La définition du bobo parisien : Paris pas d’âme

bobo parisien

Les copains, sachez-le, il n’y a pas plus « cliché » qu’un parisien. Malgré sa furieuse volonté de se détacher du commun des français (i.e. le provincial), le parisien colorie sa vie couleur carte postale.

Il a beau se gausser des images d’Epinal aperçues dans les séries US pour filles (le manège en bois, la baguette, Montmartre…), ses week-ends auraient inspiré Toulouse-Lautrec si ce dernier ne nous avait pas quittés prématurément d’un abus de tise ; mélanger absinthe et le cognac c’est original, c’est vrai.

– Dès le printemps, le parisien envahit la terrasse la plus proche quitte à déjeuner sur les genoux de son voisin de micro-table : le parisien se fout de la proximité, du moment qu’il affiche un hâle de cagole cannoise sitôt les cloches de Pâques passées.

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Lou-la-pupute

L’autre fois que Cyclamen m’aperçut pour la première fois avec ma nouvelle frange, elle s’écria « Oh, c’est trop moche ta frange ! » Merci, hein.
Heureusement, j’étais plutôt de bonne humeur ce soir-là, et c’est avec un sourire las que j’accueillis son méchant verdict. Puis, elle précisa sa pensée : « Pourquoi t’as pas fait une frange en biais comme Lou (c’est sa copine un peu pupute) ? »
J’ai demandé ce qu’était exactement que ce concept étrange de frange en biais. Elle m’expliqua que c’était une sorte de grande mèche qui tombait sur un oeil et faisait trop classe.

« Je m’excuse« , j’ai répondu, « mais déjà je vois pas comment Lou-la-pupute serait devenue classe en un clin d’oeil. Et puis surtout, j’ai pas envie de raquer pour des lunettes d’hypermétrope à cause d’une mèche un peu vulgaire.« 

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