BEAUTY CASE

Avec soin tu te démaquilleras, belle peau tu garderas !

Marre toi lecteur que j’imagine déjà en train de fuir ce billet à haute teneur « fillasserie » que tu crois !

Que nenni j’ai envie de te dire ! Tu ferais bien de lire ce qui va suivre avec une attention toute particulière si tu ne veux pas que tes pores obstruées par le sébum et la pollution se décident un jour à s’ouvrir au grand jour et à te coller une honte boutonesque que tu n’as pas connu depuis la 4ème B.Donc, pour les garçons, vous demanderez à votre conseillère beauté, y’a pas marqué Séphora, mais différentes gammes sont utilisées par tous mes copains PD, ce qui est gage de confiance, trust me !
Je te donne tout ça dans le désordre, à toi de faire ton marché à ta convenance : Kiehls, Lancôme Men, Dior et la marque Anthony Logistics, que désormais tu ne peux trouver qu’aux US, mais tu feras une bonne action si tu choisis cette dernière car une partie des recettes est reversée pour la lutte contre le cancer de la prostate (sic).

Ce billet est une sorte d’Ode déguisée à ma mère qui, depuis que j’ai l’âge de me maquiller en cachette dans les toilettes du bahut (trait de crayon violet et mascara du même coloris, si tu vois un peu l’état de poufiasserie dans lequel je me trouvais à 13 ans), m’a enseigné l’art du démaquillage en toutes circonstances, qu’à côté les Geishas de Kyoto, c’était de la gnognotte leur préparation make up avant d’aller servir le thé dans des endroits remplis de Messieurs qui, de toute façon, allaient les sauter après, mais c’est pas grave !

Si il y a bien un art dans lequel j’excelle, c’est celui-là, ça doit même être le seul d’ailleurs…
Autant la danse classique, l’escrime, et le mako moulage poterie, j’ai fini par lâcher l’affaire au bout de quelques années, autant le nettoyage de ma peau délicate est devenu quasi ma raison de vivre.
Même ivre morte, à des heures qui n’ont plus de nom, je crois ne jamais avoir dérogé à cette règle, à ce dévouement, à cet amour de purification…
J’ai même gagné quelques trophées interrégionaux ; ces coupes trônant actuellement dans la petite vitrine que j’ai acheté exprès, dans mon salon.
Je ne me lasse pas de les regarder.
Oui je suis une Championne !

Thèse :
Je t’explique donc comment se déroule ce sacerdoce, qui me prend, au bas mot, ½ heure tous les soirs.
Je dois avouer que quand les lingettes démaquillantes sont apparues sur le marché, je me suis dit « Chouette, je vais réduire de moitié mon temps de démaquillage et du coup gagner 1/4h de sommeil, la vie est belle, où est cet inventeur de génie que je lui roule une pelle, etc… ».
J’ai choisi alors la lingette Comodynes qui, à mon sens, était la plus imprégnée, donc la plus efficace.
Mensonge, trahison, fumisterie ! Ladite lingette dessèche horriblement la peau.
Alors ok c’est Buzz l’éclair au pays du demak up, mais ça tiraille à mort, donc non.

Très mauvaise expérience. J’ai été très déçue, je ne m’en suis pas encore remise, moi qui utilise la lingette pour toutes les tâches quotidiennes (je sais, c’est pas bien pour la planète bla bla bla, je m’en tape, je suis feignante), c’est la seule que j’ai dû bannir de ma salle de bains.Maintenant, j’utilise une lotion micellaire (Vichy) = 5 cotons (si je reviens d’une soirée hype et que j’ai carrément smoker mes yeux, c’est 8 cotons au bas mot) + brumisation d’Evian + crème miracle (dont je te reparlerai dans un autre billet, tu crois pas que je vais griller 2 cartouches en même temps) + contour de l’œil depuis que je suis obsédée par les micro ridules.

Ben ouais, ça prend ½ heure.
Tu es interloqué(e), je sais, mais je le fais très consciencieusement, je te l’ai dit plus haut, c’est une des rares choses que je ne bâcle jamais.Antithèse :
Oui, parce qu’il faut bien que ça déconne quelque part, sinon c’est pas drôle.
Le gros problème c’est quand tu ne rentres pas seule, tu vois ?

J’ai eu de grosses déconvenues et aussi de gros fous rires en découvrant, que 2 fois sur 3, le mec qui m’attendait dans mon lit s’était endormi, n’en pouvant plus d’attendre que j’ai fini mes ablutions faciales.
Depuis que je suis grande, j’ai opté pour un stratagème qui marche super bien : je laisse traîner 2 ou 3 Voici au pied de mon lit (l’homme est très friand de peopleries) et là c’est tout juste si, quand tu reviens, toute fraîche et virginale, il te demande pas d’attendre qu’il ait fini l’article sur comment Claire Chazal s’est faite larguée par Philippe Torreton.
J’ai essayé aussi avec le Point ou le Nouvel Obs’, mais là ça marche pas, l’homme s’endort.

