L’e-mail de samedi soir

    

escarpins

Si vous le permettez, je reviens sur ma petite performance sur Dalida. Oui, je sais que j’ai une vraie oreille musicale n’en jetez plus, mais ce n’est pas le sujet.
Samedi soir j’ai reçu un mail un peu tristoune d’une lectrice, qui m’a beaucoup touchée. L’objet était plutôt banal – une rupture amoureuse -, mais j’ai été particulièrement décontenancée quand elle m’a avoué s’être décidée à m’écrire après avoir vu cette vidéo « Dalida », où j’avais l’air particulièrement heureuse.
Moi je pensais juste qu’on verrait bien que j’avais pris l’apéro juste avant.

Actuellement, unanimement, les gens que je croise au quotidien, dans mes mondes personnel ou professionnel, me font tous cette réflexion : c’est indécent tout ce bonheur qui transpire de toi, en ce moment. J’ai réfléchi à ça. Je n’ai pourtant pas l’impression d’exposer ma dégoulinade d’amour* – c’est beau mais c’est insupportable -, alors je crois que tout est dans l’attitude. Les yeux qui brillent dès le matin, ça ne peut pas être l’apéro. Car oui, j’en crève de sérénité. Je transpire le bonheur. Je pourrais presque défoncer Barbara Cartland à tous les étages du romantisme.

Dans l’e-mail de samedi soir elle me disait que du coup je donnais plein d’espoir, et c’est ça qui m’a décontenancée. Passer de l’autre côté, celui où on a des propos plein de sagesse, où on donne des conseils de vie et où on dit que l’amour existe encore, c’est un truc plutôt incongru quand on me connaît un peu. J’ai toujours fait des choix de vie instinctifs donc compliqués ; jusqu’à aujourd’hui on était plus dans l’option Space Mountain que pêche aux canards. Mais qu’est-ce qu’on s’en fiche de la peluche gratuite de toute façon, non ?

J’ai répondu à l’e-mail de samedi soir sans me poser de questions, avec cette forme de sagesse toute neuve et fragile durement acquise au fil de mes voyages au cœur des montagnes russes. J’ai écrit ce que ma mère m’avait dit et que j’avais alors balayé d’un revers de la main, il y a quelques années, quand j’étais écrasée par le chagrin d’une rupture sentimentale : il n’y a que le temps qui répare, qui guérit, qui fait oublier et qui permet de se reconstruire. A 13 ans, cette notion est inconcevable – c’est à cet âge-là que j’avais écrit dans mon journal intime que la vie n’avait plus de sens depuis que bidule m’avait larguée après trois galoches dans la cour de récréation.
A 30 ans, on a peur que le temps s’éternise un peu trop.
Plus tard, on sait que bien souvent – mais pas toujours quand même -, les mamans ont raison. Et que le temps n’est pas toujours assassin.

* même si sa quiche est belle.

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29 commentaires

  1. soniachocolat dit :

    Sa quiche est bonne, plutôt, non? Bref. Trêve de références musicales. T’es une vraie poète de l’amour. Et c’est clair que c’est indécent tout ce bonheur qui se dégage de toi! Change rien ;)

  2. C’est très beau ce que tu écris! Plein de sagesse, comme tu le dis!
    Moi, ta bonne humeur me donne la pèche! J’adore te lire et te suivre sur les réseaux sociaux pour ça! Tu dégages tellement de bonheur et de joie, ça fait plaisir et ça me motive pour aller au boulot! :)
    Des bisous
    Belle journée

    Petite and So What

  3. verolilas dit :

    Ouaip, j’ai commencé à être heureuse en couple sur le tard, et j’y croyais encore, et encore, je savais qu’il y avait un mec bien qui m’attendait….Je l’ai même trpuvé sur un site de rencontre, j’ai forcé le destin, il n’était pas « mon genre » et j’ai insisté et je ne le regrette pas, je n’ai JAMAIS été aussi heureuse…..
    Enjoy…!

    • Géraldine dit :

      tout pareil. (sauf le site internet)

      il a 6 ans de moins que moi, il fait une faute à chaque mot écrit. mais on ne m’a jamais aimé aussi bien.

  4. Daphne dit :

    Comme le disait un autre Jean-Jacques : « Il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat*. » Non, le bonheur n’est pas indécent mais, plutôt, inspirant. Et si c’est pas le cas, il me reste toujours la méthode Coué et Gigi, n’oublie pas, il ne faut jamais arrêter de pédaler ( quoi, oui, les coureurs cyclistes sont aussi de grands philosophes, non, mais ).

    *lui, c’est Rousseau

  5. Solexine dit :

    Personnellement , je trouve que tu es un peu trop classe pour « transpirer » le bonheur -rapport à ton Affluence Fashion Blogger Statement , je suis intimement persuadée que tu ne transpires JAMAIS , hu , hu , hu… Je dirais plutôt que tu respires le bonheur. Voilà , cette rectification faite ( nan mais qu’est ce que tu ferais sans moi , franchement ( joke )) , je pars me doucher. Bonne journée.

