Slow tourisme : 10 destinations où voyager lentement en 2026

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Ces dernières années, on a beaucoup voyagé. Trop parfois.
Des week-ends express, des itinéraires millimétrés, des valises jamais vraiment défaites, des photos prises à la volée… et ce sentiment étrange, au retour, de n’avoir fait que passer.

En 2026, quelque chose change.
On ne cherche plus à voir le plus possible, mais à ressentir davantage. À ralentir le rythme, à s’installer quelque part, à observer, à écouter, à vivre un lieu plutôt qu’à le consommer. C’est exactement ce que propose le slow tourisme.

Dans cet article, j’ai sélectionné 10 destinations slow tourisme à privilégier en 2026.

Des lieux parfaits pour décrocher, se reconnecter à l’essentiel, respirer, marcher, savourer et rentrer différent.

Le slow tourisme, c’est une autre manière de voyager :

  • rester plus longtemps au même endroit
  • privilégier la nature, les paysages, les villages
  • voyager hors saison quand c’est possible
  • rencontrer les habitants
  • accepter de ne rien faire.

En clair : voyager moins vite, mais avec plus de sens.

Bonne nouvelle : il existe aujourd’hui de vraies destinations pensées pour ça. Des endroits où le rythme est naturellement plus lent, où la nature impose sa cadence, où l’on oublie très vite la notion de planning.

1. Luang Prabang – Laos (Asie du Sud-Est)

Pourquoi y aller : Cette ancienne capitale royale au bord du Mékong est un hymne à la lenteur. Entre les matins silencieux des offrandes aux moines, les balades à vélo dans les ruelles coloniales, et les cafés au bord de l’eau, le rythme est naturellement apaisé.

Parfait pour : observer le rituel matinal des moines dans un silence sacré, se déplacer à vélo entre temples, rizières et cafés discrets. S’installer longuement au bord du fleuve pour regarder passer les bateaux, prendre le temps de discuter avec les habitants.

Idée slow : rester au minimum 4 ou 5 nuits au même endroit, et alterner balades urbaines et escapades dans les villages alentours.

Luang Prabang laos

2. Koh Yao Noi – Thaïlande

Entre Phuket et Krabi, Koh Yao Noi a fait un choix rare en Thaïlande : ne pas céder au tourisme de masse. Ici, pas de beach clubs bruyants ni de nightlife omniprésente. Juste des plages calmes, des mangroves, des villages musulmans traditionnels et une vie insulaire profondément paisible.

Parfait pour : se déplacer à scooter sur des routes quasi désertes, déjeuner face à la mer dans de petites cantines locales, observer les pêcheurs rentrer au port au coucher du soleil.

.Idée slow : dormir dans un bungalow simple et local, faire une pêche traditionnelle avec un pêcheur du coin.

Koh Yao Noi

3. La Péninsule de Noto – Japon

La péninsule de Noto, au nord de Kanazawa, est l’un des secrets les mieux gardés du Japon. Loin de l’agitation des grandes villes, elle offre un Japon rural, maritime et profondément enraciné dans ses traditions.

Villages de pêcheurs ancestraux, sources chaudes naturelles, campagnes agricoles et vie traditionnelle encore intacte.

Parfait pour : nuits dans des minshuku ou ryokan familiaux, cérémonies du thé, bains en onsen, randonnées côtières sans foule.

Idée slow : séjourner plusieurs jours dans une ferme locale (minshuku) pour comprendre le rythme des saisons nippones.

peninsule de noto japon

4. L’archipel de Stockholm – Suède

Plus de 30 000 îles, dans la mer Baltique, à explorer au rythme du vent et des vagues. Un archipel sauvage et tranquille, idéal pour qui veut oublier la notion de temps, entre mer, forêts et silence. Ici, on oublie la notion de distance : tout se fait à pied, en bateau ou en kayak.

Parfait pour : kayak, randonnées côtières, visites d’îles désertes, sauter d’île en île en ferry local, marcher pendant des heures sans croiser grand monde, profiter d’une nature brute, sans artifice.

Idée slow : faire le Stockholm Archipelago Trail en plusieurs jours, en dormant chez l’habitant et en oubliant le plan précis. 270 kilomètres à pied, à travers 21 îles de l’archipel, en pleine nature !

archipel de Stockholm

5. La Toscane rurale – Italie

La Toscane reste l’un des territoires les plus évidents pour pratiquer le slow tourisme en 2026. Collines ondulantes, routes secondaires bordées de cyprès, agriturismi familiaux, marchés locaux et repas qui s’éternisent à l’ombre des pierres anciennes.

Pour une vraie expérience slow, on privilégie des villages à taille humaine, loin des excursions à la journée : Pienza, au cœur du Val d’Orcia ou Montepulciano.