Synthèse :
C’est vrai que t’as les boules si l’homme s’endort, soit, mais en même temps, tu sais que tu conserveras un teint super clair au réveil, donc ce n’est que partie remise, non ?
Tu préfères pas ça plutôt que baiser maquillée comme une voiture volée, t’endormir avec tes yeux de panda et avoir un teint tellement brouillé le lendemain matin que l’homme n’a plus envie de remettre ça ?

Moi j’ai fait mon choix !

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Le côté obscur de la deuxième fois où mes jambes ont côtoyé le laser

Comme je vous ai bien senti(e)s à bloc sur l’épopée de ma lasérisation du bulbe pileux, que vous n’êtes qu’avides de propos rapport à mes dépenses incongrues qui n’ont pour seul but que de satisfaire mon narcissisme exacerbé, je vous livre le débrief de ma seconde séance de torture, qui n’en fût pas une d’ailleurs.

Déjà, moi je dis que ça la fout mal : je quitte le bureau à 11h40 prétextant un examen radiologique hyper important que si je le fais pas vous aurez ma mort prochaine sur la conscience, à quoi mon boss répond « pas de problème Violette », sur un air las…

Faut dire que j’arrive rarement avant 10 h au bureau, que le temps de me faire un expresso, de dire hello à tout le monde, de faire admirer ma nouvelle tenue du jour, de checker mes mails persos, de glander sur la blogosphère, de me mettre à mon courrier administratif en retard, il est déjà 11h30 bien tapées, z’imaginez le haut rendement, même si je bosse hyper vite cauz’ je suis dotée d’un QI exceptionnel.

Bref, j’arrive au centre de lasérisation et là, on m’annonce que le Docteur H. est malade et que c’est le Docteur S. qui va s’occuper de moi.

Alors là, comment vous dire, le Docteur S. ressemble à mort à Meg Ryan en brune, mais juste au niveau des lèvres en fait, c’est à dire qu’on n’a même plus affaire à un vulgaire Colvert, mais on s’attaque direct à toute la famille des Anatidés, mais quand même sans les doigts palmés, faut pas déconner non plus.

Donc le Docteur S. me demande si ça s’est bien passé la dernière fois avec le Docteur H. (et là je sens qu’elle a vachement envie de débiner sa collègue) et je répond « oui, mais bon j’ai eu super mal quand même alors que je suis vachement forte« .

Là elle regarde mon dossier et me sort, d’un air mesquin « C’est normal elle a utilisé des paramètres très élevés, on va faire moins fort, le but ce n’est pas que vous souffriez« .

Ne me demandez pas ce que sont les « paramètres », je n’ai pas fait de thèse es bulbe, juste un pauvre mémoire sur les Ministres de la Vème République face à l’autorité judiciaire, qui me renvoie tous les jours au fait que j’ai vraiment fait des études qui ne servent à rien.

Bref, je n’ai pas eu mal du tout, juste des picotements, mais je vous rappelle que je suis forte, donc on a fait la causette pendant une heure avec le docteur S., dans une petite pièce sentant le poulet grillé, c’était charmant !

Elle m’a raconté un truc de malade en plus, je vous fais la discussion en live, sinon ce serait moins sympa.

Docteur S. : Vous savez qu’un jour, j’ai fait le « grand maillot » à une jeune fille de 15 ans, c’était sa mère qui lui offrait ça pour son anniversaire. Et ben figurez-vous que la mère m’a rappelée le soir en hurlant que j’avais brûle sa fille, que c’était une honte, bla bla

Moi : Ah bon ? Ya des mères qui offre ça à des gamines de 15 ans mais c’est du délire !

Docteur S. : Ah non, pas du tout, moi je l’ai fait à ma fille de 14 ans l’été dernier, ainsi que les aisselles, comme ça, c’est fait, parce que les aisselles, avouez que c’est quand même vital ! (sic)

Moi : Euh… oui c’est clair (j’ai été nulle, minable, zéro, je sais, mais je vais pas la contredire alors qu’elle tient le destin de mes demi jambes entre ses mains)

Là, j’ai compris qu’il y avait quand même un fossé immense entre ma vie, si décadente soit-elle, et celle du Docteur S.

Donc, à la fin, elle m’a tartiné de Biafine, ça a englué mon jean quand je l’ai enfilé, (juste imaginez le carnage dans lequel je baignais en rentrant au bureau) et m’a dit que oui, je pouvais prendre des gélules solaires, mais qu’il faudrait les arrêter 15 jours avant de se revoir.

Délestée d’1/4 de smic je suis rentrée au bureau, où j’ai fait semblant de bosser tout l’aprèm, même carrément plus semblant à la fin, et ben croyez-moi si vous voudrez, mais je ne suis allée qu’une seule fois aux toilettes des filles remettre de la Biafine, par acquis de conscience, becauz’ ça ne me brûlait même pas !!!

Conclusion 1 : Le Docteur H. est une connasse, d’autant plus que le Docteur S. m’a dit que 5 séances suffisait !

Conclusion 2 : Vu l’état de mes demi-jambes au jour d’aujourd’hui, je pense que je ne pourrais coucher avec personne avant quelques semaines, à part dans le noir le plus complet et/ou avec un vieux copain très compréhensif.

