Baby you can drive my car

    

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Parmi les nombreuses choses auxquelles il a fallu me réhabituer en campanule – écrit la fille affalée dans son canapé du 18ème arrondissement -, il y a la caisse. Tout en haut du podium de mes angoisses.

Quand j’ai eu mon permis, à 18 ans, j’étais celle qui trimballait tout le monde en soirées étudiantes dans sa petite Golf verte métallisée (j’avais déjà un penchant pour le glitter, Joan Collins, et tout ce qui brille), affrontant la nuit, la pluie et tutti quanti des relouteries routières avec une insolente décontraction. Après 4 années à arpenter les routes de ma province, j’ai vécu un événement dramatique dans mon entourage – un accident de voiture pour dire les mots -, qui a paralysé toutes mes velléités de conduite. L’angoisse, des vraies crises d’angoisse, de panique, qui ont fini par me faire lâcher le volant définitivement (la peur d’avoir peur, vous voyez le serpent…).

Comme peu de temps après je suis arrivée à Paris, ça m’arrangeait bien : plus besoin de voiture à la capitale, c’était plié. Depuis cette époque et jusqu’à l’an dernier j’ai dû conduire deux ou trois fois, genre 2 minutes et toujours dans l’appréhension et le stress, même sur un parking. Pas très glorieux.

Quand j’ai <<miaou coeur coeur love AEPT <3 licorne et paillettes>> l’amoureux, il y a bientôt deux ans, et qu’on s’est retrouvés de plus en plus souvent en Normandie, à 3 bornes du premier village à la ronde, je me suis dit oui bah il va conduire hein. Il a dit, au bout de 24h, bon bah tu vas conduire hein. J’ai murmuré je peux pas. Il a dit tut tut tut, tu montes dans la caisse (UN BREAK)(Je crie parce que c’est gros du cul), je viens à côté de toi, tu conduis !
J’ai répondu c’est une automatique je sais pas faire. Il a dit TU MONTES DANS LA CAISSE. Je suis montée dans la caisse, j’ai conduit 10 bornes sans problèmes, il a dit tu vois que tu assures. J’étais fière de moi, et je pensais qu’il allait me laisser tranquille après ça.

Il ne m’a jamais laissée tranquille. Pendant quelques mois, j’ai conduit quasi chaque week-end avec l’amoureux à côté de moi. Au début jusqu’au village à 3 bornes, ensuite jusqu’à « la ville » à 15 (bornes, pas kms/heure, on n’est pas des retraités). Quelquefois ça a recommencé – les palpitations, les mains qui tremblent, le coeur qui s’emballe -, une fois j’ai craqué et je lui ai demandé de prendre le volant. Les autres, j’ai pris sur moi comme jamais, bien décidée à affronter mes démons : j’ai alors ouvert la fenêtre en grand, respiré à pleins poumons, ragé intérieurement, écouté Céline Dion à fond (elle calme grave la Canadienne).

Après, depuis, ça a été, ça va mieux. J’ai beaucoup conduit en août dernier, effectuant des trajets seule de plus ou moins 50 bornes A/R, réalisant que de toute façon je ne pourrais pas aller chercher ma fille à l’école en taxi le vendredi soir (il n’y a pas de taxis, je crois…)(le charme de la campanule est impénétrable).
Parfois j’avais un fond de stress mais toujours, aussi, un immense sentiment de satisfaction, comme quelqu’un qui passerait son Bac chaque jour, et obtiendrait à chaque fois une mention. Peut-être pas la TB à tous les coups, mais une mention quand même.

Bien sûr, j’ai dû affronter le premier créneau. Avec LE BREAK (gros du cul).
Je crois que j’ai gardé mon compas dans l’oeil pour braquer (salut, c’est Denis Brogniart dans F1 à la Une !), mais je merdouille toujours un peu au dernier moment, ce qui n’a pas manqué d’attirer l’oeil vif de Cyclamen : « C’est marrant ça, Maman, tu te gares toujours très loin du trottoir ! » (…) « Mais, ma chérie, c’est pour laisser respirer l’asphalte ça, tu sais. C’est toujours bien de donner une petite zone de confort au trottoir pour qu’il ne se sente pas trop engoncé par les roues d’un véhicule. C’est un petit tip des as du volant, tu apprendras ça plus tard en jouant au 1000 bornes. » (…)

Évidemment, à un moment, j’ai aussi dû faire le plein d’essence (JE NE VOIS PAS CE QU’IL Y A DE DRÔLE ??). La première fois, je n’arrivais pas à dévisser le bouchon, j’ai foutu de l’essence sur mes mains et je me suis garée à 10 mètres de la dame à qui je devais tendre ma CB (la fameuse zone de confort du créneau, souvenez-vous…). Heureusement j’étais seule, parce que niveau cruchonnerie je crois que ce jour-là j’ai obtenu les félicitations du jury.

