MODERIES OH OUI

N2 Les Néréides – là où je te montre la quincaillerie

Tu vois pas qu’on est gavés de tous ces récits de ventes presse qui fleurissent sur les blogs des filles à têtes coupées ?
Si, hein ?
Et ben tant pis pour toi, nous avons décidé de faire la même chose ici, ce week-end, mais au rayon quincaillerie, toutefois.

Cette semaine, j’ai sautillé sous une pluie diluvienne que j’ai niqué mes bottes jusqu’à la vente N2 Les Néréides et j’ai frénétiquement acheté quelques petites babioles.
Oh, tu vas noter, c’est pas grand chose, ce ne sont que des produits bons pour la santé, mais il faut bien meubler le week-end. Oui, il faut bien.

Donc, sur la photo, j’ai tout foutu en même temps, on va pas perdre du temps inutilement à compulser de la composition artistique sur la parquet non ciré.

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Késako, donc, que tous ces bijoux de pacotille qui ne font que compenser maladroitement mon état de manque à l’égard de ma tendre « Belle de jour » by Mauboussin ?

Sur ta gauche, tu peux apercevoir une broche avec un charmant petit noeud écossais et en médaillon une femme à lunettes qui dit « un dernier coup d’oeil dans la glace« .
Deux réflexions s’imposent : non, ce n’est pas cuculapraline, c’est décalé et oui, moi aussi, parfois, j’aime à me prendre pour Elisabeth the Second. So what ?

Après, si tu continues ta lecture ophtalmique, tu croises un collier avec un chat portant une couronne dans un médaillon. On ne s’en sort pas de cette idéalisation de la Royauté, je te concède. La folie des grandeurs, sans aucun doute.

Pour finir, t’as le collier avec un 7 qui pendouille.
Je te voir venir avec tes grosses ankle boots : pourquoi le 7 ?
Bon, on va pas te faire de la culture générale un samedi, mais faut pas être sot pour autant.
Tu sais bien que c’est le chiffre sacré et que y’a pas de fumée sans feu si on parle de 7ème ciel.
D’ailleurs, la modeuse branchouille Parisienne le sait bien, rapport que j’ai extirpé le dernier 7, alors que y’avait encore pléthore de 3 ou de 6.
Ouais, faut pas nous prendre pour des cons non plus. La vérité, tu te vois avec un 6 ? Allons, soyons sérieux.

Prochainement, faudra que je confectionne la putain de blogroll. Oui, cette espèce de listes de liens, noeud de la guerre blogosphérique.
On est pas rendus. Moi je te dis que ça va être pire que de rapporter les pommes d’or du jardin des Hespérides.
Si tu souhaites être linké, c’est tout simple. Un chèque de 25 € fera l’affaire. Je fais 10% sur les blogs de garçons. Séductrice oblige…

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Le jour où l’on m’a offert 1/6ème du collier de Rahan

Aujourd’hui, parlons joaillerie.

Pour en finir avec cette histoire de collier de Rahan que ça devient obsessionnel, faisons le point, ensemble, sur le pourquoi du comment de cette affaire qui, soyons modeste, une fois n’est pas coutume, renvoie les ferrets de la Reine à une insignifiante anecdote de l’Histoire de France.

Attends, je reprends mon souffle.

Un jour d’octobre, dès potron-minet, je décide en me levant de vouloir absolument un collier avec une dent qui pendouille, peu importe la composition pourvu que ce soit du requin. Blanc.

Sournoisement, tu vas arguer que Punky, ça fait un moment qu’elle en a une grosse, elle ! Dent de Rahan, j’entends.

Je le sais bien, va ! Je l’ai même touchée. La dent. Pas Punky.

Face à mon désespoir, Sonia vole à mon secours et me dit :

« Violette, ne fais pas l’enfant, essuie tes larmes, j’ai à ta disposition une dent de Rahan qui appartenait à une reine d’Egypte.
Ah non, pardon, je confonds. C’est un mannequin Suédois de 46,310 kgs qui l’a oubliée par mégarde à la fin d’un défilé. Ne m’en veux pas pour la confusion, on y perd son Grec ancien à trop s’enivrer de peoplade. L’accepterais-tu, néanmoins, en gage de notre amour éternel, bla bla ?
 »

Quelque peu déçue par l’origine douteuse du dit présent je réponds que « ouais, okay, balance ! » (élégance verbale, quand tu nous tiens…)

La problématique :

On est bien d’accord que ma dent de Rahan et moi, ça a tout de suite collé.

