MODERIES OH OUI

Ceci est une jupe-culotte

« Ha bon, c’est de la hipness la jupe-culotte maintenant ? D’où tu sors ça ?« 

La définition :

Sais-tu que, quand tu wikipèdes à outrance, y’a quand même des limites à pas dépasser le mille bornes ?

La jupe-culotte : une culotte ou pantalon étant intégré et dissimulé par la jupe proprement-dite. Apparue en 1890 pour permettre aux femmes de faire de la bicyclette, elles étaient longues et bouffantes. Utilisée dans une forme raccourcie pour le tennis en 1931, c’est un vêtement qui garde une image sportive.
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N’est donc pas Suzanne Lenglen qui veut.

L’explication :

Samedi midi, alors que je me rendais à un déjeuner avec un ami joli vers Etienne Marcel, la rue, pas le prévôt des marchands de Paris décédé depuis 650 ans, je me dis que j’irais bien, en préambule au stock Et Vous*.

L’achat :

Ne me demandez pas pourquoi la jupe-culotte, je serais bien incapable de vous répondre. Je sais néanmoins que c’est devenu une pièce essentielle de ma garde-robe, au moins pour les 10 jours à venir, ce qu’on peut communément appeler « le bonheur ». Oui, on est pas difficile en ce moment.

Quand je suis sortie de la cabine d’essayage, la vendeuse a sentencé : « Ha… Il vous faut la taille en dessous, je pense » – « Elle n’existe pas« , j’ai argumenté – « Mais elle vous va très bien, en fait, avec une ceinture, c’est parfait« .

Notez que ce n’est pas nouveau que la vendeuse vendrait un ongle french manucuré pour te faire acheter n’importe quoi.

Le verdict :

1) sexy or not sexy ?

En général, les mecs savent déjà à peine faire la différence entre une robe et une jupe mais, certains, mieux informés ou assimilés métrosexuels, te diront que c’est pas très glamour.

Ça l’est. Si tu sais bien la porter.

2) pratique or not pratique ?

Very génial pour monter sur un scooter où, pour une fois, on ne te fera pas remarquer, de façon fort inélégante que ta petite culotte est noire. Ou que t’en as pas. De culotte. Selon les humeurs.

3) caution fashion or not caution fashion ?

Si vous ouvrez le Elle de la semaine page 135, vous pourrez admirer une jupe-culotte en denim Martin Margiela qu’est juste beaucoup plus moche que la mienne.

Vous me direz Elle, c’est pas la Bible. Mais quand même.

* Stock Et Vous
17, rue de Turbigo
75002 Paris

(demandez la vendeuse qui s’en fout des tailles, elle saura vous guider de bon coeur)

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Keskiadantonsac ? La curiosité est un bien joli défaut. D’ailleurs, c’est pas un défaut.

Si tu me lis depuis plus de 3 jours, tu sais que les chaînes bloguesques ont légèrement tendance à me casser les couilles.

Qui d’un « si t’étais un poisson-chat, tu ferais quoi dans la vie ? », qui d’un « quel est le dernier livre que tu as compulsé », ou bien encore « les 3 derniers ragondins que t’as tués en forêt », on est d’accord, on n’est plus au CM2.

Néanmoins, tu vois pas que Guillaume, il a lancé une chaîne « Keskiadantonsac« . Et comme Guillaume il est mignon, qu’il me kiss sur facebook quand il est bourré et qu’il m’a interviewée au tout début de la naissance de son blog rapport qu’il croyait que j’étais Star de mon état, qu’il doit pas être déçu quand il voit toutes ces horreurs accumulées jour après jour, ben, moi, Guillaume, j’y dis okay.

Je vais te montrer Keskiadanmonsac.

Surtout parce qu’aujourd’hui, c’est week-end, donc ça m’arrange. Si t’es pas content, t’es content quand même, t’as échappé à du publi-reportage sur une poubelle. Ouais.
J’ai même reçu le dossier de presse en double, des fois que j’aurais pas compris que faut en causer. Donc, j’en cause pas.

(Pour voir mieux, clique sur l’image. Pour voir pas mieux, tu fais rien)

– Un livre, Le syndrome de Roch, que je suis en train de lire depuis 3 semaines, mais j’ai oublié car depuis j’ai lu 2 autres livres. Donc on peut aisément notifier à l’auteur que non, je ne suis pas en train de lire son oeuvre.

Une broche qui traînasse depuis 4 mois. Pas mal, ouais bon, ça casse pas 3 pattes à un faisan, non plus.

Un agenda. Moleskine. Un agenda Moleskine, donc. Bravo, tu es fortiche.

Une pochette « Petite Mendigote » un peu crade qui contient l’essentiel pour se donner un coup de fée dans la journée. Ou pas.

Un bracelet GAS, aucun intérêt.

Une boite de X-IT. Késako ? Tss, t’es has been c’est incredible. Ce sont des bonbecs au guarana achetés au Luxembourg. Cherche pas. Tu peux pas saisir la hipness.

Une boite de doliprane 1000 pour quand tu m’as trop tué les nerfs en fin de journée. Et aussi pour faire passer la migraine du soir, sinon tu baises pas. Non, chez moi on ne pratique pas le cultissime « pas ce soir chéri, j’ai la migraine ».

Un tampon. Sans applicateur. Qui traîne. Laisse-le donc en paix, il ne t’a rien fait, si ?

De l’homéopathie. Qui sert à rien. Je sais.

Un ipod. Nano. Avec de la musique dedans.

Un briquet mauve et un briquet orange. J’attends qu’ils se reproduisent. Ils font rien. Des métrosexuels, quoi.