Tout ça vous semble sûrement rigolo. Mais si je vous le raconte (hormis le fait que l’autodérision est mon fonds de commerce), c’est aussi, surtout, pour vous dire qu’on peut arriver à surmonter des phobies/angoisses même si on pensait que c’était cramé pour toujours. Bien sûr, je ne sors pas trop de ma zone de confort – je ne me sens absolument pas capable d’affronter une autoroute, ni la nuit, pour le moment -, mais c’est un tel pas de géant pour moi, sur l’autoroute (ah ah ah quel humour bordel !) de mes névroses, que ça méritait bien un petit post plein de vanité. Grandement mérité.

(Illustration @Corrie Bond)

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49 commentaires

  1. Chapeau! Malgre ton humour on imagine combien c’est pas facile! C’est un super (re-)depart! Et il y a de quoi etre fiere :-)

  2. Nanou dit :

    Alors écoute, je te félicite, vraiment. Je sais hélas depuis (trop) longtemps l’enfer que sont les crises d’angoisse. Les attaques de panique plutôt. Et combien c’est DIFFICILE de surmonter ça, même si on SAIT que « c’est dans la tête-qu’il ne va rien nous arriver de vraiment grave (oui mais j’ai l’impression que je vais mourir là)-que plus tu as peur d’avoir peur plus tu auras peur (comment ça les autres ne comprennent pas? Pas du tout)-que faut pas y penser (ben oui tiens aujourd’hui je ferme le robinet de la pensée) et bla bla bla. Je n’ai pas pu partir en vacances avec mon mari et mes filles quelques fois. Rien que l’idée de sortir, de m’éloigner de ma zone de confort (oui c’est tout à fait ça, il nous faut un coin secure) me rendait physiquement malade. C’est TRES dur. Ca va un peu mieux mais je sais que « ça » me guette toujours. Toi quelqu’un de bienveillant et d’aimant t’as secondée et c’est bien. Comme dit ma meilleure amie, qui est espagnole, il faut y aller « pasito a pasito ». Et un pas après l’autre on prend un peu confiance, on est fier de soi (oui!) et le cercle vicieux devient vertueux. Tu vas le tuer ce serpent Violette. Je t’embrasse.

  3. Anne dit :

    Eh bien bravo!
    Allez, moi aussi, je suis parfois nulle. Jeudi dernier, par exemple, j’étais garée dans un parking aérien. En sortant, il y avait des travaux sur les bornes, donc on devait payer en sortie. Sauf qu’en descendant, il n’y avait qu’une borne qui marchait, et j’étais mal orientée pour y accéder (ça doit être aussi l’effet zone de sécurité). En essayant de mettre mon ticket, j’étais loin, donc j’ai malencontreusement appuyé (comme une débile) sur l’accélérateur. Oh, rien de grave, j’étais au point mort et avais mis le frein à main. Mais bonjour le bruit. Le gars qui réparait a eu pitié, il est venu me prendre le ticket… (pas de honte, non…)

  4. DOMINIQUE dit :

    Bravo, je ne peux dire que cela ! Difficile de surmonter des peurs irrationnelles, surtout quand cela implique une exposition aux autres et un danger. Vraiment, ça n’a pas dû être du gâteau, et mention spéciale aussi à ton compagnon qui a eu le courage de t’obliger, le courage de rester à côté de toi (rien de plus flippant qu’un conducteur balbutiant), et le courage d’insister.
    Vieille routière (haha) de l’autoroute, à la limite c’est moins intimidant que la circulation urbaine.

  5. Lou dit :

    Je comprends tout à fait !
    J’ai eu mon permis juste avant de quitter la vie provinciale pour Paris. Je pensais flipper et être nulle (il y a un historique familial de rater son permis à répétition) alors que j’ai adoré apprendre à conduire et que ça a été très facile. Et puis j’ai éraflé la voiture de ma mère le 1e jour sur un parking dans un excès de confiance (leçon : non, on ne peut pas se garer en 2nde). Ca m’a déjà un peu calmée :)
    Maintenant, je ne conduis que très rarement quand je suis en province mais tant que je peux me laisser conduire, j’y vais gaiement. Je conduis avec de plus en plus d’appréhension, je me sens de plus en plus gauche et la dernière fois avec 3 potes avinés dans la voiture, j’ai carrément confondu embrayage et frein (honte suprême mais il faut dire que j’ai beaucoup conduit d’automatique)…
    Toutes les peurs (le péage, l’essence, se garer) que tu évoques, je les connais par cœur ! En plus, j’ai peur qu’on juge ma conduite, je passe mon temps à me justifier alors que dans la vie en général, j’en ai rien à faire du regard des autres… Il y a aussi que je trouve que les gens prennent la conduite de manière trop légère, c’est une responsabilité énorme. Allez la prochaine fois, je me force à conduire.

    • violette dit :

      C’est marrant, c’est un peu pareil pour moi. Maintenant je suis + stressée quand il y a quelqu’un à côté à moi, j’ai peur de son jugement sur ma conduite. Alors que seule, je suis bien plus à l’aise.

