L’HOTESSE DE L’AIR

Les étrangetés de la semaine. La vie réserve bien des surprises

1) Il n’existe qu’une certitude définitive sur la nature humaine, elle est changeante. Oscar Wilde

En décembre, je me demandais mais enfin, quel portable choisir ? Mac ou PC ? Quefèje ? Alea jacta est, ou non ?

Cette semaine, ça a donné ça :

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Oui, bon, ça va hein ! T’as des commentaires ?

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De West Side Story à la boutique MAC : la vie culturelle de l’hôtesse de l’air

La semaine dernière, lors d’une conversation de haute voltige sur les Oméga 3, l’HDA aka l’hôtesse de l’air, me narra sa soirée de la veille, des étoiles pleins les yeux que ça brillait même sur mon écran 17 pouces.

Jeudi dernier, donc, l’HDA se rendit au théâtre du Châtelet pour assister à la représentation de West Side Story, avec sa grand-mère.

« J’ai vu Manuel Legris en vrai » qu’elle me sort.

« … et après on a bu une coupette avec ma grand-mère« , qu’elle surenchérit.

« Oui, Manuel est pas mal« , je lui réponds, blasée. « Je l’ai vu danser dans La Belle au bois dormant à Bastille, il y a quelques années. »

« T’as vu comme je deviens vachement Parisienne ? » elle me coupe, angoissée par l’annonce de mon verdict.

Sur le coup, je l’avoue, ça m’a vachement touchée son histoire. Ca ressemblait trop à Sophie Marceau à l’époque où c’était une actrice (c’est à dire dans la Boum 1) avec sa grand-mère Poupette.

Ouais, on a les références qu’on peut.Je lui réponds donc que je suis vachement impressionnée et que bientôt, on va devoir se taper des expos 3 fois par semaine, si ça continue.

Sur ma lancée, je lui propose une énième soirée merdique de blogueurs et là, le couperet tombe :

« Non merci, je suis fatiguée de ces conneries, tu préfères pas un ciné ou une expo ? T’as entendu parler de Gustave Courbet ? » m’interroge-t-elle.

Autant te dire que les bras m’en sont tombés.

J’ai répondu que c’est pas parce qu’on écrit des inepties tous les jours dans un journal de bord sur le ouèbe 2.0 qu’on a jamais croisé la femme au perroquet au MET.

Oui, je lui ai porté l’estocade, telle Manolete, l’homme a la muleta.

Bon.

Donc, pour conclure cette joute verbale qu’on aurait dit qu’on était en cm2, elle me demande si ça me siérait d’aller à l’expo Courbet avec elle.

J’ai dit que je l’ai déjà vue mais que je peux bis repetita parce que c’est elle.
Sauf que c’est tôt, l’expo. Et que l’HDA, comme toute jeune provinciale montée à la Capitale pour faire carrière, ben elle se fait exploiter rapport aux horaires.
Oui, l’HDA fait souvent nocturne.

« Laisse tomber » me lance-t-elle, dépitée, « on ira se bourrer la gueule au Marlusse, c’est plus sûr« .
Finalement, lasse de son overdose culturelle, elle me proposa de l’accompagner choisir un pinceau à paupières à la boutique M.A.C. des Abbesses*. Oui, tu as bien entendu.Tu vois pas qu’en fait, elle est repartie avec une palette, l’HDA.
Oui, pour te la jouer courte, comme elle hésitait grandement entre la palette smoky et la palette metallic à coups de « mais la metallic c’est pas un peu too much, en même temps je me smokyse tous les jours, ayons du cran, la smoky me parait fade, je ne sais plus où j’habite, etc…« , le vendeur/euse a volé à son secours.
Parce que le gros problème de l’HDA, ce jour-là, c’était mais quid de cette couleur improbable plantée au milieu des 5 autres ?
(je sais, lecteur masculin, faut suivre, le pire restant à venir)

Le verdict est tombé après le brillant exposé du vendeur/deuse qui lui a assené, en fin de parcours, un retentissant : « c’est une espèce de plume de paon qui bouge en marronné« , que tout le monde s’est figé dans la boutique, tellement c’était grand.

Plus tard, devant notre 3ème kir châtaigne je lui ai demandé « mais c’est quoi ces conneries de plume de paon ? »
« Ah mais pas du tout, c’est une nuance, t’y connais vraiment rien. » qu’elle a sournoisé.
J’ai repris un kir.

* M.A.C.
4, rue des Abbesses
75018 Paris

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L’hôtesse de l’air s’habille dans le Sentier. Championne du Monde !

L’hôtesse de l’air aime la superposition.

