novembre, 2007

Paris Obs : "L’orgueil n’a pour se montrer d’autre miroir que l’orgueil." Shakespeare

Dans le Paris Obs (Ile de France, pardon, on s’excuse) du 29 novembre, y’a un dossier de 7 pages sur les blogueuses Parisiennes.

Bon, je t’avoue que j’ai pas scanné tout le dossier, comme t’as pu aisément t’en rendre compte.
Ceci pour plusieurs raisons :

1. Déjà, c’est pas moi qu’a scanné (c’est fait exprès le mauvais français, pas le peine de crier au scandale littéraire), j’ai pas envie de perdre un ami, tu vois le genre.

2. Sinon, tu serais en bas de page à la fin de ta non-lecture (vu qu’on peut pas lire)

3. Donc, je t’ai illustré le tintouin avec la page qui parle le plus de moi, puisque c’est ce qui t’intéresse si tu es en train de lire ces mots.
Ou alors, y’a l’option que tu peux pas me blairer et que tu viens me lire quand même pour critiquer après avec tes copines. Ne nous voilons pas la face. Ne crions pas au scandale. Tout le monde le fait. Sinon, on est ringarde. Ou pure. Ce qui revient au même.

Bref.
Donc.
Si tu veux vraiment lire les quelques lignes qui me sont consacrées, tu cliques sur l’image qui deviendra énorme, comme par magie, que t’auras l’impression de tenir une loupe, comme celle vendue en tête de gondole dans ta pharmacie.

Si tu veux lire le dossier dans son intégralité, tu vas ici. Je te conseille. Le dossier est vraiment sympa. Même si c’est pas la révolution.

Je finis en disant qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on écrit, ni tout ce qu’on lit. Et réciproquement.


P.S.
: Je sais bien que tu vas gueuler que je suis pas en photo. Je te réponds donc que, tu vois, on est encore loin de la célébrité.

Une prochaine fois, si tu es mignon, je te montrerais une vidéo d’un passage TV où je porte des guêtres roses, enfilées sur un jean neige.

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Le jour où l’on m’a offert 1/6ème du collier de Rahan

Aujourd’hui, parlons joaillerie.

Pour en finir avec cette histoire de collier de Rahan que ça devient obsessionnel, faisons le point, ensemble, sur le pourquoi du comment de cette affaire qui, soyons modeste, une fois n’est pas coutume, renvoie les ferrets de la Reine à une insignifiante anecdote de l’Histoire de France.

Attends, je reprends mon souffle.

Un jour d’octobre, dès potron-minet, je décide en me levant de vouloir absolument un collier avec une dent qui pendouille, peu importe la composition pourvu que ce soit du requin. Blanc.

Sournoisement, tu vas arguer que Punky, ça fait un moment qu’elle en a une grosse, elle ! Dent de Rahan, j’entends.

Je le sais bien, va ! Je l’ai même touchée. La dent. Pas Punky.

Face à mon désespoir, Sonia vole à mon secours et me dit :

« Violette, ne fais pas l’enfant, essuie tes larmes, j’ai à ta disposition une dent de Rahan qui appartenait à une reine d’Egypte.
Ah non, pardon, je confonds. C’est un mannequin Suédois de 46,310 kgs qui l’a oubliée par mégarde à la fin d’un défilé. Ne m’en veux pas pour la confusion, on y perd son Grec ancien à trop s’enivrer de peoplade. L’accepterais-tu, néanmoins, en gage de notre amour éternel, bla bla ?
 »

Quelque peu déçue par l’origine douteuse du dit présent je réponds que « ouais, okay, balance ! » (élégance verbale, quand tu nous tiens…)

La problématique :

On est bien d’accord que ma dent de Rahan et moi, ça a tout de suite collé.

Sauf que faudra qu’on m’explique un jour pourquoi ce parallélisme avec le fils des âges farouches rapport que son collier est garni de 6 dents de requins et que moi, j’en ai qu’une. Dent.

Pour illustrer le pourquoi du comment de cette grande interrogation tu trouveras ci-dessus le collier de moi (à gauche) et le collier de Rahan (à droite, donc. Bravo, tu progresses).
Ha, non, pardon, la mise en page a jumpé, bref, tu trouveras bien tout seul.

Lequel est le plus beau ? On ne saurait dire, finalement.

