Arrêter de fumer avec la cigarette électronique

    

J’ai arrêté de fumer le 30 octobre dernier, il y a un peu plus de 3 mois. Je ne pensais jamais pouvoir écrire cette phrase un jour. Comme beaucoup de gens, j’ai une béquille : la cigarette électronique. C’est compliqué de se séparer de sa meilleure ennemie après 30 ans passés ensemble. Les moments de joie, de fête, de tristesse, les parties de cartes jusqu’au bout de la nuit, les clopes secrètes de l’adolescence, toute une vie.

Je n’ai jamais eu vraiment envie d’arrêter de fumer, d’ailleurs je n’avais jamais réellement essayé. J’aimais ça.
Il y a eu un déclic, couplé à la volonté. Je passais la soirée chez une amie à Paris, je dormais chez elle, j’ai sorti de mon sac mon tee-shirt de nuit (celui avec Snoopy délavé par les années). Une odeur de clope froide dégueulasse m’a donné un grand sentiment de honte. Et de dégoût.

Dans un univers feutré et non fumeur (mon amie a arrêté il y a deux ans grâce à la cigarette électronique), mon addiction m’a sauté au visage. J’ai pensé, plus fort que d’habitude : il fallait que ça s’arrête.
Le lendemain matin, alors qu’on discutait devant nos cafés, elle m’a dit, d’un air inquiet, tu as vraiment la voix très éraillée, fais gaffe quand même. J’ai répondu que je savais.

Quelques heures plus tard, avant d’arriver chez moi, je suis passée au bureau de tabac. J’ai acheté une cigarette électronique, des liquides pour mettre dedans. Je n’ai pas retouché à une cigarette depuis. Mais la cigarette électronique est, depuis, ma meilleure amie. Voilà quelques conseils et informations sur le sujet.

Choisir la meilleure cigarette électronique pour vous

Dans le bureau de tabac, on m’a fait un très sérieux comparatif des cigarettes électroniques haut de gamme. Je voulais absolument acquérir une cigarette électronique à fumée épaisse, car c’est celle qui reproduit le mieux les sensations de la vraie cigarette. Personnellement, je trouve qu’il faut tirer des grosses bouffées, sinon on est frustré et on peut rebasculer très rapidement.

Plus les cigarettes électroniques sont grosses, plus le tirage est grand et plus la fumée est épaisse. Mais on m’a déconseillé d’en choisir une énorme, plutôt faite pour des mains d’hommes, que j’arriverais difficilement à prendre en main.
Finalement j’ai choisi une e-cigarette de taille moyenne. Elle me convient parfaitement.

Bien choisir le dosage en nicotine du liquide pour la cigarette électronique

Je sais qu’il y a des gens qui fabriquent eux-même leurs liquides, en regardant des tutos Youtube. Personnellement je ne m’aventurerais pas là-dedans (déjà que je ne fais ma lessive à l’aide de paillettes & co…).

Le taux de nicotine d’un e-liquide se choisit en général en fonction de sa consommation de tabac. On peut choisir entre 5 taux différents : 16 mg/ml, 11 mg/ml, 6 mg/ml, 3 mg/ml ou 0 mg/ml.
Fumant entre 15 et 20 clopes par jour, j’ai choisi le 11 mg. Cela m’a bien convenu au début, j’ai 3 jours un peu compliqués au niveau du manque (mais rien d’insurmontable).

Seulement voilà, au bout d’une semaine je me suis mise à faire des insomnies terribles, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. En farfouillant sur Internet, j’ai lu qu’un surdosage en nicotine pouvait provoquer des insomnies…
J’ai donc changé mon dosage en nicotine et opté pour le 6 mg/ml depuis deux mois. Et les insomnies ont disparu.

Et après ?

C’est mystère et boule de gomme. J’ai décidé de descendre bientôt à 3 mg/ml de nicotine, je verrais bien mais je suis confiante. Je me dis que, petit à petit, en réduisant le dosage et en me désaccoutumant, je n’aurais peut-être plus besoin de ma béquille. Je ne sais pas quand, je ne suis pas pressée.

Sincèrement, j’ai trouvé qu’arrêter de fumer n’était pas si dur. Je pense que tout est question de moment. Les trois premiers jours étaient compliqués, mais pas au point de se taper la tête contre les murs (ni son conjoint, toujours fumeur). Régulièrement, le temps de 10 ou 20 secondes, une envie irrépressible de fumer me prend. Je respire un grand coup, ça passe. Tout passe.

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2 commentaires

  1. sylvie dit :

    félicitations !!! j’en suis à 2 ans (arrêt le 5 février 2020) arrêt net, sans « béquille ». comme on dit, j’ai fumé la dernière du paquet et je me suis dit plus jamais.
    un jour d’embrouille avec chéri, je lui en ai piqué une (après 6 mois sans clope) à la 1ère taffe j’ai cru vomir mes boyaux !!! je l’ai jeté et j’ai dit plus jamais car je n’y trouve rien d’agréable.
    mon conjoint est toujours fumeur et fume dans la cuisine. l’entourage d’autres fumeurs ne me fait ni chaud ni froid.
    je suis sûre et certaine que je suis guérie de 30 d’esclavage !!!
    bravo à toi violette, bravo à nous

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