JE SAIS PAS

Banana Bread

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AH AH AH vous avez l’air malin, depuis 10 jours, avec vos turbots à la main. Surtout qu’en plus – tu vas voir -, j’ai changé mon fusil d’épaule, et qu’on ne va plus du tout faire de sauce hollandaise mais un banana bread. Jetez-moi donc la poiscaille ! A nous le truc bobo du coffee shop !

Bref, j’ai fait du banana bread, l’autre jour. Je ne suis pas mécontente de moi niveau texture – genre mi-pain mi-cake -, mais perso je trouve que ça ne sent pas assez la banane. J’en ai pourtant collé trois, je ne sais pas.
Ici, les avis étaient mitigés. Entre les « j’en veux pas ! » (ma fille)(<=odieuse), les « Oui la texture est bien » (l’amoureux)(<=diplomate) et les « Han trop bon, j’adore » (ma belle-fille)(<=fayote), j’ai eu un peu le patchwork des sentiments culinaires.

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Encore des mots…

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Il y a 10 ans, sur les blogs, les filles racontaient des histoires. Je trimballais un petit carnet au fond de mon sac, pour prendre des notes, quand quelqu’un sortait un bon mot autour de moi, quand une fulgurance me traversait l’esprit, ou tout simplement pour noter une idée de futur article.

Maintenant, depuis des années, j’ai tout dans la tête (j’ai « musclé » mon cerveau, je crois), mais il arrive parfois, encore, que je note quelques trucs dans les notes de mon Iphone – mes sacs ont rétréci.

Aujourd’hui, il n’y a plus beaucoup de filles qui racontent des histoires, au sens strict. L’image a pris la place des mots, on se maquille sur youtube, on déballe ses cadeaux en live sur Snapchat et quand on poste un look sur un blog, on ne s’éternise pas ; on aligne trois ou quatre phrases à la syntaxe aléatoire (on s’en fiche, les marques ne lisent pas les blogs), et puis s’en vont.

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Baby you can drive my car

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Parmi les nombreuses choses auxquelles il a fallu me réhabituer en campanule – écrit la fille affalée dans son canapé du 18ème arrondissement -, il y a la caisse. Tout en haut du podium de mes angoisses.

Quand j’ai eu mon permis, à 18 ans, j’étais celle qui trimballait tout le monde en soirées étudiantes dans sa petite Golf verte métallisée (j’avais déjà un penchant pour le glitter, Joan Collins, et tout ce qui brille), affrontant la nuit, la pluie et tutti quanti des relouteries routières avec une insolente décontraction. Après 4 années à arpenter les routes de ma province, j’ai vécu un événement dramatique dans mon entourage – un accident de voiture pour dire les mots -, qui a paralysé toutes mes velléités de conduite. L’angoisse, des vraies crises d’angoisse, de panique, qui ont fini par me faire lâcher le volant définitivement (la peur d’avoir peur, vous voyez le serpent…).

Comme peu de temps après je suis arrivée à Paris, ça m’arrangeait bien : plus besoin de voiture à la capitale, c’était plié. Depuis cette époque et jusqu’à l’an dernier j’ai dû conduire deux ou trois fois, genre 2 minutes et toujours dans l’appréhension et le stress, même sur un parking. Pas très glorieux.

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