mars, 2010

Syracuse

Hier soir, alors que Brian me massait les pieds, il m’a sorti comme ça, sans crier garde : « Dis-donc ma grosse, ça fait longtemps que tu n’as pas produit de l’outfit sur ton blog, toi ! »
« De quoi ?« , j’ai répondu en ronronnant à cause qu’il appuyait sur les points sensibles de la voûte plantaire (ceux reliés au cerveau). On prend des cours de Feng Shui pédestre, c’est pour ça que je me permets cet aparté.

« Tu sais« , il renchérit, « Tu portes un nouveau look, on fait des gros plans sur les détails, on fout trois lignes de texte, et on colle tout ça dans Google Translator pour faire genre c’est un blog international !« 

Brian est si persuasif que j’ai quitté mon pyjama-grenouillère, et enfilé mon nouveau sac. Ca tombait plutôt bien, quoi.
Donc aujourd’hui, tout ça à cause de l’autre relou, me voilà avec de la moderie mode. La, la, qu’est-ce que c’est créatif l’Internet, je vous dis pas.

75

White & Green

Oh la la ! Je voudrais pas dire, mais je suis quand même un brin tendance avant l’heure, moi. Vous n’en doutiez pas, moi non plus, mais il est toujours bon de vous faire une petite piqûre de rappel. Et de cultiver mon melon avec amour, avant que l’heure de le vendanger ne sonne enfin son glas.

Ok. Ca s’arrange pas le delirium tremens, je consens.

✔ Donc, avec une semaine de retard, notez bien que dans le ELLE, on jacasse sur le revival de la veste blanche. Et qui qu’en avait compulsé une de chez YSL en juin dernier ? Toc. Et qu’avait été jusqu’à faire le guignol dans Grazia avec la susdite ? Estocade.

44

RIP le cuir

pied-boat

Bon, les cageots, c’est pas tout ça, mais finissons-en vite avec ce suspense où j’ai failli mourir en Jordanie. Il s’agira donc de vous raconter deux évènements auxquels j’ai miraculeusement survécu : une noyade et une mort atroce dans un ravin de montagne. Evidemment, j’en rajoute un peu pour les besoins narratifs, mais si je n’étais pas tragédienne de l’attitude, ça se saurait.

Nous en étions donc restés au point où on devisait à la cool en terrasse d’une bédouinerie locale, à Pétra, quand tout à coup des petites gouttes de pluie sont venues s’écraser dans mon thé du désert. Comme ma veste en cuir Sandro (choix judicieux, quand tu nous tiens) avait déjà un peu morflé le matin, et que je ne voulais point aggraver son cas, j’ai dit :

« Oh la la, les copains, on s’arrache ! Remontons donc le Siq, si vous le voulez bien ! » Pour rappel, le Siq, c’est cette grande faille dans la roche que tu te coltines 30 minutes en poussant des petits cris d’admiration pour faire genre tu es émerveillé (et cultivé) des antiquités. Tous les brocanteurs de la place en pâlissent d’envie, tu penses…
Donc, on remonte tant bien que mal le Siq pour sortir de la cité, et voilà que ça pleut de plus en plus. Et encore de plus en plus. Puis, ça devient un déluge. C’est marrant ça, parce qu’on dit souvent « Après nous, le déluge« , sauf que pour une fois, on était synchro, tous les deux.

53