LOVE ACTUALLY

Jingle all the way

jingle bells

L’autre jour je me disais que ça serait marrant de passer Noël à La Martinique parce que, du coup, je pourrais intituler un billet « Bons baisers de Fort-de-France » comme dans la chanson de La Compagnie Créole.
Bon, bah ça sera pas pour cette fois les gars.

Tous les gens que je croise depuis quelques temps sont un peu sur les nerfs, au bout du rouleau, et tous ont cette même revendication : « Vivement les vacances ! ». Je ne sais pas si c’est à cause des récents événements atroces qui ont touché Paris, de l’hiver qui ne viendra jamais (ah non Violette, PAS ENCORE DU CATHERINE LABORDE !), de la fatigue accumulée depuis la rentrée de septembre, ou de tout ça à la fois, mais tous en choeur, tous en choeur, oui : Nervous breakdown is coming to town.

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L’e-mail de samedi soir

escarpins

Si vous le permettez, je reviens sur ma petite performance sur Dalida. Oui, je sais que j’ai une vraie oreille musicale n’en jetez plus, mais ce n’est pas le sujet.
Samedi soir j’ai reçu un mail un peu tristoune d’une lectrice, qui m’a beaucoup touchée. L’objet était plutôt banal – une rupture amoureuse -, mais j’ai été particulièrement décontenancée quand elle m’a avoué s’être décidée à m’écrire après avoir vu cette vidéo « Dalida », où j’avais l’air particulièrement heureuse.
Moi je pensais juste qu’on verrait bien que j’avais pris l’apéro juste avant.

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Madeleine <3

adieu2

Elle faisait le petit volcan dans la purée. Elle faisait réviser les tables de multiplication. Elle achetait les Oui-Oui ou le dernier Club de Cinq. Elle faisait baisser la fièvre avec un gant humide. Elle mettait la main devant les yeux devant certains passages d’Angélique Marquise des Anges. Elle achetait des Mars tous les mardis soirs. Elle cueillait les cerises avec moi. Elle faisait la quiche Lorraine comme personne. Elle cachait des paquets de bonbons sous mon lit quand mes dents tombaient. Elle sentait la crème Nivea et le pain grillé du matin. Elle chérissait les roses roses. Elle faisait des truffes au chocolat à Noël. Et les meilleurs câlins du monde.

C’était ma madeleine, et je l’aimais tellement. Elle était zinzin depuis tant d’années. C’était ma mamie. Elle s’appelait Madeleine Proust. On lui dit au revoir aujourd’hui.

Merci Élise pour l’illustration.

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