décembre, 2007

N2 Les Néréides – là où je te montre la quincaillerie

Tu vois pas qu’on est gavés de tous ces récits de ventes presse qui fleurissent sur les blogs des filles à têtes coupées ?
Si, hein ?
Et ben tant pis pour toi, nous avons décidé de faire la même chose ici, ce week-end, mais au rayon quincaillerie, toutefois.

Cette semaine, j’ai sautillé sous une pluie diluvienne que j’ai niqué mes bottes jusqu’à la vente N2 Les Néréides et j’ai frénétiquement acheté quelques petites babioles.
Oh, tu vas noter, c’est pas grand chose, ce ne sont que des produits bons pour la santé, mais il faut bien meubler le week-end. Oui, il faut bien.

Donc, sur la photo, j’ai tout foutu en même temps, on va pas perdre du temps inutilement à compulser de la composition artistique sur la parquet non ciré.

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Késako, donc, que tous ces bijoux de pacotille qui ne font que compenser maladroitement mon état de manque à l’égard de ma tendre « Belle de jour » by Mauboussin ?

Sur ta gauche, tu peux apercevoir une broche avec un charmant petit noeud écossais et en médaillon une femme à lunettes qui dit « un dernier coup d’oeil dans la glace« .
Deux réflexions s’imposent : non, ce n’est pas cuculapraline, c’est décalé et oui, moi aussi, parfois, j’aime à me prendre pour Elisabeth the Second. So what ?

Après, si tu continues ta lecture ophtalmique, tu croises un collier avec un chat portant une couronne dans un médaillon. On ne s’en sort pas de cette idéalisation de la Royauté, je te concède. La folie des grandeurs, sans aucun doute.

Pour finir, t’as le collier avec un 7 qui pendouille.
Je te voir venir avec tes grosses ankle boots : pourquoi le 7 ?
Bon, on va pas te faire de la culture générale un samedi, mais faut pas être sot pour autant.
Tu sais bien que c’est le chiffre sacré et que y’a pas de fumée sans feu si on parle de 7ème ciel.
D’ailleurs, la modeuse branchouille Parisienne le sait bien, rapport que j’ai extirpé le dernier 7, alors que y’avait encore pléthore de 3 ou de 6.
Ouais, faut pas nous prendre pour des cons non plus. La vérité, tu te vois avec un 6 ? Allons, soyons sérieux.

Prochainement, faudra que je confectionne la putain de blogroll. Oui, cette espèce de listes de liens, noeud de la guerre blogosphérique.
On est pas rendus. Moi je te dis que ça va être pire que de rapporter les pommes d’or du jardin des Hespérides.
Si tu souhaites être linké, c’est tout simple. Un chèque de 25 € fera l’affaire. Je fais 10% sur les blogs de garçons. Séductrice oblige…

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La femme est l’avenir de l’homme – Aragon ou Jean Ferrat, on ne sait que choisir…

Haaa, le charme quelque peu désuet de Jean Ferrat…

Attends, tu veux pas non plus que je te fasse la bio d’Aragon qu’il est devenu pédé après la mort d’Elsa Triolet, si ?
Y’a pas écrit « Prof d’histoire » ! Ou de musique. Enfin, les deux.
Tu écoutes ça.
Et après on en recause.
Et tu verras que j’ai pas tort, dans le fond.

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La différence entre le salaire brut et le salaire net… expliquée par la caissière du Monoprix.

Samedi, j’ai baisé toute la journée avec un inconnu, rencontré chez Casto dans la matinée, alors que je lui demandais de l’aide concernant le choix d’une scie sauteuse circulaire*.

A posteriori, je dois bien confesser que c’est encore meilleur qu’une manucure chez Carlotta.
Tu me diras tout dépend aussi de la teinte du vernis.
Pas faux.

Et qui d’un burlat, qui d’un tulipe noire ou d’un revival du nude, mais bordel, laissez nos ongles en paix, comment voulez-vous que l’on s’y retrouve dans ce labyrinthe de coloris qu’on sait plus si on est has been ou hype en l’espace d’un fuseau horaire.
Bon.
Donc.
En fin de journée, j’ai sautillé gaiement le long du sentier qui me mène jusqu’au Monop’, parce qu’il le faut bien.
Oui, il le faut.
(non, n’insiste pas, pas de composition oculaire aujourd’hui, j’ai perdu des dioptries, je dois me ménager ont dit mes professeurs)

Pas d’inquiétude au demeurant, je ne te fais pas le coup de « Mais qu’est-ce donc qu’il y a dans ton panier« , je n’utilise que des sacs plastiques que je jette ensuite, ce qui n’est pas très éco- citoyen, je te concède.

Je te livre ici un extrait de la conversation surprenante, entre deux caissières, vers 18h30…

– « Moi, je suis dégoûtée, je gagne 1 000 € net par mois. Quand tu penses que y’a 200 ou 300 €, je sais plus, qu’on donne à l’Etat »

– « Tu veux dire par rapport à ce qu’on gagne qu’est écrit en haut de la feuille de paie ? »

– « Oui, c’est ça. En fait, je gagnerais dans les 1 300 €, si on devait pas reverser de l’argent à l’Etat. »

– « Ça, c’est parce que c’est Monoprix. Moi je te jure que chez Champion, avec les mêmes horaires, je gagnais plus, au final »

Alors y’a deux écoles. Au choix.

1) Ouais, t’as noté le niveau.
ou
2) Les caissières au Monop’ ont un statut « cadre ».

Vers la mi février, selon tes disponibilités calendaires, je te parlerai de comment passer 3 heures chez Ikéa, un dimanche. Et de rentrer chez toi avec un drap housse. Dont les dimensions ne sont pas exactement adaptées à ton lit.

* Finalement, j’ai opté pour une machine à poncer. Ça fera bien l’affaire.

P.S. : Ne t’inquiète pas inutilement, la machine à poncer est encore sous garantie. Oui, on l’a échappé belle.

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