décembre, 2009

La fin de l’innocence

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Hier soir, avec Cyclamen, on a décoré le sapin. Grâce à tous les billets sponsorisés de l’année 2009, on en a pris un très cher. Donc très grand. Du coup, pour ajouter à tous les soucis du quotidien, il a fallu que je réorganise l’espace pour laisser une place au roi des forêts.
Me voilà donc, toujours vêtue de ma robe en shantung de fleurs séchées de l’autre fois, en train de pousser le fauteuil club juste devant la cheminée.

« Oh la la« , Cyclamen elle fait, angoissée, « Comment il va faire le Père Noël pour passer par la cheminée, si tu bloques l’accès ? »
« T’inquiète« , j’ai répondu, « Il existe pas. »

On rigole bien toutes les deux.

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à Le Web 09

loic lemeur

Les poneys, je passe en courant (d’air, pas en jogging) pour vous prévenir qu’aujourd’hui je ne suis pas trop derrière l’écran, parce que je vais à Le Web09.

Késaco ?
J’en sais trop rien, pour tout te dire.

Non, en vrai j’ai fait mes recherches, et il apparaît que c’est un grand rassemblement pour apprendre comment se passe l’informatique dans le département de l’Ariège. J’aurais préféré qu’on fasse l’Aube, mais on m’a dit que ce n’était pas avant l’année prochaine, donc j’ai dit d’accord, ne soyons pas xénophobe des régions.
Ce qui est drôlement innovant, dans Le Web09, c’est que les organisateurs ont complètement détourné le Bescherelle pour dédramatiser la grammaire à tout jamais.

C’est ainsi que j’ai appris qu’on ne dit surtout pas « Je vais au Web09 » (super plouc), mais « Je vais à Le Web09 » (super sérail technologique). Je trouve cette formule tellement démente que même si je n’y avais pas été conviée, j’aurais répété sans cesse le « Je vais à Le Web09 » tant j’adore la drôlerie du propos.
Les gens de l’Internet sont quand même des sacrés marrants, derrière leurs tests Nokia et autres personal branding, non ?

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Je est une autre

perruque blonde

Je suis sûre que je ne suis pas très nette en ce moment. Si, tu vas voir.
Vous avez sûrement remarqué, depuis ces décennies que vous me lisez, vous autres collés au radiateur du fond du bureau, que je suis phobique de la photo. Je veux dire c’est pas des simagrées, je déteste qu’on me tire. Le portrait.

Dans chaque soirée, chaque fête de famille, chaque drink entre potos, c’est toujours la même sérénade : vas-y que je tourne la chevelure, vas-y que j’insiste pour ne pas être taguée sur Facebook contre monnaie trébuchante (j’ai des friends trop adeptes du chantage), bref vas-y que.
C’est pas spécialement glorieux comme maladie, puisqu’à mon sens, ça veut dire que j’ai une haute opinion de mon moi pour pas pouvoir me saquer en photographie à ce point. Je me pense chou, alors que je suis thon, c’est hardos comme constat. Vous me direz heureusement que je suis intelligente pour compenser ; je lis « Capital ».

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