novembre, 2007

Derrière mon loup, je fais ce qui me plaît, me plaît… Florilège de discussions sans queue ni tête

Oui.
Bon.

Ça va hein ? Si on a même plus le droit de picoler*.

Donc.
Samedi dernier, je suis allée à une fête déguisée, mais pas trop.

Késako ce nouveau concept, le cul entre deux chaises ?

Ben c’est simple. On me signala via facebookage, il y a deux semaines, que y’aurait anniv’ surprise d’une amie le 10 novembre. Je dis soit.Oui parce que ça va bien les conneries, mais n’empêche que blogueuse influente ou pas, il nous reste encore quelques vrais amis. C’est pas un mal. Ça repose. Y’a pas de délinkage qui tienne. Bref, tout le monde est bourré. On passe pas notre temps à se photographier en se coupant la tête.
Haa, si toutes les blogueuses du monde pouvaient se donner la main

(Je sais t’as envie de chialer)

Le problème : Deux jours avant la susdite soirée, on m’annonce que y’a un thème.
« Star » c’est le thème.

Je dis « hein ???« . On me répond « ouais, mais c’est à la cool, déguisé, mais pas vraiment, tout est dans l’accessoirisation« .

J’argumente : « Est-ce à dire que faut pas aller dans le shop de farces et attrapes, mais que faut faire du home made ?« .

« Voilà » on acquiesce.

Bon.

Alors, évidemment, je vais pas te dévoiler en koitesse j’étais masquée, mais juste, quand je suis arrivée on m’a sorti un « C’était Star de Cinéma, en fait. Mais c’est pas grave. Tiens, prends une coupe, ça va aller« .

Bon (bis).

Je vais pas choisir l’angle du name-dropping non plus. Ouais, c’était un peu people. Mais tu vois pas qu’on s’en tape ? La coolitude en bandoulière, telle est l’attitude. Voire, y’a même pas de low boots. Je sais, t’as les boules, mais la vérité, c’est déjà complet has been. Faudra te faire une raison.

Bon, t’as quand même toujours des gens qui craignent un peu, hein. Moi je dis qu’emmener un magnum de champagne tiède, non millésimé, ben ça fait désordre. Je dis ça, je dis rien.

Non, l’angle choisi par l’auteur, aujourd’hui, ça va plutôt être le florilège de discussions, et là tu vas t’apercevoir du niveau des soirées Parisiennes et j’imagine que tu vas pas regretter d’habiter Montluçon, non tu vas pas.

On commence avec D. « J’ai donné un ultimatum à mon mec ce soir avant de partir. Je lui ai dit : je te préviens, demain matin, quand je me lève, je veux que ce soit fini, ou bien c’est pas fini. Tu choisis. »
Toujours D. qui me demande « Dis-moi franchement, je suis snob ? » « Non, t’es beauf« , j’ai rétorqué. Heureusement D. n’est pas rancunier et sait apprécier les personnes dotées d’un humour exceptionnel. Je ne cite personne.

Après, j’ai eu faim. J’ai dit : « Putain, mais c’est dingue, j’ai vachement envie d’un homard, là, tout de suite« .

« Tu dois être en manque de magnésium« , me répond B. Et là, je dois reconnaître que parfois, t’as pas besoin de dépenser 60 € chez un mec qu’a fait 10 ans d’études. Les vrais amis, on les reconnaît dans ces moments-là.

Plus tard, au moment où la soirée bat son plein (expression couramment utilisée dans les romans insipides), j’ai dit à un camarade (non syndiqué hein, nous prends pas pour des pauvres non plus) : « My God, paraîtrait que tu passes tes journées sur asmallworld, tu vois pas que c’est dépassé sans déconner, que moi j’y suis juste allée pour l’inscription et point barre que j’ai pas envie de me taper du Deroxat pendant 3 mois, tellement l’interface est déprimante« .

Il me répond que ouais, c’est clair, mais que la dernière fois il est allé dans un sex-shop avec une aristo chopée sur asmallworld et qu’elle était ridicule avec ses talons aiguilles et que ça fait des expériences. N’importe quoi lui !