Faudra-t-il, au fil des ans, que l’on m’offre 5 dents supplémentaires pour que mon bonheur soit total ?

Ne vais-je pas me lasser d’ici là ? (cf. l’affaire de la jupe-culotte bannie.)

Pour finir, Rahan ne serait-il pas le fils caché d’Amanda Lear ? Avouons que la ressemblance est troublante…

De là à imaginer une procédure à la Yves Montand/Aurore Drossard, il n’y a qu’un pas.

Que je ne franchirai pas.

Je suis chaussée de low boots aujourd’hui…

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Des présents, du champagne millésimé et un taxi : le minimum syndical ou bien la blogueuse est une pute ?

Qu’y a-t-il de pire qu’un mauvais champagne ?

Un mauvais amant, tu vas me répondre, bon élève que tu es.

Je ne suis même pas sûre, pour tout t’avouer.

Le mauvais coup ne te file pas de brûlure d’estomac, si ?

Dernièrement, je suis rentrée assez tôt d’une soirée.

Oui.
En taxi.

Tu sais que dorénavant, les agences de buzz marketing ne te filent plus de cadeaux quand tu te barres des events ? De qui se moque-t-on ? Même pas un shampoing. Rien.

Tu vas me demander. Oui, mais bon, Violette, qu’est-ce donc que tu foutais dans une soirée de blogueurs, tendance geeks ?

Je t’avoue, je ne le sais pas moi-même. J’ai perdu tout sens commun.

Oui, j’ai perdu tout sens.

Oui, j’ai perdu tout.

Oui, j’ai perdu.

Oui, j’ai.

Oui,

(Allez, on repart dans l’autre sens)

Oui,

Oui, j’ai.

Oui, j’ai perdu.

Oui, j’ai perdu tout.

Oui, j’ai perdu tout sens.

N’est-ce pas tout mignon cette petite composition optique que je viens d’esquisser sans même m’en rendre compte ?

Il aurait sûrement été préférable d’enlever le (Allez, on repart dans l’autre sens), mais bon.
Je débute. Il te faudra être indulgent.

Allez, on galèje, on galèje et on en oublie le sujet principal du jour avec tes conneries !
Je te confiais donc que je suis montée dans un taxi, assez taciturne de religion (je, pas le taxi), rapport aux brûlures d’estomac naissantes.

Le Monsieur il demande si je sors du bureau, des fois ? Je dis que y’a pas marqué « esclave », il est 22 h, soyons sérieux deux minutes.

Combien de fois dans ton existence va falloir réciter à quelqu’un qui s’en tape et que tu reverras jamais, ce que tu professionnes et que, de surcroît, il va pas comprendre ?

Le taxi aime le lieu commun. Oui, je viens de faire un pléonasme sans m’en apercevoir. Je m’époustoufle.

« Ah, vous travaillez dans le 9ème. Vous êtes dans les Assurances, donc ! »

« Les fonctionnaires sont des feignants »

« Oh, une deux-chevaux. On n’en vois plus trop souvent » (sans retouche !)

« Finalement, j’ai bien fait de passer par là« .

« Tu couches ? » Bon, ça va, c’était juste pour voir si tu t’étais pas endormi.

Le débat :

Non content de vouloir se faire du fric avec son blog, le blogueur aime aussi picoler. Et recevoir des cadeaux.

Tu vas me dire, outré : « Ha bon ? Et le plaisir d’écrire, les jolies rencontres, l’amour du lectorat, tout ça, t’en fais quoi ? »

Oui, bon, ça aussi, ça compte.
Enfin je vais pas non plus te faire la sérénade sous ton balcon en te déclamant « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous », ça serait pas crédible.

Enfin le jour où tu me feras un virement bancaire conséquent et où tu m’enverras via Fedex une caisse de Ruinart, tu pourras gueuler, pas avant.

Alors, certes, y’en a encore sûrement deux ou trois qui sont pas pourris jusqu’à l’os, mais enfin, demander qu’on serve un champagne correct + en quantité suffisante, c’est déjà le minimum syndical.

Comment tu veux qu’on fasse de la pub pour un truc si t’as pas de contrepartie en nature et/ou financière.

Je te dis que plein de valeurs fondamentales sont en train d’être égratignées et que c’est pas joli du tout.

Voilà.

On s’appelle ?

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