BEAUTY CASE

Histoires de parfums – 1826 – Eugénie de Montijo t’aide à remplir ta grille de loto

eugenie.jpgOui, c’est lundi et tu as les boules.
Tu as bien raison, d’autant plus que j’ai même pas commencé mes cadeaux de Noël, tu vois pas le guêpier dans lequel je me suis fourrée que je vais devoir me taper le bd Haussmann toute la semaine, entre midi et deux.
Tu me diras, je pourrais aussi avoir un hématome sous le genou droit. Certes. Comment as-tu deviné ?
Bon. Donc.
Aujourd’hui, on va faire de la fillasserie et causer fragrances, effluves et arômes que tu vas avoir limite envie de m’offrir des roses et des camélias. Somme toute, des questions qu’on se pose dès les premiers pas.

126

Bien gérer le syndrôme de l’incertitude capillaire sans se crêper le chignon

Schopenhauer a dit « La femme est un animal à cheveux longs et à idées courtes. »
Connard !

A part ça, l’incertitude capillaire, koitesse tu interloques, ce qui est assez légitime pour une fois car, nous pouvons déjà noter que le mot « incertitude » est une des deux composantes de l’expression.
Bref.

J’entends par là un cheveu qui n’est ni ondulé, ni raide, si tu préfères. Oui, un cheveu bâtard en quelque sorte.
Nonobstant, si on est abonné à Point de Vue – Images du Monde, on peut remarquer que le sang bleu n’est pas exempté d’irrégularités au niveau de la boite crânienne, si tu vois ce que je veux dire, et même si tu vois pas d’ailleurs, ça déjante gravement, j’ai observé.

Je te cite pas les noms de toute la Royauté et consorts, t’auras qu’à emprunter le canard susnommé quand t’iras prendre une cup of tea chez ta grande-tante, un long dimanche de fiançailles.Donc, moi je ne sais pas trop bien ce qui se passe avec mes cheveux depuis un certain temps. Je ne te cause pas de l’épisode où c’était de la paille et que donc, tu t’étais copieusement amusé de me voir patauger dans une situation ubuesque car, sache que depuis, j’ai récupéré une chevelure que même la fée Mélusine serait sciée.

Mélusine avait-elle des cheveux, d’ailleurs, tant qu’on y est ? Tu disserteras sur le sujet, je n’ai pas le temps de gougeuliser la dame. Merci.

Ouais, donc, depuis toujours j’avais des ondulations capillaires, un peu à la Mika (sauf que lui c’est de la triche, tu le sais, je t’ai scoopé l’info), qui ne ressemblera jamais à Grace Kelly d’ailleurs, vu qu’il ne doit même pas conduire sa caisse lui-même.

Tu vois pas, comme dit la Boulangère du bas de la rue, qu’on est jamais content de ce qu’on a ?!Si, hein, t’avais noté.Je ne veux même pas songer à la perte de temps accumulée toutes ces années en brushing home made + coiffeur, sinon je pense que je vais faire un malaise vagal digne de ce nom.
Donc, tu l’as compris, j’ai passé ma vie à lisser mes cheveux, sauf en vacances où je dis basta et que Lenny Kravitz est mon demi-frère adoptif.

L’incompréhension totale c’est quand, y’a environ un an, ben mes cheveux ont quasi plus ondulé du jour au lendemain, ces cons !
Tu vois pas le choc thermique ?!

Ah okay, donc je peux laisser sécher sans rien faire et genre, c’est bien, c’est ça le nouveau concept, j’ai songé.

« Ouais », ils m’ont répondu, « on en avait marre de te faire chier, c’est cadeau, ne congratule pas Violette ! »

Comme je suis très polie, je les ai quand même chaleureusement remerciés, genre c’est les Rois Mages eux ou bien ?

Donc, là où je veux en venir, c’est que :

1) Je suis dans « l’incertitude capillaire », rapport que mon cheveu n’est plus vraiment mon cheveu. Surtout, son statut n’est pas clairement défini. Une sorte de metrocheveu si tu veux métaphorer et que ça t’aide plus vite à saisir le concept.2) On m’a offert récemment un lisseur professionnel avec des plaques je sais plus quoi que paraîtrait c’est d’enfer et je m’en sers parfois, même si j’en ai pas vraiment besoin, mais un peu quand même. Je vais quand même pas appeler le SAV pour demander s’ils font le demi-lisseur, si ?

3) Comble de l’ironie, j’ai acheté un fer à friser samedi dernier, car mes boucles me manquaient !!? Je ne sais pas m’en servir, tu penses. Qu’en fèje ? Du fer, je veux dire.

4) Je fais quoi, le matin quand je suis déjà en retard avant de m’être levée : je dessine un semi brushing + 1 lissage partiel et je parsème de boucles que je ne sais pas bien voluter ? Ou bien je demande à la coiffeuse décérébrée de me faire la raie, pour changer ?5) Brenda va-t-elle épouser Kevin magré les nombreuses réticences de la famille du frère de sa belle-soeur ?

