MODERIES OH OUI

Shooting volé

En l’an de grâce je ne sais plus combien, c’était toujours ma fille qui me faisait les shootings moderie pour le blog. Au tout début ça l’amusait, ensuite elle a commencé à ronchonner, plus tard elle a finit par me soudoyer (à coups de biftons d’argent de poche supplémentaires)(<=moche).

Bon, depuis presque un an – à cause de l’éloignement et aussi parce que je ne veux pas me prendre une plainte au commissariat pour harcèlement maternel -, j’ai lâché l’affaire. A part à de rares occasions où elle est plutôt bien lunée (=elle veut un nouveau sweat), comme cette fois en noir et blanc il y a une dizaine de jours.

Comme la patience c’est pas trop son fort, il a fallu négocier ça en 5 minutes, des fois que des « gens » (des gens jeunes)(un peu plus jeunes que sa mère, quoi) la verraient en train de jouer les reporters de guerre blogosphérique… Je lui ai quand même rappelé – pendant qu’elle shootait mes chaussures à l’arrache – que moi, je me suis bien tapé DES ANNÉES DE SQUARE, au milieu des hurlements enfantins et de la poussière qui vole, même des jours de gueule de bois pharaonique. Et que quand même, bonjour l’ingratitude.

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Dans ma rue…

La rue des Saules, où a été shootée cette série de photos, est sûrement une de mes préférées de Paris… alors que, paradoxalement, elle ne fait pas du tout Paris, Paname…
Aucun immeuble haussmannien à l’horizon, une zone piétonne et beaucoup de verdure, c’est plus un petit cliché Montmartrois – on s’attend à croiser le mec béret/baguette/accordéon à chaque pas – et carrément français, qu’un instantané parisien gris, pollué et majestueux.

On dirait presque une rue fake, un décor commandé par Woody Allen pour un tournage en terre frenchy, un théâtre de comédie musicale. Seulement voilà, comme je ne suis pas Ginger Rogers (<= quelle déception) et que je ne sais pas lever la patoune sur le pavé avec des talons de 10, il me fallait trouver une solution pour gambader gaiement dans ma rue préférée.

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Panier, piano…

Depuis toujours il y a des paniers qui traînent à la maison. Pour faire les courses, le marché ou pour aller à la plage, j’ai toujours vu ma mère avec un simple panier à la main. Quand elle portait encore des jeans et les cheveux longs, quand j’avais moins de dix ans, elle aurait presque pu être ma Jane et moi sa Charlotte (en plus elle est née un 21 juillet comme moi, encore une copycat…)(Charlotte, pas ma mère).

Forcément, quand vient le temps de l’été, je me rue sur mon copain tressé. Le plus souvent pour aller à la plage, mais aussi, quand j’en ai l’occasion, pour flâner sur les marchés de Provence. Je sais c’est con, mais j’associe toujours le panier à la lavande, au rosé, à la tapenade et aux cigales qui font kssss kssss kssss pendant la sieste. Et oui, j’ai quelques restes de mes études de bruitage animalier…

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