SHOPPING

T’as vu, les copains ?

J’ai une nouvelle bague.

Alors que dans un temps pas si lointain, j’arborais sans relâche ma Chaumet, assez grosse de l’attitude, (mon joli cadeau de fausse-couche de 2002) j’ai passé ces deux dernières années sans bague aucune aux doigts. Sûrement qu’un analyste me prescrirait 18 séances à 120 boules pour que je découvre la signification de cette brusque mise à nue de la joaillerie, mais là j’ai pas trop le temps de chercher. Et j’ai jamais fini mon Freud illustré depuis le jour où que j’avais découvert Danielle Steel.

Il n’en reste pas moins que les bagues et moi on a jamais été très copines, au grand dam de ma génitrice qui voudrait tant que je m’embagouze à l’aide de mes héritages divers et variés. Jusqu’à l’écoeurement diamantaire… De toute façon, quand les gens meurent dans ma famille, j’ai toujours préféré le cash. Au moins je peux tout dépenser chez Maje.

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Let’s make love

Marilyn et Montand dans Le Millionnaire, c’était surtout l’histoire de Simone Signoret un peu cocue aux entournures. Mais aussi celle du pull-over torsadé porté à même les collants par la blonde peroxydée. Hot quoi. Faut dire que le film n’étant pas un chef d’oeuvre, fallait bien s’entourer d’histoires parallèles, devenues des mythes, pour que George Cukor s’en sorte financièrement.

Bref, Gérard Darel a remporté aux enchères chez Christie’s en 1999 ce légendaire pull en laine torsadée blanc cassé, dans lequel Marilyn aimait se pelotonner en gobant ses anxiolytiques (thèse officielle). Et même si la vision d’un pull irlandais m’a toujours donné envie de me gratter jusqu’au sang, je dois bien reconnaître que celui-là incarne à mes yeux le paroxysme de la sexytude.

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Coques en stock

Bon, les gros, on a un problème. Je ne sais pas si vous avez noté cette tendance complètement délirante de nous coller de la coque sur sous-vêtements et maillots depuis 2 ans, avec apogée cet été ? Parce que moi oui.
J’avoue que j’interloque durement du phénomène, si attachée à mes triangles sans armatures aucune que je suis. Voilà que la déferlante de coques en mousse envahit chaque jour un peu plus toutes les boutiques que j’affectionnais jusque là. Putain, mais même Princesse Tam-Tam s’y met, quoi.

Voyez qu’une fois n’est pas coutume, je n’exagère même pas un peu pour les besoins narratifs et que si vous ne me croyez pas, allez donc faire un tour chez H&M. De la coque plein les stocks tu trouveras, le joli soutif triangle tu oublieras. Désespérance.

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