  6. Je ne sais pas si c’est l’amour qui te rend aussi rayonnante mais il est certain que tu as ce « petit supplément d’âme » qui fait que nous aimerions toutes être ta copine.

  7. Granpi dit :

    J’ai retrouvé il y a quelques temps mon amoureux d’il y a 20 ans, nous vivons une très belle histoire et c’est vrai qu’autour de moi, on n’arrête pas de me dire que je suis radieuse, alors il ne faut JAMAIS désespérer car, comme disait feu ma grand-mère; chaque pot a son couvercle (ça fait vraiment ringard mais c’est vrai!!)

  8. Mentalo dit :

    Je ne vais rien ajouter parce que tu as tout dit. Je suppose qu’à un moment, la sagesse finit par nous rattraper. Pas celle qui nous fait une vie planplan, non, celle qui nous fait considérer que oui, le temps guérit tout (sauf les cheveux blancs et les rides, mais on ne peut vraiment pas tout avoir ce serait indécent) et apporte avec lui de jolies choses, toujours (saud les cheveux blancs et… oui bon).

  9. Ally dit :

    C’est vrai que ça fait envie, ton romantisme à tous les étages…mais pour qui a connu les montagnes russes et les déceptions, c’est un beau cadeau; alors profites-en un maximum, fais-nous partager ton bonheur, qui est beau à voir, et qui nous permet de croire que oui, c’est possible. Merci la vie, merci Violette ;-)

  10. Camille dit :

    Oups, j’ai comme l’impression qu’on parle de moi ici…

    Merci pour ta jolie réponse, elle m’a touchée, je ne savais pas quoi répondre à part merci donc je n’ai rien répondu. Donc merci encore…

    Les yeux qui brillent, le bonheur qui transpire et la sérénité, je crois que c’est ça en effet. Et d’ici, ça fait du bien de voir ça.

    • Edith dit :

      Allez Camille, je sais que c’est parfois difficile (je suis dans la même situation que toi), mais il faut essayer de penser que ce n’est pas la fin de quelque chose, mais le début d’autre chose ;)

    • Nanou dit :

      Camille, j’ai écrit un vrai roman plus bas, et crois-moi le fond du trou amoureux (pas très distingué) je l’ai connu. Et puis… Courage.

  11. Granpi dit :

    Tiens bon Camille!!

  12. Edith dit :

    Aaahhh, je me retrouve totalement dans ce que tu as écrit.
    Et pourtant, je suis en pleine « digestion de LA rupture » (qui n’en est pas vraiment une, mais bon si ce n’est pas tordu, je m’ennuie !!).
    Lorsque j’étais en plein dedans, j’avais l’impression d’avoir de petits nuages sous les pieds, rien ne pouvait m’atteindre. Alors que c’est arrivé au moment où ma maman déclinait (pour ne pas dire « mourait à petit feu »…).
    Une amie m’avait engueulée en me disant « mais tu me fais chier avec tout ce bonheur qui dégouline » (oubliant sans doute que j’étais aussi en train de perdre ma maman…).
    Avant je t’aurais dit « ma vie est foutue, jamais je ne m’en remettrai, jamais je ne rencontrerai quelqu’un d’autre, etc… »
    Aujourd’hui, si je suis très malheureuse du fait de cette situation que je n’ai pas souhaitée, mais je fais en sorte de devenir lentement mais sûrement son amie.
    Mes sentiments sont toujours là, mais je vais les dompter pour ne pas me noyer dans le chagrin.
    Alors tu sais quoi, profites-en pleinement et continue à « cracher » malgré toi ton bonheur à la figure des gens. Parce que c’est quelque chose qui arrive rarement, et que lorsque ce n’est plus le cas, tu as une banque de souvenirs incroyables, et tu peux te dire « je l’ai vécu ».
    Parce que je reste intrinsèquement persuadée que peu de gens vivent quelque chose comme ça.
    Et puis, aucune cosméto ne remplacera ça ;)

  13. Lise dit :

    Mais bien sûr que tu respires l’amûr et le bonheur ces derniers temps! C’est déjà flagrant en photo, je n’ose imaginer en vrai :)
    Et comme c’est contagieux ces trucs là, je te sommes de continuer à être heureuse et amoureuse, okay??

    Besos guapa!

  14. Michaela dit :

    Aaah, quoi dire après ce beaux texte…
    Les émotions fortes ayant une tendance à être contagieuses, merci en fait pour les spores de ton bonheur que tu craches sur nous! :-)
    Changes rien et profites bien! <3
    ..et plein de courage à ta lectrice.

  15. HeLN dit :

    Hello Violette,
    J’aime bien que tu rayonnes, je trouve que vu de derrière mon ordi, c’est agréable de te voir resplendir comme ça. Selon moi il n’y a rien d’indécent dans l’affichage du bonheur, d’autant que ce n’est ni à acheter ni à vendre (et pour le reste il y a… comme dans la pub.)
    Des bises

  16. Camille dit :

    Merci à celles qui ont eu une pensée pour moi et en particulier à Edith parce qu’on est un peu dans le même bateau.
    Désolée pour le squattage de commentaires, j’ai bien conscience que tout ceci est affreusement douloureux et affreusement banal à la fois.

