CYCLAMEN’S SHOW

Des nouvelles du front (2)

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On a toutes eu envie – oui, je sais où tu habites -, à un moment, d’envoyer nos gamins voire là-bas si on y était (on n’y était jamais, faut pas déconner), tellement on n’en pouvait plus d’eux. Ce sentiment, qui surgit assez souvent, ne dure que quelques minutes : on sait bien qu’on est heureux de les retrouver chaque soir, même si la veille ou le matin-même ils nous ont causé la misère, le nervous breakdown, les nerfs, ou les trois à la fois.

L’enfant est la seule personne à qui on pardonne tout (même si on n’a pas fait catéchèse en deuxième langue), et qui nous manque tout le temps, toujours, dès qu’il n’est pas là.

Empêtrée dans ma culpabilité face à cette décision de changer radicalement l’environnement scolaire de Cyclamen, je n’ai rien vu venir. Samedi soir ça a déboulé sans prévenir.
Bouh ouh ouh, ouin ouin ouin, plus que 24h et c’est déjà fini le week-end. A quoi ça sert la vie si c’est pour voir ton unique enfant 4 jours par mois Bouh ouh ouh (Comédie Française + Cancer + PMS).

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Des nouvelles du front

plouf

Avant toute chose, je tenais à vous remercier plus bas que terre (à la cave, peut-être ?) pour tous vos gentils mots durant ces derniers jours. Vos commentaires sous cet article, vos petits mots sur Instagram, Facebook et même Snapchat m’ont sacrément touchée.
Je savais que j’avais une communauté en or, mais je ne pensais pas que vous étiez si nombreuses à être profondément ancrées dans l’empathie et la bienveillance ; ça réconcilie avec la nature humaine, ou alors vous êtes les dernières représentantes sur terre de cette jolie espèce et je suis votre arche ? En tous cas, ne montez pas à bord avec tout et n’importe quoi, je ne veux plus voir de chouette.

Et puis, j’ai vraiment halluciné de vous voir commenter si nombreuses ce billet, où il n’y avait même pas de cadeau à gagner. Tiens, je vais ajouter le désintéressement dans la liste de vos qualités, déjà bien nombreuse.

Je n’aime pas trop m’étendre ni revenir sur des sujets trop personnels – vous savez bien -, mais quand même, quelques unes d’entre vous m’ont demandé de leur donner des nouvelles de Cyclamen et de sa rentrée dans son nouveau collège, en Normandie. Comme vous avez été beaucoup à me soutenir et me réconforter, je me dois donc de vous faire un petit débrief.

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Saturday morning fever

brandy melville

J’ai bien vu que vous trépigniez d’impatience à l’idée que je vous raconte ma virée shopping de samedi avec Cyclamen (ouais, OUAIS !). Ne bougez pas.

En fait, la journée a commencé chez Michel – mon coiffeur paysagiste – car, révolution, Madame avait soudainement envie d’un carré aux épaules. Quand j’ai entendu ça j’ai dû me raccrocher aux branches ; ça fait environ 3 ans qu’elle gueule comme un putois dès que j’envisage l’éventualité d’épointer d’environ 5 mm, mais croyez bien que je me suis grouillée de prendre un rendez-vous avant qu’elle ne change d’avis. Les perturbations hormonales à cet âge font souvent faire les montagnes russes sur l’échelle des humeurs et des postulats (et puis ça prendra moins de temps pour faire le Pouxit SURTOUT)(la vérité, ça dure jusqu’au Master les lentes ou quoi ?). Ca commence à vous gratter, je le sens.

En arrivant chez Michel, elle demande si elle peut avoir un brushing. Je réponds t’es sûre ? Vu que t’as entraînement de gym l’aprèm tu vas transpirer, ça va gâcher (et aussi c’est 15 balles en plus). Oui, oui, t’inquiète.

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