Il y a deux sortes de week-ends idéaux quand je reste à Paris : ceux remplis à craquer d’activités, rencontres, dîners, fêtes et calembredaines et ceux totalement vides de toute vie sociale. Je n’ai jamais aimé les choses du « milieu », je suis le tout ou le rien.
J’entends que c’est pénible de devoir quitter son pyjama/jogging pour une petite course de 30 minutes à peine à l’autre bout de la capitale. En gros, je suis la glande ou l’hyperactivité ; le concept du pyjama/jogging enfilé-retiré-enfilé-retiré me fait hyperventiler.
Le bilan de la casse est chargé depuis la rentrée puisqu’au bout de 4 semaines, nous avons dans notre panier : un blouson perdu sur un banc-on-sait-pu-où, une paire de lunettes oubliée, une autre paire de lunettes pétée, un mot de Monsieur le Directeur dans le redouté cahier de liaison, deux protège-cahiers défoncés & de la gruge sur les comptines à apprendre pour le lendemain.
De loin, ça vous fait sourire. De près, on finit par se poser des questions et on se dit que pour l’entrée à l’ENA – Promotion Douillet (D.) 2025 – on va galérer.
On finit par douter, aussi, du fameux proverbe « Telle mère, telle fille ».
Ne vous méprenez pas pour autant, amis de l’Internet, je n’étais pas supra bonne élève, option fayotte à tous les niveaux. Mais j’étais d’une sagesse exemplaire. Limite chiante, si mes souvenirs sont bons. Frère Alzheimer ne vois-tu rien venir ?
Par exemple, je demandais un dictionnaire à Noël ou bien je rangeais ma chambre sans qu’on me le demande, simplement vêtue d’un tutu rose, même pas Repetto. La danse classique était le seul sport que je m’autorisais alors (tandis que maintenant… ah oui non. Rien.) Bref, la boring girl du préau.