vernis opi

Graou

Souvenez-vous, je ne dormais plus à cause de ce vernis fluo dont j’ignorais le nom.
Vendredi dernier, je suis retournée chez ma pédicuriste locale et, en entrant dans la minuscule boutique à nails, je l’ai aperçu sur une étagère qui attendait sagement sa nouvelle maman (moi).
J’ai alors crié “c’est lui, c’est lui !“, je l’ai saisi, l’ai retourné et là, stupéfaction et malheur pendant 10 générations : l’étiquette de son matricule avait disparu. Avant que la pédicuriste ne m’enfile de force la camisole, j’ai réussi à lui demander si, des fois, elle connaîtrait pas son petit nom. Elle l’ignorait.

J’ai alors posté la photo du vernis O.P.I sur tous les réseaux sociaux de la création afin qu’on m’aide à retrouver son nom. Je me suis vite retrouvée submergée par des intitulés tous plus saugrenus les uns que les autres : Kiss Me on My Tulips, That’s hot, you’re a pisa work, D.C cherry blossom, Koala bear, Pink flamenco, Shorts story, Too hot to pink, don’t know beets me, Strawberry margherita…

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Big Apple Red

Les copains, je viens de faire une horrible constatation : le vernis O.P.I. c’est plus du tout ce que c’était. Le vernis O.P.I. c’est rien que de la merde. Force est de constater que le it vernis de la blogueuse, encensé sur moults journaux intimes de l’Internet depuis des années, est en passe d’être foudroyé par le syndrome Dreyfuss. Misère !

Jérôme, dont on a adoré les sacs à 600 boules à la base, et qu’on a cloué au pilori de la médiocrité à cause qu’il fait rien qu’à changer la qualité des cuirs depuis que sa notoriété a atteint les cimes de sa grosse tête. Classique. N’empêche qu’on vit toutes très mal cette trahison, avec nos sacs caméléons qui changent de couleur tous les 6 mois, au gré du délavage de nos Billy adorés. Zyva, Jéjé, ta mère fait du macramé ou quoi ?

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Béatitude au supermarket

Toute gonzesse normalement constituée (i.e. composée du minimum syndical de superficialité) revient des U.S. la valise remplie de vernis. Je n’ai jamais failli à la règle même si, de loin, se taper de 8 à 14h de vol pour économiser 40$ de coloriage à ongles, c’est quand même grandement pathétique. Heureusement, on y va pas que pour ça… Ah si ?
Le truc, c’est que si à NYC les Duane Reade et autres CVS/Pharmacy sont blindés des OPI et Essie à des prix qui nous font pousser plein de hiiii ridicules, ce n’est pas la même chose à Los Angeles.
A part chez Sephora, tu ne trouves du OPI nulle part. Quant au Essie, les monop’beauty locaux les boycottent, c’est pas possible autrement. Enfer !

Du coup, j’ai décidé d’innover et de laisser sa chance aux produits de marques plus que douteuses. En même temps, lancer des tendances sur du Chanel c’est tellement simple, que je préfère m’engager dans la voie plus difficile du vernis de supermarché. Fierté.
Jet lag aidant, j’ai donc fait n’importe quoi, me jetant sur de l’entrée de gamme (celle tout en bas des rayonnages), jetant un oeil injecté de fatigue derrière moi, histoire de vérifier que personne ne me regardait commettre ce crime de lèse-snobisme.
En fait, tout le monde s’en branlait. Mais Brian faisait le guet au rayon conditionner, pour plus de sécurité.

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