Copains, tu te dis souvent qu’en ce moment c’est la partisanerie du moindre effort sur SBEP ? Tu n’as pas tort.
Ce n’est pas seulement que j’ai beaucoup de travail dans mon bureau de la télévision (je vous en parle dès que j’ai fini de lire mes deux « Voici » de retard), c’est aussi qu’août est déserté par vous autres et que je vais pas investir en sueur écritoriale pour les 3 péquenots juilletistes ou non-vacanciers qui traînent par ici…
C’est pas joli joli cette mentalité, je vous l’accorde.
En même temps y’a pas écrit continuité du service public, par ici.
C’est peu dire que je n’ai absolument pas regardé la première de Secret Story 3, vendredi soir dernier. Non, non, ce n’est pas mon genre la télévision niveau vide-ordures.
J’ai fait bien mieux : c’est le lendemain que j’ai découvert le programme tout pixellisé, enregistré précautionneusement sur ma boite libre (« Freebox« , in english).
Alors, c’est vrai qu’on entend ici et là que y’a que de la pute siliconée et du teubé musclé. T’es marrant, mais où résiderait l’intérêt d’une émission trashy si les participants étaient des gens comme nous ? Il ne résiderait nulle part. On ne mate pas TF1 pour croiser du 90B ou des individus qui ont eu le DEUG en trois ans, at least.
Autant vous dire que je suis entrée tout de suite dans l’histoire, malgré la complexité scénaristique, mais je regrette grave notre génération de l’Internet, puisque y’a plus de mystères qui tiennent au bout de 12 heures grâce à Google.
C’est comme si que, quand on était minots, on nous donnait la soluce au moment où on entamait la partie de Cluedo.
Si tu as le pied marin, je vous invite aujourd’hui à naviguer sur les flots modesques. Si tu as le mal de mer, tu restes à quai, c’est dommage.
Ce serait mentir que d’affirmer que Petit Bateau, c’est juste pour les pyjamas de Cyclamen. Non, non. Ca fait des années que je collectionne les débardeurs taille 16 ans dans mon placard désabusé. Enfin, taille 16 ans, taille 16 ans, pas toujours ; j’ai dû embaucher le 18 ans quand j’étais enceinte. A croire que les 15 kilos de surpoids s’étaient tous donné rendez-vous place des gros seins. Bref, la belle époque…
Ainsi, récemment, on me dit que Petit Bateau remi(x)te ses basiques et propose un nouveau regard sur nous, les adultes, par le biais d’un mini-site appelé MIXTE, qui présente la collection été 2009.
J’étais über chambouled hier matin.
Parce que, c’est qu’en fait, quand je suis arrivée dans ma cuisine vêtue de ma nuisette (celle avec des nounours délavés dessus), j’ai constaté qu’il n’y avait plus de filtres à café.
Afin d’en confectionner un de fortune, de filtre, j’ai longuement cherché du Sopalin. Parfois, Maria remet pas bien tous les trucs à leur place, mais c’est pas sa faute, c’est la filière ukrainienne, ils ont des troubles genre Alzheimer depuis la guerre avec la Pologne, et ça a sauté des générations, apparemment.
J’ai pas trouvé du Sopalin.
Plus tard dans la journée d’hier, allongée sur ma méridienne, mes mules en cygne mauve ondulant sur l’air de Dancing Queen, j’ai réalisé que ça avait du bon de pas être obligée de faire des économies de bouts de chandelle, comme tous ces gens qui vont de plus en plus dans les Discount stores.
J’invente pas, ils l’ont dit dans « Capital ».
Oh, c’est pas que je les critique, il faut bien des gens pour regarder la Roue de la Fortune avec la dame blonde qu’a des gros seins sur TF1, mais moi, j’ai pris mon café-filtre dans du Moltonel épaisseur triple.
La lutte des classes passe aussi par le PQ, c’est trop démentiel.
Par contre, j’ai quand même vomi, car j’ai eu la désagréable impression de boire un cocktail caféine /sapin de bagnole saveur rose, et donc comme je me portais pâle, c’est pour ça que j’avais dû m’allonger sur ma méridienne. C’est pas seulement que j’aime bien être super Alexis Carrington Colby dans l’attitude ! Hin, hin, tout s’explique !
J’en ai pas mis sur les mules, du vomi, je vous rassure.
Le 6 juillet dernier, je vous contais l’histoire d’une robe où que je ressemblais à un santon dedans (la robe).
Oh, tu sais, on ne me la fait pas à moi, puisque j’ai bien senti que la frustration était immense chez le lectorat de ne point pouvoir mirer sur ce journal intime du web 2.0, l’objet de la risée.
J’ai donc décidé de remédier à cette négligence, que dis-je à cette paresse, de la part de votre serviteuse.
C’est ainsi que maintenant, tout de suite, sous vos yeux globuleux, here it is la robe « santon » :
Alors, écoute, puisque tu me le demandes, c’est une petite robe longue toute simple, en cotonnade sans prétention, de fabrication ibérique.
Zara, quoi.
Hein ?
Pourquoi j’ai acheté ça ? Là n’est pas le propos.
Le propos, c’est qu’avec cette petite pute de robe tout le monde fait du 44/46. C’est la première robe démocratique qui mettra toutes les gonzesses d’accord.
(Christine Boutin est en train de plancher cet été sur le sujet, pour voir si on peut pas l’imposer comme uniforme féminin pour aller bosser. Ainsi, la productivité augmentera de façon conséquente dans les entreprises, puisque les hommes pourront enfin travailler plus, et reluquer moins).
Oui, mais voilà. Il y a un MAIS dans l’histoire de la robe « santon » !
Effectivement, si celle-ci vous prend de la taille pour vous transformer en sac, elle vous donne, de l’autre côté, une paire de seins atomique.