  6. soniachocolat dit :

    Bravo bravo ! Je n’ai jamais eu ce genre de crises d’angoisse mais plusieurs personnes de mon entourage proche en ont eu, et notamment en voiture. Alors j’imagine combien ça a dû être difficile pour toi et je suis ultra admirative de ton courage !! Clap clap!

  7. A smart pigeon dit :

    J’ai perdu mon Père dans un accident de voiture. J’avais l’âge de Cyclamen.Depuis, j’ai une peur panique du volant. De l’accident en fait. Je ne fais pas non plus de vélo… C’est te dire. J’aimerais bien surmonter moi aussi cette peur. Parfois, je rêve que je conduis un 4X4 sur une route déserte du Montana. J’ai dû trop regarder les films de Redford… En tous cas, un grand bravo pour le travail accompli Violette. Vraiment.
    De mon côté,mon amoureux m’a offert une trottinette. C’est un bon début, non?

    • violette dit :

      merci ;-) Mais tu sais si la route du Montana est totalement déserte, ça veut dire qu’on peut se garer n’importe où. Du coup, je crois que ça va être easy même au volant d’un 4X4, non ?

  8. Alice dit :

    pareil
    il y a 20 ans (j’ai eu mon permis super jeune oui et alors ), queue de poisson sur l’autoroute, tête à queue entre deux camions, je me suis retrouvée dans le sens inverse de la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence.
    Inutile de préciser que je n’ai pas remis un pied (enfin tu comprends) sur l’autoroute pendant des années, et doucement sur les nationales.
    Puis j’ai repris l’autoroute, pour faire 25km max car il le fallait. Sur la voie de droite uniquement, sans jamais doubler.
    J’ai allongé mes trajets tout en restant le nez collé au cul des camions (enfin tu comprends aussi), si l’un deux me faisait des appels de phares (enfin ceux qui me doublaient), je m’arrêtait paniquée sur l’aire suivante, pensant qu’une de mes roues était en train de se décrocher.
    Puis j’ai commencé a doubler, sur la voie du milieu, et puis tant qu’à faire je restais toujours sur la voie du milieu, jusqu’au jour ou les gendarmes m’ont fait signe de les suivre, je roulais trop lentement …
    depuis un an, ça va mieux, enfin….
    j’ai de plus en plus besoin de prendre la route pour aller voir des amis chers, pour aller à la mer car mes parents y ont acheté un appartement, pas envie de louper ça.
    maintenant je mets le limitateur de vitesse ;)

  9. Katia dit :

    J’ai passé mon permis il y a 18 ans, et si j’ai été pleine de fougue pour conduire juste après son obtention, la vie parisienne a fait que je n’ai quasi plus conduit ensuite.
    Récemment, je me suis forcée à m’y remettre (les kids, tout le bordel…) et, un peu comme toi, je suis tétanisée dès qu’une autre voiture approche, j’ai des sueurs froides à l’idée de devoir me garer, et je ne tolère ni qu’on me parle (sauf pour me donner la route à suivre) ni qu’on mette de la musique pendant que je conduis, tellement je dois me concentrer de toutes mes forces.
    Cet été, je me suis donné des coups de pieds au cul, et j’ai conduit régulièrement (mal, d’accord, mais quand même…), j’ai même fait un bon bout d’autoroute. Je voulais pas, pas du tout, mais il se trouve que ce con de GPS n’avait pas indiqué qu’il fallait en passer par là pour rejoindre l’autre nationale. Et tu sais quoi, en fait, l’autoroute, quand c’est pas blindé de gens stressés, c’est vraiment agréable. Si si.
    Un peu trop, d’ailleurs, vu que je me suis pris la première prune de ma vie, pour un dépassement de 2km/h de la vitesse autorisée. Je me sens à la fois saoulée (putain 1 point et 45 boules) et fière (putain moi aussi je peux faire la rebelle sur la route alors ?)
    Bref, tout ça pour dire BRAVO + je te reçois 5/5 + j’en prends de la graine :)

    • violette dit :

      Je vois EXACTEMENT ce que tu veux dire au sujet de la prune+fierté, et aussi par rapport à la concentration (personne ne doit me parler ni mettre la musique trop fort !!!). Je crois qu’on est sur la même longueur d’onde même si tu es en avance sur moi (l’autoroute me paralyse pour l’instant).