95

La problématique du tampon. C’est à dire quid de l’applicateur ?

Bien avant d’amorcer ma théorie implacable du bien fondé de l’usage de l’applicateur, j’aimerais exposer ici mon scepticisme, voire mon incompréhension totale face aux jolies métaphores dont usent et abusent les gens du marketing chez Tampax et consorts.

En effet, pourrait-on me préciser aujourd’hui quelle est la différence entre un tampon qui s’ouvre « en soleil« , « en corolle » ou bien encore « en tulipe » ?!?
Tu penses que je visualise très bien l’idée forte qu’on essaie de nous faire passer hein ? On comprend, sauf si on est esthéticienne forcément, que le truc ça va pas être un parallélépipède ou un triangle isocèle, non, non, le tampon, il va s’ouvrir tout bien pour épouser la forme de notre intimité, ça c’est bon.
Maintenant, si on doit vraiment faire un choix, my God, quel dilemne !

« Chéri, tu peux m’acheter des tampons chez Monop’ steup’ ? Je vais bientôt avoir mes menstruations et je suis en rade de matos ! »
« Bien sûr mon coeur, je te prends les « soleil » as usual ou bien tu tentes les « corolle », c’est bientôt l’hiver, non ? »
….. Oui, n’importe quoi, toi !Bon je disais quoi moi ? Oui, le tampon avec applicateur vs le tampon sans applicateur.

Thèse :
L’applicateur c’est bien.
Un, c’est vachement plus hygiénique coz’ que tu mets pas tes doigts sales dans ton intimité et ça c’est quand même rudement une règle de base.

Je dis pas que t’es une foraine hein ?Seulement, si un jour t’as la tête en l’air et que t’oublies de te laver les mains avant d’opérer le changement de tampon dans les toilettes de ton bureau et que t’as les doigts tâchés de feutre orange, ou encore si t’es dans un troquet de quartier où la robinetterie n’a pas été réparée depuis 1976 et que donc, pour faire court car la phrase est assez longue, y’a pas d’eau courante, et ben là, l’applicateur sauve ta réputation de fille, facile certes, mais toujours impeccable.

D’un point de vue ludique, c’est rigolo l’applicateur.
Finalement c’est comme une seringue sauf que t’as pas de vaccin à l’intérieur et entre toi et moi, est-ce que c’était pas l’überkiff quand on jouait au docteur à la maternelle, avec la petite mallette et la blouse blanche avec la croix rouge dessus, hein, la vérité ? Je le vois que t’es en train de savourer cette petite madeleine que je t’offre de façon anodine, mais néanmoins de bon coeur !


Antithèse
:
Le truc déplaisant avec le tampon doté d’un applicateur, c’est que t’avoueras quand même que c’est pas d’une discrétion exemplaire.

Vu que ça fait deux fois et demi la taille du tampon lambda, il est assez malaisé de le glisser dans sa poche de jean sans que ça dépasse, et c’est pas d’un chicissime absolu cette histoire, non ?Je dis ça, je dis rien, car le tampon lambda peut parfois être si discret qu’il a tendance à se glisser sournoisement hors du sac, ce petit enfoiré !
Dernièrement, je prenais le métro avec une amie qui n’avait rien trouvé de mieux que de glisser son tampon lambda dans sa pochette à ipod, ben cette oie, quand elle a sorti le lecteur mp3, un perfide tampon s’est extirpé de la pochette pour aller glisser, sur le quai, juste sous les pieds d’un pré ado de 11 ans (environ hein, je dis ça rapport au taux d’acné) et évidemment sa mère a cru qu’on voulait faire un plan à trois avec son fils, tout de suite les grands maux celle-là !

Donc, finalement, tu as noté que l’antithèse n’en est pas une, étant donné que je n’ai aucun argument supplémentaire et que j’essaie de meubler avec les défauts du tampon lambda alors que j’étais sensée te narrer les défauts de l’applicateur dans cette section.

Tu sais que tu me tues les nerfs, parfois ?


Synthèse
:

Pff, écoute, tu fais bien ce que tu veux, la vérité hein ?
Du moment que tu n’utilises pas de serviette hygiénique, sauf si t’as 12 ans et que tu te laves bien les mains, moi je dis que tu gères bien tes périodes de règles comme tu veux !

C.O.B.
(Complément d’objet de billet) : Putain, mais c’est quoi la différence entre « corolle » et « soleil » ?!
C’est pareil que quand Pampers y nous sort tous les 6 mois des nouvelles couches où que le bébé est plus au sec à 17%, tu crois ?
Parce que moi, ma fille, quand sa couche débordait, j’ai jamais compté si c’était 38% moins que la fois où j’utilisais les couches de la saison dernière !?
J’ veux dire que je me disais « ‘tain va encore falloir la changer pour la 3ème fois de la journée, c’est ça avoir des mômes sans déconner, j’ouvre un pressing ou bien ? »


P.S.
: Ils nous prennent pour des cons, c’est ça ?

114