Question à toi lecteur/lectrice : Comme, je le rappelle, le soleil et le laser ne font pas bon ménage, faut-il :
1) Que je nique mon week-end très prochain à Barcelone, que je reste sous un parasol, une large capeline noire sur la tête pendant que mes potes vont s’éclater sur la plage ? Juste pour que je puisse refaire une séance fin mai ?

2) Que je dise « fuck » au laser, vive les ultraviolets, bye Docteurs H. & S., « see you en Septembre les filles » ?

Je suis perdue….

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La « no poil aux pattes forever » attitude

!!! Attention, billet à haute teneur fillasse !!! Amis lecteurs, vous êtes, of course les Bienvenus ; je demande juste à mes ex-amants de bien vouloir fermer les yeux sur ce qui va suivre, d’occulter ce pan obscur de ma vie, sous peine de voir ma glamouritude attaquée de plein fouet à tout jamais et que je pense que je vais avoir du mal à redorer mon blason après tout ce qui va être dit sur le bulbe pileux ci-après. Ça c’est fait. Donc, oui j’ai sauté le pas en Février, j’ai tenté l’épilation au laser pour les demi-jambes chez le docteur H., ma généraliste en qui j’ai toute confiance depuis que j’ai vu dépasser de la poche de sa blouse blanche, un paquet de Marlboro Light. En effet, à qui confier ses poils sereinement si ce n’est à quelqu’un d’humain, qui possède les mêmes faiblesses que vous… Ne vous méprenez-pas sur ma pilosité, hein ? C’est juste qu’à un moment de ma vie, j’en ai eu un peu ras le bol de jongler entre les repousses de poils jamais coordonnées et les rendez-vous à l’arrache chez la Sultane de Saba, célèbre institut de Bôôté de Paris, où ça coûte le double que dans un institut lambda, mais t’as un thé à la menthe offert gracieusement quand t’arrives donc t’as l’impression d’être Isabelle Adjani tous les jours (enfin avant quand elle avait 25 ans pour de vrai). Le docteur H. me donne toutes les infos, du genre ça coûte 250 € la séance et faut compter 8 séances. « Ah ouais quand même » j’ai dit. « Ben oui », elle a répondu. J’ai vite fait un rapide calcul dans ma tête en me disant que si j’en faisais 6 au lieu de 8 (becauz’ le Docteur H. cherche toujours à arnaquer un peu ses clientes qu’elle croit toutes friquées vu que son cab’ est à l’Etoile), ça allait me coûter 1 500 €, soit 6,25 années d’épilations chez la Sultane , donc ça valait vachement le coup (sic). Donc, le docteur H. me donne rendez-vous un samedi matin de février, pour m’alléger de 250 € et pour me torturer (sauf que le blé j’étais prête, la torture, un peu moins), elle me colle des lunettes genre que tu mets pour faire des UV et me dit « on y va ? ça picote un peu hein ! » Autant vous dire que je ne suis pas une mauviette à la base, mais qu’au bout de 30 secondes, je lui ai dit quand même « Euh, Docteur H. je pense que ça ne va pas être possible là… » « Vous voulez faire une pause ? » « Oui si tu n’arrêtes pas tout de suite, je t’arrache les globes oculaires avec mes stilettos grande malade ». Voilà, donc, oui, ça fait super mal, je ne veux pas vous mentir. Après tu passes tout l’aprè’m à te mettre des couches de Biafine de 15 cm d’épaisseur sur les jambes à peu près toutes les 10 minutes, MAIS, 7 semaines après y’avait tellement pas de repousse que j’ai appelé le Docteur H. pour lui dire : « Dites, Docteur c’est pas normal, ça repousse pas, faudrait voir à annuler le 2è RDV, non ? » « Mais c’est un peu le but que ça ne repousse pas » me répond t’elle… (pas con en même temps le Docteur H.) J’ai rendez-vous jeudi midi pour la 2ème séance de torture (10 semaines après the first one), sauf que j’ai pas réfléchis qu’après je dois retourner au bureau et que je vais devoir aller me biafiner aux toilettes des filles toutes les 10 mn et que donc vaudra mieux pas que je choisisse un skinny ce jour-là, sinon mon boss va croire que j’ai pris mon aprèm’… Bon, je déconne, mais en vrai, je suis bluffée par le résultat et je crois bien que le Docteur H., ben c’est moi qui vais bien la niquer becauz je vais même pas en faire 6 de ses séances de tortures à ¼ du smic. NDA : je vous prierais juste de ne pas copier la jolie photo qui illustre ce billet, car ce sont les jambes d’un collègue de bureau que vous pouvez apercevoir, et je ne suis pas sûre qu’il apprécie de voir sa pilosité pillée par des nuées de filles, fétichistes de surcroît. Merci pour lui. NDA 2 : Si certaines d’entre vous ont des infos sur la suite des évènements, je suis preneuse. Pour une fois, et oui, Violette admet sa fragile connaissance de la chaîne de destruction massive du bulbe pileux.

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