Parfait pour : dégustations chez des vignerons indépendants, randonnées à travers les collines, ateliers de cuisine locale.

Idée slow : réserver une chambre dans une agriturismo isolée et passer plusieurs jours à apprendre à faire du vin avec les producteurs.

toscane

6. Pontevedra – Espagne (Galice)

Cette petite ville de Galice a fait un choix radical il y a plusieurs années : rendre son centre presque entièrement piéton, réduire drastiquement la circulation automobile et redonner l’espace aux habitants. Résultat ? Une ville apaisée, humaine, où l’on se déplace à pied, à vélo… ou très lentement.

Pontevedra est aussi une porte d’entrée idéale vers la Galice plus rurale. En quelques minutes, on rejoint des plages sauvages, des sentiers côtiers, des villages de pêcheurs ou des tronçons du chemin de Compostelle, parfaits pour marcher sans pression et sans foule.

Parfait pour : flâner dans le centre historique, s’attarder en terrasse sur une place ensoleillée, entrer dans une taverne pour un verre d’albariño, passer des heures au marché à observer la vie locale

Idée slow : louer un vélo pour longer les rías galiciennes, puis revenir en ville pour un dîner tardif à base de fruits de mer frais, comme le font les habitants.

pontevedra

7. L’île de Vis – Croatie

Longtemps restée à l’écart du tourisme de masse, l’île de Vis est aujourd’hui l’une des meilleures destinations slow travel en Méditerranée.

Ici, pas de grands resorts ni de fêtes tapageuses : la vie s’organise autour de la mer, des vignobles, des criques cachées et des petits ports où le temps semble figé.

Parfait pour : se déplacer à vélo ou en scooter sur les petites routes tranquilles, s’arrêter pour une baignade dans une crique déserte, déjeuner tardivement dans une konoba familiale, regarder le soleil se coucher sans autre programme

Idée slow : louer un petit bateau à la journée pour explorer les criques autour de l’île, sans itinéraire précis.

ile de vis croatie

8. Mechuka – Himalaya

Mechuka est l’exact opposé d’un voyage pressé. Nichée dans l’Himalaya indien, cette vallée reculée offre une expérience de slow travel radical, presque spirituelle. Ici, la connexion internet est faible, mais la connexion à la nature est totale.

Parfait pour : longues marches dans des paysages alpins, villages traditionnels et monastères bouddhistes, rivières calmes, forêts, silence.

C’est une destination idéale pour celles et ceux qui cherchent une digital detox et une immersion profonde, loin des circuits classiques.

Idée slow : rester au moins une semaine sur place, sans programme précis, en se laissant guider par les habitants.

Mechuka himalaya

9. Alentejo – Portugal

L’Alentejo est une région encore largement sous-cotée. Située entre Lisbonne et l’Algarve, cette région rurale du Portugal est faite de collines douces, de villages blanchis à la chaux, d’oliveraies à perte de vue et de routes presque vides.

Des villages comme Monsaraz, Marvão ou Évora (hors saison) incarnent parfaitement cette douceur de vivre : peu de foule, une forte identité locale, et un rapport au temps totalement décomplexé.

Parfait pour : des journées rythmées par la chaleur et la lumière, des déjeuners interminables à base de cuisine locale, des villages silencieux où l’on marche sans but précis, des hébergements ruraux intégrés au paysage.

Idée slow : louer une maison d’hôtes au milieu de nulle part, faire ses courses au marché du village, et limiter volontairement les déplacements.

evora portugal

10. Costa Rica

Le Costa Rica est une destination pionnière en matière de slow tourisme et d’écotourisme. Ici, la nature dicte le rythme : forêts tropicales, volcans, plages sauvages, faune omniprésente.

Plus de 25 % du territoire est classé en parcs nationaux ou réserves naturelles, ce qui change radicalement la façon de voyager.

Des régions comme Monteverde (forêt de nuages), la péninsule d’Osa ou certaines zones de la côte pacifique incarnent parfaitement cette philosophie : peu d’infrastructures lourdes, une forte présence locale et une vraie culture du respect de l’environnement.

Le slow travel au Costa Rica, c’est :

  • dormir dans des écolodges intégrés à la jungle ou aux forêts nuageuses
  • marcher lentement sur des sentiers protégés avec des guides naturalistes
  • observer paresseux, singes, toucans ou grenouilles sans jamais les déranger
  • accepter que la météo, la faune ou l’état des routes dictent le programme

Idée slow : choisir une ou deux régions maximum, rester plusieurs nuits au même endroit, et privilégier les guides locaux pour découvrir la biodiversité sans pression ni surconsommation.

costa rica

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