  10. Edith dit :

    Je n’ai pas le permis…

  11. lullaby dit :

    Comme je te comprends Violette !
    J’ai 38 ans aujourd’hui, et j’ai eu mon permis à l’approche de mes 20 ans. J’ai acheté une petite voiture pourrie (une première voiture, quoi) (une supercinq <3 )2 mois après. Et 15 jours après, j'ai eu un accident de voiture. C'est moi qui étais au volant, ma bestah était à côté. Je rassure tout de suite toute le monde : nous allons bien. Mais ma voiture a été totalement détruite (un connard bourré a tout simplement oublié de freiner et nous a littéralement foncé dessus, côté portière passager) et est partie à la casse. Ma copine a perdu connaissance et ce sont les minutes les plus dramatiques de ma vie (sans exagération aucune).
    Bref, nous allons bien. Ma copine conduit, elle.
    Moi, après ça, je n'ai plus conduit pendant des années, tétanisée, angoissée en voiture même dans celle des autres.
    Le truc, c'est que quand tu as un accident, tu prends conscience du danger. Je n'oublierai jamais l'impact (car oui, nous avons donc vu la voiture foncer sur nous et avons bien senti l'impact. Même si mon amie pense qu'elle s'est évanouie de peur juste avant).
    Je ne raconte pas quelque chose de drôle, tu l'as fait, toi, avec beaucoup plus d'humour.
    Je sais que je conduis bien, je ne suis pas un danger car je suis HYPER concentrée et que je respecte tout à fond, distances de sécurité, limitations de vitesse… car oui, il m'est arrivé de reconduire très épisodiquement trèèèèèèèèèèès longtemps après (j'avais même repris des heures de conduite) et, comme toi, sur l'impulsion d'un amoureux bienveillant. Et puis en fait, comme toi, je n'ai pas besoin de conduire, je vis en ville et tout est à côté. Alors je me contente de cette situation et je sais que je ne rachèterai jamais de voiture. Prendre encore la responsabilité de quelqu'un ? Plus jamais. ce souvenir ne me lâchera jamais. Et puis les arguments tombent aussi : c'est écolo, c'est économique, c'est un stress en moins, pas de problème de stationnement, de faire l'essence (mon dieu comme je me revois ! :D ), etc.
    J'ai eu une petite fille l'an dernier. Je me vois déjà très bien tout faire avec elle en taxi. Ton témoignage me démontre que ce ne sera peut-être pas aussi simple, l'avenir nous le dira.
    Merci de t'être livrée, je regrette déjà un peu de l'avoir fait aussi parce que je n'ai pas su faire court, mais je voulais te dire à quel point je comprends chacun de tes mots.

    • violette dit :

      Non, non, il ne faut surtout pas regretter d’avoir écrit ces lots, bien au contraire ! Le blog n’est pas, pour moi, à sens unique. Et ça fait du bien de lire les témoignages de chacune. Tu as vécu un événement dramatique, et je comprends très bien le traumatisme (j’ai toujours trimballé ma fille en taxi ou en bus à Paris).

      Là, j’ai vraiment besoin de conduire quand je suis à la campagne, et j’ai énormément pris sur moi. C’était un vrai combat intérieur.

  12. coke dit :

    J’ai exactement le même parcours que toi. Pendant 15 ans, j’ai conduit tous les jours et aujourd’hui, je ne conduis plus du tout. Je pensais même reprendre des leçons de conduite. #nimportequoi!

  13. Pardon mais j’ai ri à la pompe à essence.
    Je n’ai jamais appréhendé de conduire, et heureusement car ici, comme toi en Normandie, la voiture est indispensable.
    Cela dit, j’ai peur quand je ne conduis pas (bonjour la confiance), et j’ai encore plus peur depuis que je suis maman…
    Maintenant mon aînée a son permis donc… j’ai peur ! Pas de sa conduite, mais du con en face.. J’ai perdu 3 amis dans 3 accidents de voiture quand nous étions jeunes (les routes étaient particulièrement pourries ici, à l’époque). C’est assez traumatisant pour ne pas y penser quand mes filles rentrent de soirée (non alcoolisées, mais peut-être que celui d’en face oui, ou qu’il aura un coup de pompe, ça arrive) ou prennent tout simplement la route.
    En tout cas, bravo d’arriver à dépasser tes peurs ! C’est un peu de liberté que tu gagnes à chaque tour de roue.

    • violette dit :

      Ah oui j’imagine bien le stress dans quelques années quand ma fille sera plus grande (on n’en sort jamais, finalement ;-)

  14. Michaela dit :

    Eh bien, je ne rigole pas du tout ! Je partage même cette énorme appréhension !
    Palpitations et grandes négociations pour se défiler dès qu’il y a question d’autoroute.
    Et même, je me suis toujours arrangée à ne pas prendre l’essence, ce qui, maintenant devient carrément inavouable donc je suis obligée de continuer mon jeu.
    Courage, t’es sur la voie de guérison et les mentions, tu les mérites bien !!!!