Bon ensuite, je ne me souviens plus trop. Juste, quand je suis partie, prétextant une dépression nerveuse en instance, mon ami B. m’a demandé si je pensais que le bruit des talons, sur le pavé, nous permet de nous affirmer en société.

J’ai répondu que, si tu le veux bien, je dois y réfléchir, je te donne la réponse demain. Y’en a qu’abusent et qui croient que tu peux être intelligente à tout moment de la journée. Ce qui est faux. Parfois, tu es conne.

Alors, oui pardon. Le visuel.

Lui, il était déguisé en « homme invisible« .
Ni vu, ni connu, c’était sa ligne de conduite pour la soirée.

Il a réussi son pari.

Je l’ai plus jamais revu après la photo. Je ne l’ai point connu non plus.

Ouais, draguer à l’aveuglette/la bandelette, n’est-ce pas là une perte de temps ?

Tu as deux heures et tu n’as pas droit à ta calculatrice. Merci.

* Note rédigée sous l’emprise de l’alcool, évidemment…

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Ceci est une jupe-culotte

« Ha bon, c’est de la hipness la jupe-culotte maintenant ? D’où tu sors ça ?« 

La définition :

Sais-tu que, quand tu wikipèdes à outrance, y’a quand même des limites à pas dépasser le mille bornes ?

La jupe-culotte : une culotte ou pantalon étant intégré et dissimulé par la jupe proprement-dite. Apparue en 1890 pour permettre aux femmes de faire de la bicyclette, elles étaient longues et bouffantes. Utilisée dans une forme raccourcie pour le tennis en 1931, c’est un vêtement qui garde une image sportive.
????

N’est donc pas Suzanne Lenglen qui veut.

L’explication :

Samedi midi, alors que je me rendais à un déjeuner avec un ami joli vers Etienne Marcel, la rue, pas le prévôt des marchands de Paris décédé depuis 650 ans, je me dis que j’irais bien, en préambule au stock Et Vous*.

L’achat :

Ne me demandez pas pourquoi la jupe-culotte, je serais bien incapable de vous répondre. Je sais néanmoins que c’est devenu une pièce essentielle de ma garde-robe, au moins pour les 10 jours à venir, ce qu’on peut communément appeler « le bonheur ». Oui, on est pas difficile en ce moment.

Quand je suis sortie de la cabine d’essayage, la vendeuse a sentencé : « Ha… Il vous faut la taille en dessous, je pense » – « Elle n’existe pas« , j’ai argumenté – « Mais elle vous va très bien, en fait, avec une ceinture, c’est parfait« .

Notez que ce n’est pas nouveau que la vendeuse vendrait un ongle french manucuré pour te faire acheter n’importe quoi.

Le verdict :

1) sexy or not sexy ?

En général, les mecs savent déjà à peine faire la différence entre une robe et une jupe mais, certains, mieux informés ou assimilés métrosexuels, te diront que c’est pas très glamour.

Ça l’est. Si tu sais bien la porter.

2) pratique or not pratique ?

Very génial pour monter sur un scooter où, pour une fois, on ne te fera pas remarquer, de façon fort inélégante que ta petite culotte est noire. Ou que t’en as pas. De culotte. Selon les humeurs.

3) caution fashion or not caution fashion ?

Si vous ouvrez le Elle de la semaine page 135, vous pourrez admirer une jupe-culotte en denim Martin Margiela qu’est juste beaucoup plus moche que la mienne.

Vous me direz Elle, c’est pas la Bible. Mais quand même.

* Stock Et Vous
17, rue de Turbigo
75002 Paris

(demandez la vendeuse qui s’en fout des tailles, elle saura vous guider de bon coeur)

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Docteur Violette écoute avec patience les jérémiades d’une lectrice trompée.

