Baby you can drive my car

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Parmi les nombreuses choses auxquelles il a fallu me réhabituer en campanule – écrit la fille affalée dans son canapé du 18ème arrondissement -, il y a la caisse. Tout en haut du podium de mes angoisses.

Quand j’ai eu mon permis, à 18 ans, j’étais celle qui trimballait tout le monde en soirées étudiantes dans sa petite Golf verte métallisée (j’avais déjà un penchant pour le glitter, Joan Collins, et tout ce qui brille), affrontant la nuit, la pluie et tutti quanti des relouteries routières avec une insolente décontraction. Après 4 années à arpenter les routes de ma province, j’ai vécu un événement dramatique dans mon entourage – un accident de voiture pour dire les mots -, qui a paralysé toutes mes velléités de conduite. L’angoisse, des vraies crises d’angoisse, de panique, qui ont fini par me faire lâcher le volant définitivement (la peur d’avoir peur, vous voyez le serpent…).

Comme peu de temps après je suis arrivée à Paris, ça m’arrangeait bien : plus besoin de voiture à la capitale, c’était plié. Depuis cette époque et jusqu’à l’an dernier j’ai dû conduire deux ou trois fois, genre 2 minutes et toujours dans l’appréhension et le stress, même sur un parking. Pas très glorieux.

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L’année du serpent

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Je me suis fait un petit cadeau de rentrée (enfin, un petit…)(c’est pas comme si j’avais deux couronnes en cours, et pas celles de la Queen Liz) : ce sac. Le Igor de Jérôme Dreyfuss en python, devant lequel je bavais depuis quelques mois.

Il a fallu un petit coup de pouce marketing, plutôt bien orchestré, du site sur lequel je l’avais maté plusieurs fois, un mail qui me prenait par les sentiments, Oh on est trop triste, ça fait longtemps que vous ne nous avez pas rendu visite, tiens voilà -15% … pour que bon, voilà quoi.
La vérité, ça marche ces pushs aux sentiments ? (<= bah oui, cruchonne, t’en es la preuve incandescente) Bon, je me suis fait toute petite devant une poupée promotionnelle.

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Prince de Galles

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Vous vous souvenez, dans un récent JJG, je faisais l’apologie du manteau Maje de la saison (qué s’apelorio Gilbert) ? Ça a beau être vulgaire de parler d’argent, quand même, 450 balles pour même pas 100% de laine, ça colle un peu les glandes.
Du coup je l’avais oublié, parce que souvent femme varie, surtout quand elle sort du lit.

Le week-end dernier, je suis entrée chez Mango à Bordeaux (hey ça rime, MANGOABORDO, ça fait cocktail non ?)(=> non, pas du tout). Je l’ai vu tout de suite, à l’entrée, avec une dégaine comme j’aime : oversize mais parfaitement coupé, ce qui n’est pas toujours gagné.
Du coup j’ai été obligée de l’essayer – il avait un petit regard triste comme un chiot de la SPA, et ses yeux disaient clairement « Emmène-moi dans ta penderie, je ne ferai pas de bruit. » (en même temps, avec les manteaux on n’a pas l’emmerdement des litières à changer) -, et évidemment j’ai craqué.

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