  15. Bynoemie dit :

    Oh comme je comprends… J’ai eu plusieurs accidents jeune, avec ma maman et n’ai jamais voulu passer le permis. Mais bon, maintenant j’habite à la campagne (mais en région parisienne) donc ça passe mais c’est un peu chiant. J’ai bien envie de tenter la chose… Reste à trouver le temps, avec un bébé de 17 mois + le boulot, je crois que ça attendra le 2ème, faut occuper son congé mater intelligemment! Bon et c’est TRÈS bien de se garer loin du trottoir c’est pour laisser passer les gentilles mamans avec leurs poussettes parce que quand le trottoir est étroit et que les voitures le collent ça m’énerve (et je tape dans les rétros…rien à foutre z’ont qu’à faire gaffe vais pas descendre sur la route avec mon tank et mon bébé dedans,nan mais oh!) tu protèges seulement ton véhicule des mères psychopathes énervées :)

  16. wilfing machine dit :

    Bonjour, je m’appelle Wilfing et je ne conduis pas…. Plus de 2 décennies de permis au compteur (j’ai eu mon permis à 8 ans…) et presque autant à ne pas conduire. Après quelques mois, ma voiture avait rendu l’âme et moi les armes. A la courte époque où j’ai conduit, j’étais coincée entre excés de confiance et peur panique (allo Docteur ?). Je crois que pour conjurer ma peur, je me forçais à conduire d’une manière que je ne contrôlais pas du tout (excés de vitesse, freinage à la dernière minute) et qui m’a fait passer à ça d’accidents…
    Et à l’angoisse de l’autoroute, du pneu qui crève à 120km/h, du plein d’essence, du passage dans des rues étroites avec voitures garées de chaque côté, et des autres voitures en général, s’ajoutait la peur de ma propre incapacité.
    Bref, je déteste conduire et donc je ne le fais pas. Poils aux bras.

  17. Isabelle dit :

    J’ai l’impression d’entendre mon histoire… Sauf que je vis toujours à Paris et que je n’ai pas retouché un volant depuis des siècles, avec une bonne dose de culpabilité (parents âgés, impossible de les véhiculer) et cette sensation d’échec à chaque été et ses bonnes résolutions (je reprends des cours… Ben non, en fait non). C’est idiot, mais ça fait un bien fou de t’entendre dire que c’est possible. Merci

    • violette dit :

      Merci à toi pour ton témoignage !

    • Zout dit :

      Pour tout te dire jeudi je pars avec ma voiture et des collègues passer un examen pro. C’est pas moi qui vais conduire, je laisse le volant à l’une d’elles pour passer l’autoroute sinon on en a pour 4h pour aller dans l’Oise… Le pire c’est qu’on cherche une nouvelle maison plutôt excentrée et que je devrai prendre la voiture tous les jours alors qu’aujourd’hui on fait tout ou presque à pieds. Et ça ne me fait pas plus peur que ça. J’aime bien conduire, ça me détend même plutôt, même quand Pierre est dans la voiture mais l’autoroute je n’ai pas l’habitude, je préfère me taper tout le centre ville plutôt que de prendre le périph amiénois, tout ça n’est pas du tout rationnel. La trouille ne l’est pas de toutes façons. Parfois je me force quand je suis toute seule mais je ne fais qu’hurler après les camions et les autres voitures (c’est assez marrant pour celui qui est passager d’ailleurs, je montre une autre facette de ma personnalité ahah!). Bref ça fait plaisir de voir qu’on n’est pas seule en effet, il y a beaucoup de commentaires concordants aujourd’hui!

  18. Chris dit :

    Mon permis je l’ai eu dans une pochette-surprise (aka permis militaire converti en permis civil) en apprenant sur une méhari et conduisant soit des pistes de char de combat pour les manoeuvres, soit sur des petites routes peu fréquentées. Autant dire que je n’étais que très moyennement préparée à la conduite en milieu normal. J’ai donc pris quelques leçons en auto-école avec un moniteur si peu patient, il m’engueulait sans arrêt et je stressais les jours de leçon, que j’ai vite arrêté. Etant sur Paris ça n’était pas gênant. Puis j’ai acheté une voiture avec laquelle je me suis pas trop mal débrouillée en évitant les grosses difficultés (genre périphérique). Puis plus de voiture à moi et celle de l’homme que j’ai conduite jusqu’au jour où j’ai eu droit à une engueulade mémorable. Donc je n’ai plus touché un volant pendant plus de 10 ans. Je m’y suis remise petit à petit avec celle de maman (quand tu veux aller à la plage à 25 km de chez elle c’est mieux que par le bus). Maintenant je me surprends à aimer conduire et grand grand progrès, quand on part en balade avec maman, elle me laisse souvent les clés car elle trouve que je conduis vraiment bien. Tout ceci me redonne confiance.
    Je n’ai jamais craint de prendre l’autoroute, au contraire ça m’a toujours rassurée. Maintenant je maîtrise bien les routes de campanule, il faut que je m’entraîne sur les routes de montagne (éviter de freiner à chaque virage), par contre la conduite en ville j’ai toujours peur, ainsi que le périph’. Mais pour ces deux dernières choses, ça n’est pas bien grave, on peut faire avec d’autres moyens de transport.

  19. Zout dit :

    C’est formidable d’avoir réussi à affronter tes démons, et cet amoureux a l’air d’être vraiment super, il te fait te dépasser <3 moi j'ai frotté la voiture samedi soir, je suis allée me dénoncer en minaudant grave et le proprio de la voiture m'a dit que c'était pas graaaave, alors je suis bien contente! Pourtant je suis, sans vouloir me la péter (mais quand même un peu) la queen du créneau ;) par contre je ne conduis pas sur l'autoroute. Trop vite, trop de monde…

    • violette dit :

      Han ça me rassure pour l’autoroute, je vois que je ne suis pas la seule ici à appréhender le truc !