– Non, c’est pas un gode. C’est le « peace and glow » by Terry. Le baume du tigre de la CSP+.

Un portefeuille violet où y’a le reflet du flash dessus. Marc Jacobs. C’est de la merde, je te confirme. Zadig aussi. Mais il coûte 6 x le prix du MJ. T’as d’autres questions ?

Des clefs. Bureau, maison, famille, patrie. Des champs.

Deux barrettes de Cyclamen. Séquence « ohhh c’est chou ». Ouais, t’as qu’à la prendre en pension et on en reparle.

Un cahier Clairefontaine. Plein. Qu’est-ce qu’y fout encore là ? La flemme sans doute.

Un pass Navigo. Le truc qui coûte 53,50 € par mois pour prendre le métro. Même quand y’a grève. Quand tu le passes sur le lecteur, y’a 4 flèches vertes qui clignotent et ça fait « glingggg » et là, c’est bon, tu peux y aller. Avec les cons.

Un portable. Gros. J’aime bien les gros téléphones cellulaires.

Des lunettes de soleil. C’est tout.

Le Elle de lundi dernier. Pourquoi ? La photo a été prise lundi soir. Tu sais plus quoi dire hein ?

…Bon, et comme vous êtes chiants…

LE SAC

Et maintenant, tu arrêtes de quémander de la photo, sinon, demain, je te montre mon balai à chiottes ! C’est dingue, ça !

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Histoires de chaussures improbables, voire moches, si affinités…

Dernièrement, je me suis penchée sur le cas du rangement de mon shoesing.
Atterrée, je fus.
Atterrée je reste.

Aujourd’hui, on ne sait pas bien pourquoi, je te donne une occasion en or de te foutre de ma gueule. Mais attention, va falloir argumenter sévère.

La critique devra être motivée !

Bref.

Donc, tout ça pour dire que j’ai rien rangé, mais que j’ai redécouvert quelques perles shoesesques, achetées il y a bien longtemps, et quasi jamais portées pour les raisons qui seront expliquées plus bas, dans le texte.

Tu vas me dire que c’est quoi encore cet anachronisme que tu nous montres des shoes printemps/été 2001, alors qu’on veut voir de la low boot jusqu’à l’overdose, voire la nausée.

Je te réponds merde, je fais ce que je veux.

D’autant plus que les coloris ont été tout soigneusement choisis pour être assortis à la charte graphique de ce blog.
La quoi ? La rien, je galèje.
Donc, on lève les bras bien haut et c’est parti.

Voilà.
Ça, par exemple, ce sont des mules Free Lance, achetées dans les années 2000, je sais plus trop, que j’ai portées une seule et unique fois.
Pourquoi ?
Déjà, à part au marché de Château-Rouge ou au Club Med à Djerba, tu peux m’expliquer quand t’es censée porter un truc pareil ?
Je les ai mises une fois, au bureau, tout le monde a adoré, c’est pas là le problème, dans le fond, on sait bien que nous vivons dans un monde d’hypocrisie où les gens sont très très méchants.
Le truc c’est que je suis rentrée pieds nus, chez moi, le soir, avec un hématome sur chaque pied.
T’as d’autres questions ?

Normalement, c’est là où tu dois interloquer, puis rire de bon coeur.
Vas-y, je te laisse un peu de temps.
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Bien.
Pour l’histoire, la marque de ces shoes c’est « Un Dimanche à Venise ».
Bon, ben elles, malgré leur éclatante beauté, tu vois pas que j’ai pas eu de bol.
Le lendemain de l’achat compulsif, je me suis défenestrée une cheville à cause d’une autre paire de chaussures (attends, ça vient, c’est dessous).
Bilan : 1 mois de plâtre et de béquilles.
Mon employeur, qui était une femme, à l’époque, elle a pas bien compris pourquoi elle m’a pas vue pendant 1 mois. Pourtant j’avais été très claire.
« Tu raques le Taxi matin et soir ?« , j’avais demandé.
« Non, ça va pas le faire« , qu’elle avait répondu.
« Bon, ben, voilà quoi« , j’avais conclu.
Évidemment, elle a gravement fait la gueule et j’ai jamais porté les shoes.
Une horreur, ce mois de juillet 2000, une horreur !

 

Elles, je te les fous en plus petit, rapport que y’a pas d’histoire, c’est juste pour illustrer de comment j’ai explosé ma cheville gauche avec des trucs show off que tu peux même pas marcher avec, surtout quand c’est même pas ta pointure (oui, je sais, on se tait !) et que, donc, j’ai pas pu porter les « vaches » vertes…Alors, tu penses bien que de cette pantalonnade a jailli une idée lumineuse de mon esprit dérangé.
J’ai décidé de créer une nouvelle rubrique, qui se nommera « le soulier improbable« .
Attention à ne pas faire la confusion avec « le soulier qui vole », le spectacle de feue Chantal Goya, il n’y a aucun rapport.
Koitesse ?
Ben, si tu le veux bien, lecteur/lectrice, tu peux m’envoyer une photo de ton soulier le plus improbable / invraisembable / bizarre / moche, accompagnée de l’historique, des anecdotes, des secrets entourant la chaussure en question.

Conclusion : « le soulier improbable », ce sera votre rubrique, celle où tout le monde pourra rire de vous. Il faut bien l’avouer quand même, dès qu’on peut dire du mal, ça se bouscule au portillon, tu me diras pas le contraire.

Deuxième conclusion : Si tu m’envoies rien, ben y’aura pas de rubrique, c’est tout.
On va pas en faire une dépression nerveuse. Non, on va pas en faire.

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