CYCLAMEN’S SHOW

La séance relooking de Cyclamen ou bien le moment régressif offert par Violette

Je sais ce que vous êtes en train de penser bande d’ingrats et vous avez raison en plus.
Je ne me foule pas trop niveau billet, parce que les ¾ d’entre vous font le pont et par conséquent ne vont pas traîner sur le ouèbe pour occuper leurs longues heures de bureau qu’on a l’impression que ça va jamais finir.
C’est clair que je ne vais pas me surchauffer le neurone pour le ¼ restant, même si je vous aime déjà beaucoup.
En plus, pour ceux qui n’ont pas encore (ou ne veulent carrément pas) de môme, j’imagine l’ennui que suscite déjà ce billet dédié au doudou de Cyclamen.

Je ne vous jette pas la pierre, voire même je comprends, j’opine du chef, tellement j’étais comme vous avant…
Que celui qui n’a jamais eu l’air con en arrivant chez des amis déjà pourvus d’un nain de 2 ans quand ce dernier à crié « Nannnnnnnnnnnnn » alors qu’on essayait de l’embrasser maladroitement à défaut de lui serrer la main parce que on ne sait jamais très bien quel est le protocole avec les enfants me jette la première poupée Dora !

Malgré tout, comme je suis super forte dans l’art de la persuasion, j’ai 2 bonnes raisons de croire que vous allez kiffer ce billet plus que vous le ne croyiez au départ :

1) Votre candidat préféré n’est pas Président de la République, vous êtes triste à mourir, vous avez envie de rester toute la sainte journée sous la couette tellement la vie c’est trop injuste et les Français trop cons… et là, je vous offre l’objet transitionnel qui aura l’effet apaisant d’un substitut maternel et qui va réussir à vous arracher un petit sourire en ce lundi noir.

2) Votre candidat préféré est Président de la République, vous avez gagné, vous êtes euphorique, la vie n’a jamais été si belle, du coup vous adorez tout le monde, les mômes, les doudous, vous avez envie de fabriquer des trucs de ouf en pâte à modeler, bref on est en plein « Monde de Oui-oui », et là vous adorerez mon billet quoiqu’il arrive, même si je vous parle de retard de règles.

Tout ceci ayant été précisé, étayé, blablaté, je vais enfin pouvoir vous causer de ce dont il est question aujourd’hui.

Cyclamen ayant déjà un goût très affirmé en matière de mode, elle a décidé hier de faire une séance photo avec Paul, son doudou.

Ne cherchez pas une quelconque ressemblance avec Sir McCartney ou Newman, il n’y en a pas.
C’est juste que le vrai nom de cette mocheté tout droit sortie de l’imaginaire British s’appelle « Fimble » dans la vraie vie mais que c’était trop compliqué à prononcer donc elle l’a surnommé Paul pour faire plus simple.

Si à la base la couleur de peau du susnommé Paul vous donne envie de dégueuler, c’est normal. Cyclamen n’est pas daltonienne, juste à moitié Anglaise, ceci expliquant cela.

Mis à part cette faute de goût, reconnaissez qu’accessoiriser la séance d’un simple bijou, c’est quand même la classe, non ?
D’autant plus qu’il y a eu détournement d’objet, le sublime collier que vous pouvez apercevoir au cou de Paul n’est autre qu’un bracelet achénème du plus chic effet.
Voilà, c’est classe, chic, épuré, le bijou se suffisant à lui-même pour donner du charisme à l’ensemble.
On est dans une tendance minimaliste, c’est du quasi Dries Van Noten qui aurait collaboré avec Loana pour sa collection « La halle aux Vêtements », un ovni de la planète mode, un concept épuré/trash complètement déjanté, vous trouvez pas ?

Oui, Paul est un homme. Et alors ?
Gaultier y mettrait pas des jupes par hasard ?
Et Boy Georges hein ? Oui Boy Georges, il se maquillerait pas comme une voiture volée depuis plus de 2 décennies ?
Tsss z’êtes réacs quand même !

MEA CULPA du milieu de la journée : J’ai complètement oublié de souligner que Paul a été offert par mon merveilleux ami Space, à sa naissance, et je le remercie d’avoir initier ma fille, très tôt, au concept « Paulsmithien » du doudou.
Le seul truc qui a été un peu chiant, c’est que quand j’ai voulu acheter ses 2 frères jumeaux, il a fallu que je me les fasse envoyer de la perfide Albion.
Allez, je ne t’en veux pas, va… Voire même je t’aime….

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Cyclamen’s Birthday : Ode to my sweet daughter…

Cyclamen est née un lundi.

C’est peut être un détail pour vous, mais c’est quand même le jour de sortie de ma bible, « Elle », dont j’ai conservé précieusement l’exemplaire sorti ce jour insensé, le 26 avril 2004.

On a eu une chance inouïe sur ce coup-là, imaginez à 3 jours près, ça aurait été « Le Point » et sa destinée en aurait été complètement bouleversée : Sciences-Po, l’ENA,… La vache on aurait pas rigolé tous les jours à la maison avec ses révisions qui nous auraient niquer toutes les vacances !