  20. anne dit :

    Bonjour Violette,
    je sais exactement de quoi tu parles parce que je ressens exactement les memes angoisses. Et ca peut partir de rien du tout, du genre, on est invité à un anniversaire en semaine a la camapagne, et comme je bois peu/pas d’alcool je sais que je vais devoir conduire > ou comment angoisser 2 semaines avant. et apres le trajet terminé, grande fierté

    Je ne sais pas combien de km je vais encore avoir besoin avant que la peur au ventre ne me quitte

  21. Fressine dit :

    Hello Violette. Comme je viens tout juste d’avoir mon permis en début d’année, autant te dire que niveau aisance derrière le volant, y’a du boulot. Surtout que si j’ai attendu aussi tard avant de le passer c’est pas pour rien, la conduite m’ayant toujours profondément intimidée. En plus conduire tous les jours à Paris avec ma petite fiat avec son gros A à l’arrière, entourée majoritairement de grosses voitures puissantes et en étant l’une des rares à respecter vraiment le code de la route, je suis constamment la personne à abattre pour la plupart des automobilistes que je croise et ils me le font bien sentir soit en me collant aux fesses pour me pousser à l’excès de vitesse, soit en me klaxonnant une demie-seconde après que le feu soit passé au vert (et je force à peine le trait).
    Clairement, ce ne sont pas les conditions idéales pour me rassurer sur ma légitimité à conduire donc te lire aujourd’hui (et tous les commentaires de personnes également stressées par la conduite), ça m’a fait un bien fou car je me sens moins seule.

    • violette dit :

      Bah chapeau Fress’ d’être jeune conducteur à Paris !! Je pense sincèrement qu’après ça, tu peux conduire PARTOUT comme une reine.

  22. J'aime les petits pois dit :

    La premier fois où j’ai mis de l’essence j’ai réussi à :

    – casser le capuchon du réservoir ,
    – mettre du SP 95 au lieu du diesel et
    – ne présenter aucun titre de paiement car j’avais oublié mon sac à la maison donc je me suis retrouvée devant le type de la station comme une con.

    Excuse moi de te le dire mais niveau cruchonnerie, tu es une petite joueuse. ;)

    Je n’ai jamais eu d’accident mais je conduis peu et j’avoue toujours avoir cette petite boule au ventre désagréable lorsque je m’apprête à faire un trajet que je n’ai jamais fait, comme si je conduisais pour la toute première fois.

    Tout mon soutien pour toi <3
    Hélène

  23. cheun dit :

    Mais tu as l’excuse parfaite pour te garer loin du trottoir : il faut laisser la place au balayeur de faire son travail !
    et voilà, la prochaine fois que tu as besoin d’une excuse bidon, tu m’appelles ;-)

  24. lilidesacy dit :

    j’ai passé mon permis à 27 ans après une vie citadine en vélo et suite à un changement de vie qui m’a conduite en semi campanule (en province quoi) et ben je te raconte pas la galère. J’ai mis 3 fois à l’avoir et au début, j’étais vraiment pas mal niveau cruchonneries (j’ai défoncé l’aile droite en la sortant de la maison de mon mec, j’ai défoncé les enjoliveurs à chaque créneau, bref, je me suis pas mal tapée la honte). Encore récemment un de mes collègues a du faire à ma place une marche arrière sur une route à sens unique en courbe en pleine cambrousse et j’ai eu l’air con. Mais bon, quelle liberté que diable quand même. Moi c’est ce que ça me procure : un sentiment de possible et de liberté tenace (genre je prends mas caisse et je roule toute la nuit et j’atterris à la plage). Alors bravo bravo d’avoir bravé ton traumatisme et d’avoir repris ta liberté face à cette peur qui emprisonne.

    • violette dit :

      Je commence, parfois, quand je connais bien la route (sinon je suis en stress total tellement je n’ai aucun sens de l’orientation), à éprouver ce sentiment de plénitude et de liberté comme tu dis. On a l’impression que tout est possible, ça fait un bien de dingue !

  25. Sandrine dit :

    J’ai toujours aimé conduire, c’est un sentiment de liberté immense, j’ai l’impression qu’avec mon vieux tacot je peux aller à l’autre bout du monde. Et pourtant, un gros accident est passé par là, aussi. Mais comme quand on tombe de cheval, j’ai été contrainte de re-conduire tout de suite après. Je crois que c’est ce qui m’a sauvé. Aujourd’hui j’aime toujours conduire mais je stresse terriblement quand mes filles (20 & 22 ans) sont seules au volant (et moi à côté, je cherche encore la pédale du frein…).

