Madeleine <3

Elle faisait le petit volcan dans la purée. Elle faisait réviser les tables de multiplication. Elle achetait les Oui-Oui ou le dernier Club de Cinq. Elle faisait baisser la fièvre avec un gant humide. Elle mettait la main devant les yeux devant certains passages d’Angélique Marquise des Anges. Elle achetait des Mars tous les mardis soirs. Elle cueillait les cerises avec moi. Elle faisait la quiche Lorraine comme personne. Elle cachait des paquets de bonbons sous mon lit quand mes dents tombaient. Elle sentait la crème Nivea et le pain grillé du matin. Elle chérissait les roses roses. Elle faisait des truffes au chocolat à Noël. Et les meilleurs câlins du monde.

C’était ma madeleine, et je l’aimais tellement. Elle était zinzin depuis tant d’années. C’était ma mamie. Elle s’appelait Madeleine Proust. On lui dit au revoir aujourd’hui.

Merci Élise pour l’illustration.

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On refait le match : des vacances sur le bassin d’Arcachon

plage

Salut les cagoles, j’espère que tout le monde va bien. Je sais pertinemment que je vous ai laissées sans nouvelles pendant 15 jours, mais j’ai une excuse valable : mon ordinateur a eu l’appendicite.

Je ne sais pas si vous êtes là (coucou ?), ou encore en vacances. Moi, c’est fini. J’ai laissé les gondoles à Venise, les châteaux de sable en Espagne et les glaces sur la jetée. Parce qu’il faut bien rentrer.

J’ai passé ces deux semaines sur le bassin d’Arcachon, une destination pas si anodine pour moi puisqu’il y a une vingtaine d’années mon amoureux m’y emmenait déjà, subtilisant discrètement la clé du bonheur à ses parents #punk
Du coup on a un peu refait le match, en mettant plein de buts dans la lucarne de l’amour, des vagues, de la famille, des huîtres et des parties de Uno endiablées (l’année prochaine, on s’inscrira aux championnats régionaux de Mille Bornes pour changer) #punk2
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Love, actually

ile d yeu

Il y a 20 ans, on a vécu une jolie histoire d’amour, plus forte que celles qui ponctuent nos vies à cet âge où on n’est pas vraiment sérieux, mais malgré tout pas suffisante pour affronter la vie d’adulte ensemble.

Il y a 20 ans, on s’est aimé très fort, on révisait nos partiels ensemble, on buvait des Adelscott en terrasse, on écoutait Les Innocents, on partait en vacances à l’île d’Yeu.

Il y a 20 ans, on a vécu un drame. Sa résonance a eu des degrés d’intensité différents pour chacun de nous deux, mais a créé ce lien indicible que la vie n’a jamais effacé.

Il y a 6 mois, on s’est re-aimé. On n’a plus rien à réviser, on n’écoute plus L’autre Finistère et on ne boit plus d’Adelscott en terrasse, mais il n’est pas exclu qu’on retourne un jour à l’île d’Yeu.

Et puis surtout, il y a ce sentiment délicieux de connaître l’autre par coeur et en même temps de ne plus le connaître du tout, qui fait chavirer mon coeur. Chaque jour.
Il y a cette évidence que tout est question de moment, ces sms qui se croisent et ces regards qui en disent long. On ne recompose pas, on reprend la composition.

Love, actually.

Crédit photo : Annouchka

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Un bijou pour la fête des mères

agatha fete des meres

Coucou Internet !
On est mardi d’accord, vous êtes encore détendues de ce long week-end c’est bien, mais avez-vous pensé au cadeau de fête des mères, que vous allez offrir à votre maman le dimanche 4 juin prochain ? J’imagine que non, et c’est bien pour ça que je vous rappelle à l’ordre, toutes occupées que vous êtes à faire semblant de remplir des tableaux Excel, sans aucune pensée pour celle qui vous a donné la vie (c’est pas très Feng Shui tout ça !).

Tiens, et si on allait faire un tour du côté de chez Agatha, pour un bijou aussi joli que son prix ? A l’occasion de la fête des mères, et pour nous aider à faire notre choix, la marque lance l’opération « AGAT’it » : un quizz avec 4 questions clés permettant de définir le profil de notre maman : fashion, coquette, discrète ou classique.

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Les paradis perdus

christmas

Si j’étais aux affaires publiques – c’est possible, j’ai fait des études juridiques – j’interdirais les Noëls sans enfants.

Je peux en parler en toute légèreté cette année, puisque c’est mon tour « avec », mais ceux qui ont pris le 50/50 dans le terrible jeu familial le savent. Dans cette équation où tout est savamment divisé en temps égal, si on arrive tant bien que mal à se faire à l’absence de l’enfant une semaine sur deux, l’année du Noël « sans » est l’épreuve qu’on ne souhaite à personne. Pas même au pire troll de blogs féminins…

Ok, le calendrier de l’Avent est aussi un passage un peu désagréable. Certaines de ses cases désespérément fermées en décembre nous rappellent que le partage n’est pas toujours une chouette notion.

Mais après tout, ce n’est que du carton avec des petites fenêtres et du chocolat bas de gamme à l’intérieur. Pour ma part, j’ai arrêté d’en acheter, ça me faisait le même effet que Les paradis perdus de Christophe (oui, oui, l’envie de chialer).
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Such a perfect day

tutu la redoute

Je n’avais jamais autant pleuré à un mariage que samedi dernier. D’ailleurs, je n’avais jamais pleuré à un mariage avant (les enterrements suffisent amplement à nous vider les voies lacrymales n’est-il point ?).

Je ne sais pas si c’est ce lien tout particulier qui me lie à l’un des mariés (24 ans d’amitié, des années de colocation, des fous rires partagés, des câlins pour se consoler, des chorés sur Madonna, des vacances au bout du monde, des soirées pyjamas, des pétards échangés, des dancefloors piétinés, La Boum vautrés dans le canapé, le désert jordanien, des jeux de mots pourris, des pleurs partagés …), ou bien la conscience de participer à une des grandes avancées sociales de la décennie, mais ce mariage n’était pas que gai. Il était surtout empli d’émotion.
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