Il aurait fallu faire réciter toute la Jurisprudence administrative au lieu de snaker devant la télé tous les soirs comme des pétasses, non j’vous jure, on revient de loin !

Non, là ce qui est cool, c’est que comme ça va être une modeuse, elle va glander et palper aussi (normalement hein, on sait jamais, en plus on sait pas trop ce qui nous attend le 6 mai prochain… enfin je dis ça, je dis rien, ce blog est complètement apolitique, c’est la seule ligne de conduite que j’arrive à tenir pour le moment).

Fût un temps, j’avais décidé de lui faire quitter l’école vers 13 ans pour rentrer dans la vraie vie et qu’on lui paye pas des études jusqu’à 30 ans pour qu’en plus elle revienne à la maison toute contente avec son premier CNE.

Je la voyais bien coiffeuse puisqu’elle est blonde (je vous sens verdir les blondasses là, non ? Allez c’est de bonne guerre, vous vous vengerez dans les commentaires, je vous laisserai dire promis, tiens je crache !)

Puis, je me suis dit que si elle avait hérité du QI de sa mère, autant sacrifier le bas de laine pour qu’elle ait un chouette métier, non ?

Non, là où le bât blesse, c’est que ce fucking « Elle » du 26 avril 2004, ben c’était un « spécial cellulite« . Je ne suis pas superstitieuse, mais bon voyez quoi, j’espère que ça n’augure pas de dégâts capitonneux pour sa vie future.
Pour l’instant elle a la silhouette Katemosienne malgré l’orgie de Kinder Bueno, faudrait juste pas qu’à l’adolescence, il lui pousse une culotte de cheval assez inesthétique.

Non becauz elle a déjà hérité des boucles de sa mère que je suis obligée de corriger à coup de brushings épiques (quoi des brushings à 3 ans ? Ben oui Madame, pi soyez assurée que je m’en passerais bien, j’ai déjà les miens à m’occuper, tsss), faudrait pas les accumuler non plus !

Et puis, c’est pas tout au niveau de la lose (NDA : oui ça s’écrit bien « lose » et pas « loose » comme c’est écrit un peu partout sur les blogs, faut maîtriser un minimum la langue de Camilla quand on veut faire genre), donc non c’est pas fini, la covergirl ce jour-là c’était Karen Mulder.

So what ? (vous vous dites)

Ben juste c’est pas vraiment le meilleur exemple pour une petite fille hein ? Non parce que à une époque, elle avait tellement le nez dans le saladier de coke qu’elle a fini dépressive, pas glop quoi..

Bref, trève de conneries ma chérie, today is your day, so « Happy Birthday » Cyclamen, tu es la meilleure et oui, ne t’inquiète pas Maman te donnera ce soir, en rentrant d’une journée harassante, ton cadeau d’anniv’, même que j’ai eu l’air super con à la Grande Récré en demandant l’arbre magique et que la vendeuse m’a regardée avec des yeux tous ronds quand j’ai expliqué que c’était une maison avec un toit vert comme un arbre et qu’on appuie dessus et que la maison apparait et qu’elle m’a dit « ah oui la maison de je sais plus quoi » en me regardant avec mépris comme si je pouvais connaître par coeur toute la gamme Playschool !!

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L’appropriation du mot "legging" chez l’enfant

Je trouve que c’est important que les enfants s’approprient très tôt les mots de la langue Française qui comptent et qui vont les structurer dans leur vie d’adulte, plus tard, quand la vie est remplie d’emmerdes.

J’illustre mon propos de ce pas.

La semaine dernière, j’ai appris le mot « legging » à Cyclamen.

En 4 essais, elle a non seulement choppé la théorie, mais z’aussi la pratique : si c’est pas la digne fille de sa mère celle-ci !

Nous étions dans sa chambre en train de converser sur le bien fondé d’ouvrir la boite de pâte à modeler qui colle partout à 21h, quand, tout à coup (suspense, hein), elle voit dépasser de son tiroir de commode, une jambe de legging gris-taupe, taille 102 (4 ans en vrai), encore accompagné de son étiquette achénème « organic cotton » à 9,90 €.

Cyclamen : Ohhh maye gaude (cycla est à moitié English by son father)… c’est quoi ?

Violette : Un legging ma chérie !

Cyclamen : un légume ?

Violette : Try again

Cyclamen : un ligue un (sic) ?

Cyclamen: un liguine ?

Cyclamen : un legging ????

Violette : Wééééééééééé

Mais c’est au niveau de la pratique que la Cyclamen m’a carrément donné une leçon de mode que j’ose à peine en parler ici, tellement j’ai honte d’avoir été « eue » par une enfant de 3 ans.

Non parce que figurez-vous que la Cycla s’est jetée sur le legging pour l’essayer (bon, ok, ça baillait un peu au niveau des fesses mais c’est pas de sa faute, c’est l’héritage génétique qui veut qu’elle ait un petit cul), s’est dirigée d’un pas sûr et déterminé vers ses ballerines sans que j’intervienne et la voilà über Katemossienne en moins de 2 minutes.

Quoi ? Ben oui elle avait gardé son haut de pyjama en éponge jaune with poussins ! Et alors, le jaune c’est pas The couleur de l’été par hasard ?

Pfffff….


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