CYCLAMEN’S SHOW

Les années collège

look fille college

Il y a quelques mois, certaines d’entre vous m’avaient demandé de faire un billet moderie focalisé sur les préados. Comme je ne suis que soumission à vos désirs – même les plus fous -, je m’exécute, même si j’ai bien conscience que cet article est un peu « niche ». Mais bon, si j’avais envie de plaire au plus grand nombre je serais Cyril Hanouna. Ou Enjoy Phoenix…

Bref, nous voilà donc parties vers la grande nébuleuse qu’est la question de l’outfit chez la fraîche collégienne. En fait, vous allez voir que c’est pas du tout nébuleux. Et que le low profile qui domine à l’heure actuelle chez la 11/12 ans est limite soporifique. Je vous avoue que, me concernant, cela n’est pas pour me déplaire : depuis le début de l’année scolaire, je n’ai jamais eu à batailler dans le domaine du vestimentaire (c’est ma seule victoire au compteur dans cette période houleuse, laissez-la moi !).

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La bio Instagram chez le préado

violet grantham

Chez les préados, sachez-le, la bio Instagram compte énormément (plus que les maths, j’entends).
En général, elle suit un canevas assez précis : le prénom du préado, le nom de son collège et sa classe.

Ça donne ça : « Fleur-Citrouille, 6ème 4, Saint-Exupery en force ! ». Oui, ils ont déjà un côté assez chauvin par rapport à leur établissement, c’est mignon.

Ensuite, ils écrivent les prénoms de leurs potes, suivis d’une légende pas du tout excessive et très réaliste.
Avant ça donnait un truc comme : « Nina, Miqueline, Aglaë, Ninon, Guenièvre… Mes amours » Ou bien, variante : « Nina, Miqueline, Aglaë, Ninon, Guenièvre… Mes BFF pour la vie »
Si pour Beigbeider l’amour dure 3 ans, en revanche, chez eux, l’amitié pour la vie dépasse rarement la semaine. Mais peut-être que c’est un mode de calcul du temps différent du nôtre, un peu comme pour définir l’âge des chiens ? A creuser.

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Populaire

2008

Il y avait pourtant eu moult gens pour me prévenir, Tu verras en 6ème tu les perds, point barre (ambiance mauvaise augure à la française). Je ne savais pas trop sur quel pied danser alors, mais maintenant je sais. Je ne danse sur aucun pied. Le temps n’est plus à la Carmagnole ni aux valses de Vienne (j’hésite entre Sissi et François Feldman pour cette dernière référence, on verra plus tard) ; non, le temps gronde, il est orageux même. Il va finir pas me déclencher un nervous breakdown face aux humeurs de ma toute fraîche collégienne.

Ça a commencé dès le deuxième jour au collège – moi qui flippais qu’elle se sente bien seule (la cruchonne que je faisais là) – quand, en rentrant en fin de journée, j’ai eu l’audace de lui demander quels cours elle avait eu ce jour-là. La réponse fusa, de ce ton excédé qui signifie bien certainement « Fais pas chier la daronne », mais laissez-moi encore le doute m’habiter un peu : « Mais j’en sais rien moi, des cours quoi. » (??!)(ah bon, tu es sûre ?!)

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