RECETTES & GASTRONOMIE

Un dîner chez Petrossian

Précédemment, dans l’histoire du dîner chez Petrossian, on en était que j’avais plein de grains de caviar dans les dents et que j’étais snob.

Dans ce deuxième et dernier épisode (oui, les séries sont de plus en plus courtes, c’est pas grève des scénaristes pour rien), je vais te livrer divers petits secrets et anecdotes sur le caviar, délivrés ce soir de grâce par Monsieur Petrossian himself.

Tu vas encore opposer « oui mais Violette, t’es bien gentille, mais du caviar, tu vois pas qu’on en bouffe pas tous les jours quand même, donc ça nous intéresse moyen tes cours de cuisine et autres salamalecs ! »
Et si je fais pas ton éducation pour entrer dans le grand monde, qui le fera, hein ?
Bon.

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Restaurant Petrossian, le caviar au 144

Mardi dernier, j’ai été invitée à dîner chez Petrossian, au restaurant « le 144″avec une poignée d’autres blogueurs.
(Normalement, un ange impressionné et envieux passe au sein du lectorat, à ce moment précis)

Alors, je pourrais choisir l’option habituelle de me la raconter genre oui, bon ça va, on va pas en faire tout un cinéma, c’est que du caviar !
Sauf que non.
Je dois bien t’avouer que j’ai un peu écumé toutes les sauteries branchées de la Capitale, mais que là, j’ai vraiment été bluffée, éblouie, charmée…
Y’a pas à dire, la bouffe de riches, ça te crée illico une ambiance cosy que t’as l’impression de vivre un moment unique.
Ce qui fut le cas. A tous les niveaux.

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The Floors, rue Myrha

En voilà un titre qu’il est énigmatique que, peut être, tu te dis, songeur ou songeuse.
Tu vas le comprendre, tout s’explique et se dénoue tel un roman d’Agatha, sans Mort sur la Seine, rapport que la scène se passe dans le XVIIIème Arrondissement et que la Seine, ben, elle pas tout près cette conne.
Bref.
Donc.

La semaine dernière, je suis allée dîner au Floors, avec des amis.
Pourquoi là et pas ailleurs ? Tu es bien curieux, dis donc.
Et bien, déjà, paraîtrait que c’est un des endroits où qu’il faut aller pour en être en ce moment.
Et dans un deuxième temps, rapport que j’ai eu pendant un moment plein de requêtes google qui atterrissaient ici grâce à « floors rue myrha« . Tu penses bien que je ne pouvais pas rater une si belle occasion de le foutre dans le titre d’un billet et que donc, fallait que je teste.

Je sais bien que c’est odieux de vouloir créer du trafic à toute blinde comme ça, et qu’on doit bloguer pour le plaisir, comme le soulignait très justement Herbert Léonard.
Je vais pas rappeler que je suis vendue à longueur de temps.

Alors, tout de suite, on va se débarrasser des contingences culinaires, pour pouvoir élever le débat, un peu plus loin.
Tout de go, là, j’ai envie de te dire, aucun intérêt le resto.
Le truc ça veut faire genre design parce qu’ils ont relooké une ancienne imprimerie sur 3 étages et que donc, ils ont l’impression qu’on va se croire à New York.
En gros, tu bouffes un Cheeseburger, pis tu te tais, quoi.

Je sais pas, ça doit faire kiffer le Parisien d’aller s’encanailler vers le quartier de la Goutte d’Or, c’est genre opération commando de la junk food, j’ai pris des risques, je suis trop fort !
Sauf que non. Tu vois pas de sang sur des lames de rasoirs en sortant.

Sinon, l’histoire dont j’aimerais te causer, c’est que j’ai roulé une pelle à une Star (enfin, sur la joue, mais c’est pareil).
Laisse-moi te conter fleurette et après tu jugeras sur pièce.

Tu vois pas qu’à un moment, y’a un de mes amis, TF, dont je t’ai déjà parlé dans un vieux billet, qui déboule dans ce resto avec un de ses potes et qu’ils prennent place à la table collée à la nôtre. Y’en a qu’ont pas de manières, je te jure, c’est insensé !
Du coup, c’est drôle, la situation.
Donc, pour détendre l’atmosphère, tout le monde rit.
Jaune.
Bref.

Alors, en fait, tout le monde se met à causer ; le Cheeseburger, y’a pas à dire, ça te détend une atmosphère en moins de deux.
Pis, moi je discute avec le pote de TF. Même qu’à un moment, mon amie A. me fait un aparté et me dit « Tu es encore en train de faire ton regard irrésistibeule, comme dirait Stéphanie dans la version Anglaise de Comme un Ouragan »
Je lui réponds de pas être jalouse, mais que par contre chapeau bas pour les références musicales de haut niveau.

Donc, on parle. Le mec il dit qu’il est musicien. Il déconne sur les intermittents, tout ça. On rit. C’est la fête. Je me dis qu’il doit galérer avec sa pov’ page myspace. On rit. C’est la fête. Je me dis… Bon ça va.
Sauf qu’au bout d’une heure, il dit quand même à TF que le lendemain il doit se lever tôt rapport à un concert dans une ville étrangère.
Là, j’interloque un minimum et je demande « mais t’en vis de ta musique ? »
Gêné, il réponds que oui, ça va.
Je demande le nom de son groupe, à tout hasard.
Il me donne le nom de son groupe, à tout hasard.
Ouais.

Ben je l’ai pas reconnu, en fait.
(Ouais, bon, ça va, tu vas pas m’engueuler non plus)

Juste pour dire que le mec il a pas le melon. C’est la conclusion. Rapport qu’il aurait pu se la raconter grave pour emballer.
Je lui ai quand même roulé une pelle, pour le principe, mais ça m’a gêné. Donc, finalement, j’ai préféré lui claquer la bise en partant.

Juste après son achat d’un paquet de Pim’s Orange dans une station service ouverte à pas d’heure.

Moi j’aime bien les Pim’s.
Pour être totalement honnête, je préfère quand même les Finger au chocolat noir. Mais tu les trouves pas toujours, dans le rayon. Donc t’es frustré avec ceux au chocolat au lait (les normaux, quoi). Et c’est comme ça que toutes les rancoeurs et frustrations s’accumulent et que parfois, t’en arrive à bouffer des Pim’s.

Pffft, ouais, je sais. Mais si je te raconte tout ça c’est pour que tu montres un peu plus de tolérance à l’égard des humains, parfois, quand ils sont excédés. Y’a de vrais drames qui se nouent, là, tout près, et toi tu vois rien.
Je te jure, ça m’écoeure.
Ça doit être le chocolat au lait…

Le Floors
100, rue Myrha
75018 ParisEDIT de 15h02 : Tu vois pas que je viens de recevoir ça au bureau :
(Y’a des gens, ils sont complètement barrés)

 

 

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