ETUDES SOCIOLOGIQUES

Le morceau honteux

keith-richards-et-anita-pallenberg

Ne mentez pas, vous aussi vous avez un morceau honteux dans votre playlist.
Celui qui vous accompagne au bureau pendant de trop nombreuses stations, celui que vous écoutez un peu bourrée, chez vous, quand personne ne bronche dans la maison vide, un verre de rouge à la main comme les héroïnes de Scandal ou de The Good Wife, celui qui vous soutient quand vous courrez pour éliminer les excès du week-end (votre mec aime la crème fraîche, votre drame), ce morceau honteux mis en exergue dans cette jolie comédie romantique mais pourtant pas cucul, New York Melody.

Chez les deux héros du film, qui rougissent honteusement dès les premières notes du titre honni, c’est un morceau de jazz si vintage qu’il est finalement pointu. Chez nous, c’est souvent du Sardou, voire pire (les L5 ?).

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(do you remember) September

bureau

Le blog, finalement, c’est un peu comme l’école – je suis l’élève, vous êtes les profs – et c’est tout naturellement que chaque année, à la même époque, je me fais un petit bilan connecté, et prends toutes les résolutions qui vont avec pour affronter la rentrée 2.0 (que je ne tiens quasiment jamais, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ?).

Comme je suis d’un naturel pas spécialement optimiste et que je suis souvent en bad pendant cette période bâtarde de la deuxième quinzaine d’août – c’est plus les vacances mais c’est un peu quand même les vacances, je suis perdue, rendez-moi mon cadre calendaire ! – tout me saoule.
J’ai perdu l’habitude d’écrire pendant ma pause estivale, je pense à tous les trucs administratifs/inscriptions/rdv à prendre, je perds mon bronzage et il faut remettre des vraies chaussures.
Manquerait plus que je me mette à réfléchir au style de manteau que je vais vouloir cet hiver pour que la coupe soit pleine. Long ? Boyfriend ? Une cape, peut-être ? Bon, tu arrêtes, oui ?!
Malgré tout, september (do you remember ?) est synonyme de petits plaisirs. Sachons les apprécier.

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No spoiler

game of thrones

Ah vous êtes là ? Vous m’avez fait peur. Aujourd’hui, cultivons un peu notre jardin télévisuel, et parlons séries si vous le voulez bien (la question c’est voulez-vous).

Souvent, le soir, plutôt que de courir les soirées blogueries et d’immortaliser mon branding sur les instagrams, je me réfugie sous la couette où le dernier épisode de ma série favorite vient juste d’arriver, comme un escargot tout chaud. On ne dira jamais assez que les séries US ont remplacé le doudou, ce truc qui provoque autant de réassurance que boulotter le paquet de Bounty au lit.

J’avais envie de vous donner mon top 5 de 2014 ; je ne dis pas « de tous les temps » parce que souvent femme varie, et que, par exemple, en un an j’ai déjà relégué Homeland au fond de la poubelle, alors qu’en 2012 je pensais que c’était la meilleure série de l’univers – nous sommes si cruelles nous autres, les Cancer du troisième décan.

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