novembre, 2010

Dispute à frange

Les copains, c’est la révolution : j’ai une frange.
Oh, je sais bien que vous allez dire que je ferais mieux d’écrire sur des trucs beaucoup plus patriotiques, tel le retour d’Alain Juppé au sein d’un gouvernement. Mais c’est que je n’ai pas eu le temps de réviser mon traité des affaires politico-judiciaires illustré, j’avais du lisseur à cheveux à apprivoiser. Oui, lui et moi on va désormais vivre des moments intenses, chaque matin, alors que les frisottis auront envahi ce rideau capillaire auquel j’ai décidé de laisser une chance… dans un moment d’égarement.

Donc, vendredi dernier alors que je conversais avec Michel (mon coiffeur), je ne sais pas, je ne sais plus j’ai lancé que je rêvais depuis des années qu’on me dessine une frange aux ciseaux de couleur.
« Ca vous irait trop bien !« , il a dit Michel, déjà prêt à tailler, la bave aux lèvres.
« Minute !« , j’ai répondu, « C’est impossible l’ami ! Tu as vu mon vilain cheveu qui frise ? Je ne veux point me lever avec le coq pour faire le brushing adéquat« . Je parle souvent en vieux français quand je suis stressée.

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Shourouk, ça brille

Les gars, si vous lisez plusieurs blogs féminins pendant vos heures de pause, inutile de vous rappeler que certaines marques quasi inconnues au bataillon de la fille ordinaire (aka celle qui n’est pas abonnée à Vogue) ont émergé grâce à ce canal 2.0
Qui de Velvetine, Heimstone, Bérangère Claire ou qui encore de Shourouk, et sa marque éponyme de bijoux souvent portés autour du cou délicat de Nadia (je ne parlerai pas de ses cheveux – on a le même artisan capillaire).
Au début, c’est relou et on se moque un peu de ces créations vestimentaires un peu improbables et souvent hors de prix. Et puis, c’est comme la publicité sur TF1 entre deux épreuves de Koh Lanta, tu finis par être totalement manipulé. Voire pire : TU ACHÈTES !
Je vous passe la teuhon suprême d’avoir craqué pour un truc porté par une blogueuse mode. C’est quasi pire que d’avoir attrapé une mycose dans le jacuzzi trendy d’un SPA de renommée internationale. Non, ça ne sent pas le vécu (je le jure sur la tête de l’URSSAF).

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Exquise esquisse

L’autre fois que je discutais avec Anne-So de trucs particulièrement sérieux – fait  rare pour une blogueuse dont le champagne coule dans les veines en continu de 19h à 23h59 (plage horaire des raouts de blogueries) – je ne sais plus comment c’est arrivé, mais je lui ai balancé que je n’étais sûrement pas faite pour le bonheur.

Je ne suis plus très sûre du libellé exact de sa réponse (j’avais un serre-tête « oreilles de Minnie » qui me bouchait sévère la trompe d’Eustache), mais en gros c’était plutôt fataliste et salvateur pour moi puisqu’elle m’a répondu que le bonheur n’existait pas, si ce n’est des petits morceaux de vie de genre 10 mn où tu te sens bien. Disons, pas trop mal.

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