Au secours ?
Ouais. Bon.
Ca va bien comme ça que j’entends des vertes et des trop mûres sur que « T’es bien gentille, mais on sait pas comment les porter tes godasses avec leurs coloris qui vont avec rien ! »
Ah mais je m’excuse, mais c’est pas ma faute Lolita si tu ne sais pas dédramatiser. Vous allez voir qu’à moi, pourtant certifiée reine de la dramaturgie, elles ne me font pas peur. Loin s’en faut. Et tout vient à point. La cruche est cassée, rien ne va plus, je vends ma fausse Rolex !
Figurez-vous que comme je fais rien qu’à partir en vacances j’ai un gros retard dans mes lectures. Je n’ai plus le temps de rien faire, si ce n’est glander au bord des piscines ou flâner dans le désert jordanien. Bonjour l’enfer, quoi.
C’est ainsi que hier après-midi, heureuse tout plein d’avoir retrouvé mon foyer vitrifié, je me suis installée confortablement sur mon parquet fraîchement ciré par Maria, la littérature à portée de main.
Hier soir, à l’heure où les grands loups de mer hurlent sur la colline, je suis rentrée chez moi un peu enivrée par le vin BIO. C’est que pour faire passer les auditions poucraves de la Nouvelle Star, il fallait au moins ça. Je veux dire, c’est quoi ce Terry avec son haut en skaï qu’on le dirait pré-découpé sur le corps de Loana ?
Après, c’est sûr que son histoire est touchante, lui qui voulait faire « danseur de Janet Jackson » comme métier. Et qui se retrouve à la plonge, par manque de chance, sûrement. Du coup, l’émotion provoquée par Terry me serrait encore le coeur alors que j’ouvrais ma porte d’entrée et que je trébuchais sur un colis laissé par un coursier quelques heures plus tôt, dans la journée.
C’est qu’on est sensibles nous autres, les Cancer ascendant ironie…
Orange is a girl’s best friend
Dis donc, les épinards, est-ce qu’on va y passer le 15 août à teaser sur nos chaussures André ? Que nenni les amis, me voilà enfin avec la date de sortie en boutiques !
C’est pas qu’on voulait entretenir le suspense, oh non non, mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans le monde merveilleux de la chaussure.
Alors je sais, on avait claironné « Ca sortira début mars !« , et puis voilà qu’en fait c’est le 24 mars la sortie officielle. Mais dans le fond, si on fait comme pour la Numérologie des magazines féminins et qu’on ajoute 2+4, ça donne 6. Et 6 c’est plutôt vers le début que vers la fin, non ?
Rassurez-vous, on ne vous fera pas les tarots en prime quand vous entrerez dans le magasin André, c’était juste pour faire une démonstration mathématique de haute voltige.
Après l’euphorie et les explications de texte, voilà l’heure venue où je compte vous parler du shooting André. Finalement, je me suis rendue compte que je n’avais pas tant de photos que ça à vous montrer, mais on va bien arriver à meubler la page blanche, va.
Donc, un jour glacial de janvier, nous avions rendez-vous dans un appartement privé pour jouer les mannequines en tenues d’été. Avouez que c’est tentant de se dénuder par -7°C. Si, je vous jure, c’est tentant.
Je vous passe les 300 mails échangés entre nous six, la semaine précédente, sur des airs de « Hiii, je sais pas quoi mettre !« , « Arghhhh, j’ai un bouton !« , « Ohhhh, dites-moi laquelle des 28 tenues suivantes vous pref’ ?! » … La routine des blogueuses « moderie », en somme.
C’est d’ailleurs durant cette épique journée que j’ai réalisé le crash-test de mes chaussures : portées 6 heures dans une pointure en dessous de la mienne = 0 ampoule. Confort, je crie ton nom ! (genre)
Dis, les copains, j’ai pas du tout terminé de vous raconter la story André, vous imaginez bien.
Je me souviens très bien du premier croquis que j’avais reçu dans la boîte à courriels, alors que c’était encore tout flou dans ma tête. Du coup, ça n’avait fait qu’empirer le floutage, parce que y’avait un truc qui me gênait drôlement, et je n’arrivais pas à déterminer le koitesse.
En plus, je vous dis pas comme c’est problématique de projeter un dessin sur tes pieds. Cherchez pas, à part les professionnels, nous autres gens très terre-à-terre, on sait pas faire.