomposée, les enfants de « l’autre » et le rapport de « l’autre » avec son propre enfant.
J’ai un peu – beaucoup – esquivé dans mes réponses, ça m’arrive souvent en one to one même avec mes amis. C’est moins de la gêne qu’une question de moment, en fait.
Quand je ne suis pas prête ou dans le bon mood pour réfléchir à une question, je l’élude. Ça peut prendre des mois, des années, avant que je ne l’affronte sur le papier. Voilà c’est maintenant (<= lucky you !).

C’est peut-être un peu niche comme sujet, mais j’imagine que vous êtes beaucoup dans la même tranche d’âge que moi (27 ans)(et quelques), et que vous en êtes peut-être à votre « et quelque… » histoire d’amour. Et probablement que « et quelques… » enfants vous accompagnent dans cette aventure.

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