  26. MMa maman avait une phobie de la conduite, je me souviendrais toujours je crois des 10h que ça nous prenais pour aller de la Lorraine au Nord pour les vacances d’été…
    Du coup je suis heureuse que mon père (parents divorcés) ait été là pour faire la conduite accompagnée. Il m’a vraiment donne confiance en moi de ce cote la et maintenant j’adore conduire. J’ai même pris plaisir à conduire de l’autre cote de la route en Ecosse.
    En plus ici c’est vraiment beau, les routes qui serpentent entre montagne et campagne.
    Et le Montana étant voisin, je confirme que les routes sont plutôt désertes. D’ailleurs vu la taille des véhicules ici les routes sont bien souvent plus larges et les places de parking plus conséquentes aussi.
    Bravo en tous cas à toi pour avoir su dépasser ta peur, ce n’est pas évident (pour moi c’est le dentiste)

  27. AnoucheK dit :

    J’ai appris et passé mon permis de conduire à Paris (il y a 20 ans…). Je conduisais pas très souvent (genre 1 fois par semaine) et je supportais assez bien.
    Pi un jour, j’en ai eu marre de devoir « forcer » le passage pour sortir de la Place d’Italie.
    J’ai fait 3 fois le tour.
    J’ai posé la bagnole et me suis dit « plus jamais ».
    Je conduis très très occasionnellement (genre 1 fois par an et dans ma campanule) et je ne sais pas si je dépasserais un jour l’angoisse et le stress qui me saisisse quand je suis derrière le volant.
    Pourtant, même pas de trauma type accident, rien, juste le stress, le vertige de la vitesse, la conscience aigüe de la fragilité de la vie… et ça a même empiré avec les enfants…
    Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles je ne me vois pas quitter Paris (et aussi parce que j’aime cette ville hein !)
    Bravo à toi en tout cas d’affronter ça.

  28. Michele dit :

    Pareil pour moi,pourtant personne n’a eu d’accident parmi mes proches mais quand je conduisais il m’arrivait de faire des attaques de panique (ça a été lié à un changement de vie,je me sentais moins sécure), je pense à la mort quand je conduis, une sorte de vertige (j’ai le vertige),la fragilité de la vie dans cette petite carcasse à grande vitesse,la perte de contrôle…. Cela m’arrive moins souvent, voir pas du tout si je peux m’arrêter ouf!!! Autant dire que l’autoroute c’est fini et je me sens super frustrée, mais je me soigne.Je pense que c’est lié à un manque de sécurité et de confiance en soi(in my case) car je n’ai absolument pas peur en tant que passagère. Bref une grande névrosée,héhé:/

  29. Esther dit :

    Ah, mais comme ce post me cause!

    Moi j’étais comme toi.Raté le permis quatre fois. Petite, je m’étais fait renverser par une voiture. Et puis,le 31 décembre de juste avant l’année de mes 30 ans j’ai dit fuck, je vais bien l’avoir ce permis. Et je l’ai eu. Ca me faisait une belle jambe de l’avoir, n’est-ce pas, vu que j’étais parisienne! Et puis un jour j’ai aussi rencontré l’amoureux, j’ai conduit un peu, morte de trouille, et puis de fil en aiguille on a déménagé en province, et maintenant, non seulement je conduis sur l’autoroute MAIS EN PLUS avec des voitures louées. Et pour couronner le tout, maintenant je pars en vacances seule avec les enfants. Si ça se trouve, la prochaine fois je passe mon permis poids lourd.Je comprends trop pour la station essence, moi c’était pareil, et j’avais super peur de me garer dans le parking de mon boulot devant mes collègues. Et puis en fait, ben quand on n’a pas le choix, on s’habitue. Courage Violette, et bravo!

  30. Mayoun dit :

    Mais oui cela fait du bien de lire ces témoignages de courage quotidien. J’ai failli perdre ma fille de 2 ans, renversée par une voiture et très gravement blessée. J’ai peur tout le temps, de tout, depuis 15 ans. Alors j’ai décidé de me réjouir à chaque instant qu’elle soit vivante, et son frère aussi, et les autres enfants aussi, et que cette peur ne nous entraverait pas. Et c’est pour cela aussi que j’aime ce blog: nous sommes légères, mais pas que.

  31. Magadopte dit :

    J’en peux plus de tous ces gens qui manquent de civisme, qui s’insultent, qui se mettent dans des états impossibles, j’aime de moins en moins conduire, on a vendu notre voiture il y a quelques mois et on fait tout à vélo ou en transports en commun. Et on loue une voiture si nécessaire, que je conduis parce que mon mari (mon boulet) ne sait pas où il a mis son permis. Mais j’adore je me sens plus libre que jamais. En revanche, on pense à la campanule pour un jour peut-être, mais faudrait pas que ce soit de la campanule trop isolée, parce qu’on envisage pas de racheter une voiture (mais 3km, ça se fait bien à vélo !).