Non contente de découvrir de nouvelles marques, elle se permet toutes les audaces et associe les pièces de façon surprenante.

Petit exposé de ses dernières associations garderobesques…

1) L’aventure « Marilyn et John »

La semaine dernière, je me rends toute bottée dans ses appartements pour une soirée Nordique.

Quand l’hôtesse de l’air ouvre la porte, mon sang se glace et j’avance :

« Excusez-moi Mademoiselle, j’ai du me tromper d’étage. C’est un tournage pour l’adaptation cinéma de la Petite maison dans la prairie ? Ou bien ? »

L’air narquois, elle rétorque : « Attends, ma robe c’est une « Marilyn et John« . Regarde, elle tourbillonne quand je danse, n’est-ce pas tout simplement charmant ? »

J’ai alors demandé qui jouait le rôle de Nelly Olson, cette petite pute aux anglaises blondes dotée d’une mère acariâtre.

Elle n’a pas compris.
Walnut Grove, ça lui causait pas trop.

Finalement, j’ai ri de bon coeur, m’apercevant de ma méprise et découvrant mon hôtesse de l’air vêtue d’une robe improbable, chamarrée à outrance, la taille soulignée par une rangée de rectangles en plastique noir évoquant de très loin des pierreries précieuses. Que la begum Aga Khan en aurait été bouleversée.

Sous cette robe merveilleuse, elle avait réussi à glisser un chemiser à col lavallière crème, transparent, sous lequel on pouvait apercevoir subtilement les agrafes de son soutien-gorge blanc, de dos.

« On voit ton soutif« , j’ai persiflé.

« Je sais » qu’elle a répondu, « c’est pour trashisher un tantinet ma tenue et lui donner un genre porno amateur »

« Bien joué« , j’ai pensé.

Le déguisement était complété par un petit chignon bien serré et des lunettes d’institutrice gréviste.

« C’est que j’ai plus de lentilles !« , s’est justifiée Laura Ingalls.

Mon conseil :

On ne donne jamais la marque de son vêtement, sauf demande faite sous seing privé de la part de son interlocuteur. C’est extrêmement vulgaire, voire nouveau riche.

Annoncer tout de go « C’est une Marilyn et John« , on est d’accord, c’est pire que de claironner qu’on porte du »Pimkie vintage« .

On ne namedroppe de la marque si et seulement si cette dernière a pignon sur avenue Montaigne.

Sinon, on la boucle.

2) L’aventure « je reviens de la vente presse Sandro »

Jeudi dernier, tu le sais, y’a eu une soirée wi filles. Un des rares concepts de soirée où t’arrives bourrée et où tu repars sobre, rapport que y’a du champagne pendant une heure, point barre.

Alors, à moins d’enquiller cul sec coupe sur coupe, y’avait pas moyen.

On le saura pour la prochaine fois. Ou pas.

Bon.

Donc.

Le matin, l’hôtesse de l’air avait enfourché sa bicyclette pour se rendre à sa première vente presse. Un grand moment dans la vie d’une provinciale récemment débarquée « à la Capitale ».

Elle me dit je ne t’aime plus, elle m’a dit ça hier.

J’ai répondu que me chanter du Cali, au téléphone, une journée de grèves, ce n’est vraiment pas sérieux.

Majestueuse, elle avance alors qu’elle a trouvé 4 pièces chez Sandro et que le soir, juste pour moi, elle en portera 3, je vais voir ce que je vais voir !J’ai vu !

Je dois t’avouer que y’en avait que deux, des pièces, mais ça m’a largement suffi pour noter de nouveau que l’hôtesse de l’air a de sérieux problèmes de superposition !

Sur une robe noire qui ne ressemblait à rien, elle avait enfilé un gilet gris sans manches avec un noeud-noeud noir qui ceinturait sa taille de façon énigmatique.

C’est quoi l’intérêt de porter une robe si on pense que c’est une jupe ?

Où était donc passée la troisième pièce ?

Quid de la problématique d’une soirée sans alcool, où la fête n’en devient pas plus folle pour autant ?

Mon conseil :

Quand on se rend dans une soirée de blogueuses sponsorisées par Maje et Sandro, on évite de porter 45 pièces des marques suscitées, sous peine de se voir reprocher un manque de personnalité qui n’a d’égal que le port de low boots.

C’est pathétique et ridicule. Oui, ça l’est !

La prochaine fois, je te causerai du gimmick de l’hôtesse de l’air qui conclue inlassablement ses conversations téléphoniques par un « Bon, je te tiens au courant !« .

« De quoi ? » tu demandes.

« Ben je sais pas trop en fait, de rien, je suppose… » qu’elle te répond, l’air un peu con.

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