La marinière.

Si on me demandait quels vêtements j’emmènerais avec moi sur une île déserte (en imaginant que le climat y soit tempéré et qu’on m’ait demandé préalablement quel livre aurait ma préférence, et que j’aurais répondu un truc du style Bonjour tristesse de Sagan ou n’importe quoi d’Hemingway pour faire intellectuelle, alors qu’un bon abonnement de 6 mois – renouvelable – à Voici provoquerait bien plus d’excitation)(record de longueur de parenthèse EVER), je répondrais sans hésitation : un jean droit, un blazer noir bien coupé et une marinière.

Climat tempéré MAIS sable partout, d’où l’absence de chaussures vous noterez <=y’en a là-d’dans.

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Cadre(s) de vie

Bien que l’amoureux soit un névrosé patenté du « planté de clous » (je vous en parlais ici lors de la négociation du mur de miroirs), quand Desenio m’a proposé de choisir des affiches parmi leur sélection j’ai tout de suite accepté.
Depuis notre emménagement dans cet appartement en août dernier, le mur au-dessus de la cheminée de la pièce à vivre restait désespérément nu, vierge de toutes mes velléités décoratives. Et ça suffisait comme ça, il était temps de prendre les choses en main.

J’ai donc commandé plusieurs affiches encadrées en loucedé sur Desenio. Quand elles sont arrivées, j’ai pris ma tête de Chat Potté, j’ai un peu remué la queue et j’ai dit Oh mais c’est rien du tout mon chéri, deux petites pointes et puis s’en vont, tu ne les sentiras même pas passer je te promets !
Il faut croire que j’ai un vrai don dans l’imitation animalière (je m’étais entraînée des jours entiers au remuage de queue, ça doit être pour ça), les pointes se sont retrouvées dans le mur comme par magie. Vive le bricolage, vive l’amour.

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Café Belga

Le week-end de Pâques, pendant notre petit séjour à Bruxelles, on est entré boire un verre au Café Belga en fin d’après-midi. Ce bar n’a, en soi, rien de particulier, mais c’est une institution à Bruxelles. On y va pour passer une heure avec son café/journal, pour bosser, pour boire un canon après avoir fait son marché place Flagey, …

Ce qui m’a surtout frappé en entrant dans ce café, c’est la mixité. Cette mixité sociale que l’on retrouve quasi partout en Belgique, et qui fait du bien par rapport à « l’entre-soi » de plus en plus violent à Paris. Et puis, surtout, les jeunes et les moins jeunes se mélangent avec joie. Il est courant de croiser un vieux papi accoudé au zinc, en pleine discussion avec un groupe d’étudiants.

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