  32. marion didier dit :

    AH BEIN PA-REIL !!
    10 ans de Paris sans voiture, ça m’allait très bien !!Eet un jour j’ai emménagé à Marseille ; alors oui il y a métro bus tram à Marseille mais tous les endroits ne sont pas desservis de manière égale d’une, et de deux le soir c’est trèèèès compliqué de sortir sans voiture. Comme toi j’ai dû prendre sur moi, d’autant que la conduite ici est un peu sport, ça double sans cligno, ça klaxonne à tout-va et je ne parle pas des 2 roues absolument partout (ANGOISSE TOTALE) mais on fini toujours par y arriver !! Il faut juste prendre son temps, et si le mec derrière n’est pas content, bein c’est pareil !! Aujourd’hui je prends la prend la voiture sans pbm (bon certes il m’aura fallu une bonne année + pas mal de tôle froissée!), je me gare, je vais même dans des endroits improbables où les rues sont en pente, hyper étroites et ou il faut manœuvrer comme pas possible si on a le bonheur de croiser une voiture en face (et à Marseille il y en a des tas des rues comme ça!!), mais quelle fierté quand on y arrive, et quel sentiment de liberté aussi :) courage pour la suite et bravo jusqu’ici!!

  33. Camille dit :

    Te dire que ce billet me parle, c’est peu de choses. J’ai mon permis depuis mes 20 ans après 69 heures de conduite accompagnée (le record de mon prof d’auto-école qui exerçait pourtant depuis 30 ans) (je demande une standing ovation). Depuis, j’ai dû toucher un volant à trois reprises, chaque fois avec des mains moites et la boule au ventre. Blocage total, je passe par des phases de guerrière où je me dis que je dois surmonter ça, et par d’autres où je m’en sens incapable. Ne pas être capable de conduire, c’est tellement loin de l’idée que je me faisais de la vie d' » » »adulte » » » et de l’idée que je me fais de l’indépendance, de la liberté, de l’autonomie, du dépassement de soi… C’est mon boulet, mon blocage, ex aequo avec la clope, que je n’arrive pas à lâcher. Le jour où j’aurais troqué ma cigarette contre un volant, je pourrais mourir tranquille. (D’un accident de voiture) (T’as vu, c’est pas gagné.)

  34. lavieenrouge dit :

    J’ai eu mon permis en dix fois ! à cause de la phobie des lignes droites. Et puis lorsque je suis venue travailler à Paris je n’ai plus eu besoin de voiture. Lorsque je suis revenue au bercail, j’ai acheté une moto mais au bout d’un an j’ai préféré prendre une voiture, en moto je ne dépassais pas le 40 km /heure. J’ai acheté une Smart, c’est très facile à conduire, mais j’ai dû conduire sous Xanax au début pour dédramatiser la conduite. Et puis j’ai pris de l’assurance. Avec ma Smart je suis allée de ParIs à Barcelone assez souvent et même en faisant un crochet via Genève. Quelqu’un m’a dit que la peur de la conduite c’est comme la peur de voyager l’avion, que j’avais aussi, il parait que c’est parc que l’on veut tout contrôler. Donc je comprends bien to histoire.

  35. Gina dit :

    Ha mais je ne commente pas souvent mais la Violette ça FAIT DU BIEN ! Entre mon premier passage de code et mon permis que j’ai eu en juillet il s’est passé dix ans, et quand j’ai eu mon permis j’ai pleuré à chaudes larmes parce que je me suis dit que je n’arriverai jamais à conduire toute seule. Bon, j’ai pas le choix, aménagement en campanule normande oblige (tiens tiens). Bref, j’y vais mollo (pas d’autoroute non plus que diable !), mais j’y vais et ça c’est incroyable pour moi et j’en suis fière. Je voulais te remercier de ton post parce que vu le nombre de commentaires un peu comme le mien, je vois qu’en fait on est plein de cassos du volant et c’est tellement rassurant de se sentir moins seule !

  36. Oriane dit :

    Bonsoir Violette,
    Bon, je vais être un peu hors sujet, le sujet c’est  » La conduite, les peurs et comment les dépasser « , pas  » rigoler comme une poilue ». Mais je voulais vous remercier : j’ai ri mais j’ai ri! Quel écriture bon sang! Merci et bravo! En fait je ne suis pas si hors sujet que ça… Rire est la meilleure parade a l’angoisse ;)
    Tendresse,
    Oriane

  37. Ally dit :

    Ton post et tous ces commentaires me rassurent. Je suis comme toi, un vieux permis en poche (mais où l’ai-je rangé ??) et une vie en plein centre depuis 15 ans. Je suis pétrifiée à l’idée de reconduire et pourtant, cela devient de plus en plus nécessaire, notamment pour les activités de ma Kadafette. Du coup, ton expérience m’encourage…you did it ! Je suis fière de toi, et ça me donne du courage. Je vois que l’amour te donne des ailes, mais pas que..bravo donc aussi à l’amoureux !

  38. violette dit :

    Merci à toutes, vous êtes des coeurs (et des grandes angoissées de la vie, BORDEL !).

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