Chère Violette,

Je me sens comme un bateau à la dérive.
Toutes mes confuses pour la référence nautique, mais j’ai toujours rêvé d’être Maud Fontenoy, voire un catamaran.
Mais là n’est pas le questionnement. Il y a bien longtemps que j’ai remisé mes rêves océaniques dans mon coffre aux désillusions, soigneusement planqué des regards indiscrets, sous ma pile de soutifs.

Voilà ce dont il s’agit et pourquoi mon ventricule gauche saigne, tel un coeur de boeuf qu’on te balance à la face lors de ton bizutage à la fac de Médecine.

Récemment, j’ai eu de sérieux doutes quant à la fidélité de mon aimé. Un soir, à la nuit tombée, là où tous les chats sont gris, qu’ils disent, j’ai précipité ma perte en allant trifouiller dans son Sagem my150X.
Tel est pris qui croyait prendre qu’ils disent encore.
Un récent SMS disait la chose suivante : « Tu es vraiment une ordure. Pourquoi ne m’as-tu jamais rappelée, après ? ».
Mon courroux l’a emporté et j’ai aussitôt composé le numéro.

« Allo » que la voix de crécelle a répondu.
Par la teneur de haut niveau de ce premier propos alléchée, je lui tint à peu près ce vocable :
« Dis donc toi, d’où t’envoies des textos à mon mec, tu te crois où, la vilaine ? »

Je ne croyais pas si bien la nommer quand, d’une voix tremblante, elle m’avoua avoir eu une relation sexuelle avec mon aimé, mais que comme elle était handicapée à je ne sais plus combien de %, même qu’elle a un macaron (non pas Ladurée) sur sa voiture, il l’a lourdée aussi sec.
« Ha« , j’ai fait, l’air idiot, « et quoi donc est-ce votre handicap, Madame ? »
« J’ai un pied-bot« , elle a répondu.

Pour résumer exquise Violette, je suis anéantie. Vous avouerez quand même qu’être cocue par un pied-bot, n’est pas chose aisée à digérer. Qu’en pensez-vous ?
J’espère que vous aurez apprécié mes efforts de littérature. J’ai recommencé cette lettre 13 fois, je voulais être parfaite tant je sais grand votre amour des belles lettres.

Amicalement.

Chère skippeuse,

Allons, allons, galéjons un peu pour détendre cette atmosphère sinistre que t’es en train de distiller insidieusement sur mon blog.
Je sais pas quoi te dire.
Deux interrogations, néanmoins :

1) Est-ce que c’est le fait d’être trompée qu’est grave ?
2) Est-ce que c’est le fait d’être trompée avec une fille handicapée qu’est grave ?
3) Pardon, trois interrogations, voulais-je dire. Est-ce que c’est les deux ?

Si t’es en 1), je me permets de citer ce brave JJ Rousseau et, tu comprendras que tout ça, c’est que des conneries. Que y’a quand même des choses plus graves. Par exemple, as-tu acheté ta paire de low boots ? Sinon, t’attends quoi ? C’est déjà à moitié has been ma chérie.
Bref, JJ, il a dit : « Le devoir d’une éternelle fidélité ne sert qu’à faire des adultères« .
Je te conseille donc de faire pareil de ton côté, les couples libres n’ont pas été inventés pour les hamsters.

Si t’es en 2), je te rétorque que les pieds-bot ont aussi droit à une vie sexuelle. La vérité, tu fais un peu honte. Si tu le permets, je ne vais pas m’éterniser sur le sujet. J’ai déjà matière à procédure avec différents syndicats de professionnels mécontents.

Si t’es en 3), tu additionnes mes deux premières réponses.

Oui, je sais, c’est de la brève.

P.S.1 : A toi qui crois que je suis barrée au point d’inventer ce genre d’histoire, je te rétorque que certes, le courrier électronique a été retravaillé, mais que l’histoire est 100% vraie. Oui, ça calme.

P.S.2 : Si tu trouves qui a peint la toile qui illustre ce billet, je t’offre un macaron. Non, pas pour coller sur ta caisse. Un de ceux que tu vas bouffer dans la boutique vert amande où t’as pas le droit de fumer.

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