Les aminches, laisse-moi te dire que c’est la lutte finale.
Je vous explique le contexte économique dont il est question. Voilà que j’habite pas très loin d’une grande entreprise française. Et ces cons-là, ils ont décidé de faire une grève.
Moi je dis une grève oui, mais pas sous mes fenêtres à 7:00 du matin ! J’entends que je comprends bien qu’on grommelle à propos de son travail, mais faudrait voir à pas faire les guignols dans une avenue bourgeoise où, pardonnez-moi, le joli monde ne se préoccupe que du coloris de ses moulures…
Enfin bref, ça a commencé hier matin où un mec, il gueulait son slogan en boucle. Voyez l’intelligence du propos :
Aujourd’hui, je devais aller faire de la conférence au Salon de l’Internet. Attendez, pas de la conférence de niaise, hein ! Du vrai B to B, dans le cadre d’une coopération avec un professionnel du web. J’avais mis un tailleur. Et des mis-bas filés, exprès pour l’occasion.
Ca s’est fini qu’on a pas du tout conférencé, mais que j’ai bu des Monaco, en terrasse, Porte de Versailles. Voyez l’improbabilité de la journée, en bref. ☞ Point province : la Porte de Versailles, c’est tout en bas, à gauche et moi je siège en haut, au milieu. L’angoisse.
Enfin bref, on arrive et on demande où qu’est la salle de conférences, on nous répond là où y’a le carré de moquette rose.
LuluCastagnette, la marque où y’a toujours un nounours qui vous colle un peu au cul (mais on dit rien, car c’est mignon un nounours, tu sais) veut renforcer son positionnement auprès des jeunes femmes entre 15 et 25 ans.
C’est vous, c’est moi.
Enfin c’est moi, comme tu y vas de me rajeunir de deux ans, toi !
Bon, donc, déjà Lulu c’est une gamme de plein de trucs. Moi je croyais qu’ils faisaient que des fringues, mais je suis allée visiter leur site, avant d’écrire ce billet, et que nenni ! J’étais grave dans l’erreur. Sorry Lulu, donc.
Ah oui, c’est tout ça !
Et oui, y’a des gens qui travaillent plus que d’autres.
Après faut pas s’étonner de leur succès.
Ni être jaloux, c’est pas très beau.
Alors, en fait, l’information qu’il faut retenir, c’est que LuluCastagnette organise un concours, jusqu’au 5 février prochain, visant à créer sa prochaine vidéo virale.
C’est à dire que tu peux participer, envoyer ta vidéo et le gagnant a 7000 € dans la poche, si sa vidéo est choisie comme campagne de publicité sur tout l’Internet mondial.
Ah oui, ça c’est sûr que c’est mieux payé qu’un billet sponsorisé. Enfin, nous ne sommes pas ici pour causer d’argent. C’est d’un vulgaire, mon pauvre…
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter tous mes voeux pour cette naissance multiple. Les nuits vont être difficiles, certes, mais quelle joie de découvrir au matin, ces trois visages mutins. Non ?
Vous venez de lire un billet sponsorisé et une phrase de poésie qu’Éluard aurait beaucoup aimée s’il avait eu le temps de lire ce blog.
Après, on peut pas forcer les gens non plus.
Lundi soir dernier, j’étais au Palace, pour la Générale du spectacle de Valérie Lemercier. Dès le parvis du lieu mythique, j’entendais certaines stars en décrépitude se rappeler, dans des grands éclats de toxine botulique, les fêtes d’antan en ce lieu de perdition.
Ben moi, vous m’excuserez, mais en 1987, j’étais pas née.
Toi non plus Brian ? Ca me rassure.
Avant de faire les couilloneries habituelles de SBEP, laissez-moi vous dire que qui n’a jamais vu Lemercier sur scène, n’a rien compris au vrai cynisme. Le bon cynisme.
On fait les malins sur nos blogs avec nos blagues éculées et nos expressions qu’on croit être les rois du cirque de l’Internet…
J’ai repensé à tous ces commentaires moqueurs et mesquins ayant traversé récemment la nano-blogosphère au sujet d’iboucherie.
Loin de moi l’idée d’aborder le vilain sujet du billet sponsorisé qui fâche. Non, c’est plutôt la notion de contenu qui m’a interpellée ; le contenant ayant été décortiqué moultesses fois par des gens utilisant le mot « pute » aussi facilement qu’on déroule un rouleau de PQ, après son pipi matinal.
Déjà, c’est iboucherie qui doit bien rigoler dans sa barbe de ce micro-buzz gratos.
Surtout, je ne vois pas ce qu’il y aurait de plus noble à vanter la douceur d’un gilet en lapin à 360 boules plutôt que la tendresse d’une côte de boeuf ?
Si faire de la publicité pour un site de vente de fringues en ligne semble désormais « toléré » dans les moeurs blogosphériques, par contre, une gonzesse qui parlerait bagnoles, assurances ou entrecôtes serait une vendue puisqu’elle s’éloignerait d’une pseudo ligne éditoriale qui ne devrait s’attarder que sur du macaron fait maison ou du stiletto porté haut ?
On est bien d’accord que c’est chercher la quadrature du cercle mais, personnellement, je préférerai toujours regarder une jolie côte d’agneau (je suis gourmande) plutôt que de me fader la photo approximative d’un boudin en robe Pimkie dans son « look du jour », réalisée à l’APN 5 millions de pixels.
Ou plutôt non, pardon, je reste inexorablement fascinée par la médiocrité humaine, puits sans fond de mon inspiration quasi quotidienne…
Ainsi, aujourd’hui, je suis Chantal Goya, je n’en démords pas et je vous disais, donc, (en tant que Chantal Goya), que vendredi dernier, mon HDA et moi, par amour publical, on est allées tester du nouveau cocktail par monts et pas vaux.
En vrai, à équidistance de nos domiciles conjugaux, c’est à dire à 300 mètres de chez nous. Enfin à 300 mètres du chacun de chez nous.
Par exemple, si tu t’éloignes de chez moi de 300 mètres, dans l’autre sens, ben tu seras à 600 mètres de l’endroit. C’est pourtant pas compliqué, non ?
Vous faites vraiment aucun effort ici, tu sais, ça en devient limite insupportable.
Est-ce qu’on peut aussi arrêter de m’interrompre toutes les deux minutes, qu’une histoire banale en devient un roman sans saveur à chaque fois, tellement que vous faites rien qu’à m’emmêler les guiboles, vous autres ?