PLACE TO BE

La « no poil aux pattes forever » attitude

!!! Attention, billet à haute teneur fillasse !!! Amis lecteurs, vous êtes, of course les Bienvenus ; je demande juste à mes ex-amants de bien vouloir fermer les yeux sur ce qui va suivre, d’occulter ce pan obscur de ma vie, sous peine de voir ma glamouritude attaquée de plein fouet à tout jamais et que je pense que je vais avoir du mal à redorer mon blason après tout ce qui va être dit sur le bulbe pileux ci-après. Ça c’est fait. Donc, oui j’ai sauté le pas en Février, j’ai tenté l’épilation au laser pour les demi-jambes chez le docteur H., ma généraliste en qui j’ai toute confiance depuis que j’ai vu dépasser de la poche de sa blouse blanche, un paquet de Marlboro Light. En effet, à qui confier ses poils sereinement si ce n’est à quelqu’un d’humain, qui possède les mêmes faiblesses que vous… Ne vous méprenez-pas sur ma pilosité, hein ? C’est juste qu’à un moment de ma vie, j’en ai eu un peu ras le bol de jongler entre les repousses de poils jamais coordonnées et les rendez-vous à l’arrache chez la Sultane de Saba, célèbre institut de Bôôté de Paris, où ça coûte le double que dans un institut lambda, mais t’as un thé à la menthe offert gracieusement quand t’arrives donc t’as l’impression d’être Isabelle Adjani tous les jours (enfin avant quand elle avait 25 ans pour de vrai). Le docteur H. me donne toutes les infos, du genre ça coûte 250 € la séance et faut compter 8 séances. « Ah ouais quand même » j’ai dit. « Ben oui », elle a répondu. J’ai vite fait un rapide calcul dans ma tête en me disant que si j’en faisais 6 au lieu de 8 (becauz’ le Docteur H. cherche toujours à arnaquer un peu ses clientes qu’elle croit toutes friquées vu que son cab’ est à l’Etoile), ça allait me coûter 1 500 €, soit 6,25 années d’épilations chez la Sultane , donc ça valait vachement le coup (sic). Donc, le docteur H. me donne rendez-vous un samedi matin de février, pour m’alléger de 250 € et pour me torturer (sauf que le blé j’étais prête, la torture, un peu moins), elle me colle des lunettes genre que tu mets pour faire des UV et me dit « on y va ? ça picote un peu hein ! » Autant vous dire que je ne suis pas une mauviette à la base, mais qu’au bout de 30 secondes, je lui ai dit quand même « Euh, Docteur H. je pense que ça ne va pas être possible là… » « Vous voulez faire une pause ? » « Oui si tu n’arrêtes pas tout de suite, je t’arrache les globes oculaires avec mes stilettos grande malade ». Voilà, donc, oui, ça fait super mal, je ne veux pas vous mentir. Après tu passes tout l’aprè’m à te mettre des couches de Biafine de 15 cm d’épaisseur sur les jambes à peu près toutes les 10 minutes, MAIS, 7 semaines après y’avait tellement pas de repousse que j’ai appelé le Docteur H. pour lui dire : « Dites, Docteur c’est pas normal, ça repousse pas, faudrait voir à annuler le 2è RDV, non ? » « Mais c’est un peu le but que ça ne repousse pas » me répond t’elle… (pas con en même temps le Docteur H.) J’ai rendez-vous jeudi midi pour la 2ème séance de torture (10 semaines après the first one), sauf que j’ai pas réfléchis qu’après je dois retourner au bureau et que je vais devoir aller me biafiner aux toilettes des filles toutes les 10 mn et que donc vaudra mieux pas que je choisisse un skinny ce jour-là, sinon mon boss va croire que j’ai pris mon aprèm’… Bon, je déconne, mais en vrai, je suis bluffée par le résultat et je crois bien que le Docteur H., ben c’est moi qui vais bien la niquer becauz je vais même pas en faire 6 de ses séances de tortures à ¼ du smic. NDA : je vous prierais juste de ne pas copier la jolie photo qui illustre ce billet, car ce sont les jambes d’un collègue de bureau que vous pouvez apercevoir, et je ne suis pas sûre qu’il apprécie de voir sa pilosité pillée par des nuées de filles, fétichistes de surcroît. Merci pour lui. NDA 2 : Si certaines d’entre vous ont des infos sur la suite des évènements, je suis preneuse. Pour une fois, et oui, Violette admet sa fragile connaissance de la chaîne de destruction massive du bulbe pileux.

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La perle

Je ne veux pas vous parler ici de ce truc qui dort dans les huîtres, ni d’une des composantes de ce ras du cou que certaines portaient, à la fin des années 80, accompagné du « carré », quand le bécébège était hype.
Que nenni !
Honte à moi, je n’ai découvert ce bar trop trendy cool branchouille que vendredi dernier !
Ouais, oh, ça va hein ? Personne n’est infaillible.

Bref, à la fin d’un dîner resto entre potes, S. dit :
« Et si on allait à la Perle ? C’est super tendance ; il y a des mecs biens, hétéros, trentenaires, c’est le repaire de Romain Duris »
Nous voilà donc partis à la Perle. Vous voyez le style : c’est le genre de bar où personne ne comprend pourquoi c’est hype, la déco est naze, c’est un rade de quartier quelconque, mais c’est tellement blindé que beaucoup boivent leur demi dehors ! Dingue, non ?
Dans le même style, il y a la Chope du château rouge, dans le 18ème, mais c’est peut être aussi parce que le couscous est gratos le vendredi soir, va savoir…
Ben, en tous cas, mon copain S. n’a pas menti. C’est vrai que les mecs sont pas mal : bobos, coolos, branchés, rastas, etc… Faites votre marché Mesdames, y’en aura pas pour tout le monde !
Et puis, qu’est-ce que ça mate ! Un bien fou pour l’ego ! Moi, je veux y retourner, j’ai pas tout bien regardé.

La Perle
78, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Rambuteau – Filles du Calvaire

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