JE SAIS PAS

Sombres pensées

Pour la première fois de ma vie, je suis allée voir un acupuncteur l’autre jour. Pour un problème d’insomnies récentes et récurrentes, et un peu de stress. En fait c’était chouette parce que le mec était  bienveillant, et qu’on a pas mal discuté avant de passer aux choses sérieuses.
Les choses sérieuses c’est quand je me suis retrouvée allongée seule dans une pièce, en sous-vêtements, des aiguilles plantées un peu partout dans le corps. J’étais devenue un tapis de fakir.

Il m’a dit « Je vous laisse 30 minutes, il faut vraiment essayer de ne penser à rien ! »
J’ai répondu que ça allait être un peu compliqué, vu que je ne sais absolument pas lâcher prise. Il a dit que les aiguilles étaient là pour m’aider et que, dans quelques temps, j’y arriverai sans elles. En gros les aiguilles = béquilles si j’ai bien tout compris (<=mais si ça se trouve non).

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Ce tout petit supplément d’âme

Je repensais l’autre fois aux débuts de ce blog, et de la blogosphère féminine d’une façon générale. Ils avaient ce goût d’excitation et de fébrilité indescriptibles. Ceux qu’on retrouve toujours lors de nouvelles aventures, qu’elles soient amoureuses ou professionnelles. On dit que la génération X – à laquelle j’appartiens – est la plus nostalgique, mais ça va au-delà de ça je crois.

Ça frémissait tout juste, il y avait tout à faire, on ne savait même pas où on allait d’ailleurs, toutes les filles avaient des trucs à raconter. Des petits morceaux de vie qui laissaient tout le monde de bonne humeur. C’était un joyeux bordel, en roue libre, personne n’avait peur de dire qu’un pull de chez X était merdique. Ni que dans tel resto, on était accueillis comme des moins que rien. Encore moins de poster une photo floue et aléatoire dans un hall d’immeuble. Voire même de s’engueuler vertement avec une autre blogueuse. C’était comme dans la vraie vie. Plus ou moins.

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Move on


@photo Alain Delorme

Salut les jeunes. Je vous l’avais dit, la semaine dernière j’ai changé d’appartement à Paris. J’ai donc essuyé un des événements que je déteste le plus au monde : le déménagement.

Deux raisons principales expliquent mon rejet :

– j’ai une phobie administrative bien chevillée au corps ; je suis genre un mini Thomas Thévenoud, mini parce que je m’y plie quand même mais dans des affres comme pas possible.
C’est ainsi qu’appeler chaque organisme pour lui indiquer mon changement d’adresse/ma résiliation/mon transfert… me colle de l’angoisse DIREK :
Ah non on ne trouve pas votre contrat, vous allez recevoir votre code secret à votre adresse d’ici 2 semaines (J’Y SUIS PLUS, DINDE) pour activer le transfert, oui un technicien passera entre 8h et 18h, vous aurez pas internet avant 15 ans, il faut un justificatif de domicile / mais j’en ai pas encore / tant pis pour vous, des hommes en bleus vont venir vous décapiter, etc…

– et puis j’ai toujours une forme de nostalgie/tristesse quand je me replonge dans tout un tas de documents, photos et bidules, ces trucs qu’on (re)découvre seulement à l’occasion d’un grand tri chez soi (<=jamais), et quand je réalise que je ferme une porte sur une époque. Qu’importe si elle a été joyeuse ou malheureuse.

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