    • violette dit :

      Camille, ne sois pas désolée, sincèrement.
      J’espère juste que tu ne m’en veux pas d’avoir utilisé un tout petit bout de ton histoire pour en faire un billet. J’aurais peut-être dû te demander avant, je me sens un brin gênée en fait.

    • Camille dit :

      Aucun souci, vraiment. C’est même un honneur d’être un peu à l’origine d’un de tes billets ! ;-) D’autant qu’il est très joli et touchant ce billet.
      Et puis je sens de la bienveillance de ta part et de celle de tes lectrices qui ont eu une pensée pour moi. Donc tout va bien, c’était mon 1/4h de célébrité aujourd’hui ! ;-)

  17. Athéna dit :

    Joli texte comme bien souvent; et sur la sérénité, comme moins souvent. La douceur te va bien

  18. Géraldine dit :

    parce que les bonheurs des autres nous éclabousse toujours un peu, et que ça fait du bien. Parce que savoir qu’on est plusieurs dans le même bateau et qu’il y a de la bienveillance par ici,ça fait du bien aussi, merci…Je nous souhaite aussi d’atteindre cette sérénité et ce bonheur, auquel je sais bien qu’il ne faut jamais renoncer.

  19. Nanou dit :

    Je suis arrivée la première, tard hier soir (mardi) et j’avais l’impression de ne rien avoir à dire. Et puis là, il est 2h14 et le 14 octobre 1990 à plus ou moins cette heure-ci, c’est-à-dire il y a 25 ans, je rencontrais l’Homme.On a entendu une chanson de Lenny Kravitz, on s’est dit que ce serait « notre » chanson, et il s’est avéré qu’elle était tout à fait appropriée. Nos premières années ont été rock’n’roll, but it ain’t over til it’s over, pas vrai? Oh, notre vie n’est pas un lit de roses: on se dispute, on s’accroche, parfois je me demande ce que je fous avec lui et je sais que c’est pareil pour lui. Mais je sais aussi qu’il n’y a qu’avec lui que je peux être entièrement, complètement moi-même. Qu’on a deux merveilleuses filles, et que ces deux nanas parfaites (pour nous), il n’y a qu’avec lui que j’aurais pu les faire. Il n’est peut-être pas très beau, mais JE le trouve beau. On rit, beaucoup, on a des complicités débiles qui font tout le ciment d’une relation. Il n’est pas très romantique et ça m’énerve, mais hier soir à table d’un coup il m’a dit « tu te rends compte qu’à partir de maintenant on aura vécu plus longtemps ensemble que séparément? » (haha, indication sur mon âge) Et j’ai senti que je fondais pour lui, encore. Nos nénettes nous ont gentiment suggéré d’aller au resto ce soir, alors on va probablement aller s’envoyer un bon steak frites et on rentrera pas tard. On trinquera sûrement en disant « putain, 25 ans! », et ce sera bien. Quand je l’ai rencontré je « sortais » moi aussi d’un chagrin d’amour dévastateur. Ca faisait presque une année que je pleurais et s’il y a une chose dont j’étais convaincue, c’est que je n’étais pas du tout prête à rencontrer quelqu’un d’autre. Un an c’est long, mais j’avais eu mal tout ce temps. Je suis Cancer comme toi Violette, et je t’admire de réussir à dire que tu es heureuse. Moi je suis du genre « fuir le bonheur de peur qu’il se sauve » et surtout je n’ose pas en parler, au cas ou ça porterait la poisse. Sauf que, ces 25 ans avec mon mari, ils ont été bien. Peut-être que dans deux jours j’aurai envie de le trucider, mais sur le fond ben c’est lui, quoi. Voilà, c’est tout. Je suis vraiment heureuse pour toi, pour la fougue, le raz de marée, les papillons dans l’estomac. Moi, nous, c’est plus calme aujourd’hui, mais c’est bien quand même. Tu as raison, le temps n’est pas toujours assassin.

  20. Paco dit :

    Oui tu as de la chance ! Et c est bien de le reconnaître parce que parfois on a tendance à oublier toutes les choses positives au détriment de tout ce qui nous pollue l existence ( les connards se reconnaîtront !!…) en tout c est toujours un plaisir de partager avec toi ta bonne humeur ton humour parfois tes coups de gueule ou de blues . Violette tu nous ressembles et on y
    T aime voilà c est dit !! Bonne journée à toutes

  21. Granpi dit :

    On a toutes le droit à une seconde chance, n’oubliez JAMAIS cela!!

  22. la baronne dit :

    si tu veux que je te plombe ton week end prochain je te fais un mail aussi
    car depuis cinq ans que le baron s est barré……. mais là est une autre histoire
    oui tu es resplendissante et j adore ça ,oui ça me redonne la fois et l espoir
    sauf que perso pour reprendre de la salade je ne peux pas !
    mon chéri de il y a fort longtemps est DCD le con !!!!
    ptain j aurai du divorcer il y a au moins 20 ans !
    ne change rien
    kiss

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