Gris underground

vernis gris underground

L’autre jour, on devisait sur le temps qui court avec ma copine Lynette quand elle a finalement sorti que la rentrée c’était demain. Pour plomber l’ambiance y’a pas mieux qu’elle.
Mais finalement Lynette n’a pas si tort que ça car après deux ou trois semaines sous le soleil exactement – si on a de la chance – septembre et ses protège-cahiers pointeront déjà leur nez tout vilain.
Voilà pourquoi je compte bien profiter de cette pause avant que la déprime et les pulls en mohair ne reviennent à grands pas.

Tous ces lieux communs pour vous dire que, sur le blog, je vais adopter un rythme de croisière – mais pas Costa, I don’t want you to coule à pic (AH AH AH je suis TROP Jean Roucas) ! C’est à dire que je serai là, mais moins là. Tout comme vous qui vous vernirez les ongles dans le bureau désert au lieu de finir la présentation Powerpoint. On sera un brin dissipés, quoi.

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Dave

blouse bash

J’ai raconté tellement de trucs ici, depuis des années, que je ne sais plus du tout si je vous ai déjà dit que j’aimais beaucoup Dave. Oui, Dave. J’ai toujours trouvé que, sous son casque blond comme l’Edam, c’est quelqu’un de très intelligent. En plus il a chanté du Proust – c’est pas David ou Jonathan qui pourraient s’en vanter.
Comme je ne suis pas du genre à faire la groupie lors des concerts de la tournée des années 80 (le pauvre, il est obligé de s’enquiller Julie Piétri), et bien je lui rends souvent hommage dans mon quotidien.

Aujourd’hui, pour faire plaisir à Dave, j’ai choisi de porter une blouse ornée de tulipes orangées. Les tulipes, c’est pour la Hollande. Et le orange, bah c’est pour la Hollande aussi. On pourra ainsi constater que j’ai fait d’une pierre deux coups et que, s’il n’est pas séduit avec ça, j’irai bien cracher sur la tombe de Vanina.

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Quelque chose en nous de Repetto

parfum repetto

Si Johnny avait été une fille, c’est sûr qu’il aurait dit qu’on a toutes quelque chose en nous de Repetto. Oui mais voilà, Johhny est un garçon de 70 ans, qui préfère la poussière de Nashville (Tennessee) aux chaussons de danse. Nul.
Je dis ça, parce que hier j’ai été invitée au lancement du tout premier parfum de la marque Repetto. En entrant dans la mythique boutique de la rue de la Paix, j’ai eu un petit frisson de plénitude (comme la fois où j’étais allée à l’Opéra Garnier) et j’ai tout de suite été emportée par ce sentiment que la marque, c’était ma madeleine rien qu’à moi, que les autres vous ne pouvez pas comprendre.

Un ruban de satin noué autour de la cheville, le léger tremblement du tulle en mouvement, on entre chez Repetto comme on pénétrerait un souvenir précieux de l’enfance. Malheureusement pour moi, je crois que ce sentiment est partagé par la quasi totalité de mes contemporaines : on a toutes fait de la danse classique dans notre enfance ; du moins, on a toutes rêvé un jour d’être un petit rat.
Même si Rose Repetto portait le même prénom que ma fille, je crois, cette fois-ci, que ce n’est pas spécialement un signe. Je ne suis pas l’élue – je me contenterai donc de mes bonzes protecteurs. Adieu les ballerines (ouin).

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