Sauf que faudra qu’on m’explique un jour pourquoi ce parallélisme avec le fils des âges farouches rapport que son collier est garni de 6 dents de requins et que moi, j’en ai qu’une. Dent.

Pour illustrer le pourquoi du comment de cette grande interrogation tu trouveras ci-dessus le collier de moi (à gauche) et le collier de Rahan (à droite, donc. Bravo, tu progresses).
Ha, non, pardon, la mise en page a jumpé, bref, tu trouveras bien tout seul.

Lequel est le plus beau ? On ne saurait dire, finalement.

Faudra-t-il, au fil des ans, que l’on m’offre 5 dents supplémentaires pour que mon bonheur soit total ?

Ne vais-je pas me lasser d’ici là ? (cf. l’affaire de la jupe-culotte bannie.)

Pour finir, Rahan ne serait-il pas le fils caché d’Amanda Lear ? Avouons que la ressemblance est troublante…

De là à imaginer une procédure à la Yves Montand/Aurore Drossard, il n’y a qu’un pas.

Que je ne franchirai pas.

Je suis chaussée de low boots aujourd’hui…

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Ceci est une jupe-culotte

« Ha bon, c’est de la hipness la jupe-culotte maintenant ? D’où tu sors ça ?« 

La définition :

Sais-tu que, quand tu wikipèdes à outrance, y’a quand même des limites à pas dépasser le mille bornes ?

La jupe-culotte : une culotte ou pantalon étant intégré et dissimulé par la jupe proprement-dite. Apparue en 1890 pour permettre aux femmes de faire de la bicyclette, elles étaient longues et bouffantes. Utilisée dans une forme raccourcie pour le tennis en 1931, c’est un vêtement qui garde une image sportive.
????

N’est donc pas Suzanne Lenglen qui veut.

L’explication :

Samedi midi, alors que je me rendais à un déjeuner avec un ami joli vers Etienne Marcel, la rue, pas le prévôt des marchands de Paris décédé depuis 650 ans, je me dis que j’irais bien, en préambule au stock Et Vous*.

L’achat :

Ne me demandez pas pourquoi la jupe-culotte, je serais bien incapable de vous répondre. Je sais néanmoins que c’est devenu une pièce essentielle de ma garde-robe, au moins pour les 10 jours à venir, ce qu’on peut communément appeler « le bonheur ». Oui, on est pas difficile en ce moment.

Quand je suis sortie de la cabine d’essayage, la vendeuse a sentencé : « Ha… Il vous faut la taille en dessous, je pense » – « Elle n’existe pas« , j’ai argumenté – « Mais elle vous va très bien, en fait, avec une ceinture, c’est parfait« .

Notez que ce n’est pas nouveau que la vendeuse vendrait un ongle french manucuré pour te faire acheter n’importe quoi.

Le verdict :

1) sexy or not sexy ?

En général, les mecs savent déjà à peine faire la différence entre une robe et une jupe mais, certains, mieux informés ou assimilés métrosexuels, te diront que c’est pas très glamour.

Ça l’est. Si tu sais bien la porter.

2) pratique or not pratique ?

Very génial pour monter sur un scooter où, pour une fois, on ne te fera pas remarquer, de façon fort inélégante que ta petite culotte est noire. Ou que t’en as pas. De culotte. Selon les humeurs.

3) caution fashion or not caution fashion ?

Si vous ouvrez le Elle de la semaine page 135, vous pourrez admirer une jupe-culotte en denim Martin Margiela qu’est juste beaucoup plus moche que la mienne.

Vous me direz Elle, c’est pas la Bible. Mais quand même.

* Stock Et Vous
17, rue de Turbigo
75002 Paris

(demandez la vendeuse qui s’en fout des tailles, elle saura vous guider de bon coeur)

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