Le titre trompeur

    

blonde a forte poitrine

En toute transparence avec vous, j’ai reçu ce bouquin via le service de presse de la maison d’édition. En règle générale, je refuse quasi toujours ce genre de proposition parce que la lecture reste pour moi un domaine à part, et aussi parce que je n’ai pas envie qu’on me relance 20 fois pour me demander si et quand je vais faire un papier sur le sujet.
Déjà, j’ai une fréquence de lecture complètement anarchique (je ne veux me coller aucune pression sur ce sujet), et puis j’imagine mal répondre qu’en fait le livre était à chier et que no way j’en parle, si jamais je n’accroche pas avec le bouquin.
Ce qui arrive assez souvent en fait ; je n’ai toujours pas cerné ce qui me fait décoller niveau littérature.

Bref, je ne sais pas du tout pourquoi j’ai dit ok pour « Blonde à forte poitrine ». Je n’avais rien lu à ce sujet, et le titre m’évoquait une sorte de merdouille qu’on lit l’été à la plage. Car oui, malgré le fait que je sois parfois une vraie pétasse de supermarché, à part « Le Diable s’habille en Prada », je ne suis pas friande de chick lit.

Si je vous en parle aujourd’hui c’est parce que c’est un super bouquin que j’ai littéralement dévoré. Comme quoi, les proverbes c’est pas fait pour les hamsters : il ne faut pas se fier aux apparences !

C’est un livre qui est à la fois une biographie et une oeuvre de fiction, qui raconte l’histoire pathétique de la bimbo Anna Nicole Smith qui avait défrayé la chronique en épousant un milliardaire qui aurait pu être son arrière grand-père. Grâce à ses mots toujours bienveillants qui nous font traverser le destin plutôt tragique de cette fille à mi-chemin entre la vierge et la putain, on n’a jamais envie de rire, ni de se moquer. On n’est même pas gêné, ni atterré.

Aucun jugement dans ce bouquin, et on est complètement emporté par cette nana aux seins monstrueux, prisonnière de son corps depuis toujours et abonnée aux mauvais choix. Mais surtout débordante d’humanité.

Plume magistrale et beaucoup de sensibilité, moi j’ai adoré.

Blonde à forte poitrine, Camille de Peretti. 234 p. Éditions Kero

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13 commentaires

  1. Camille dit :

    J’avais lu Thornythorinx , de la même autrice, et j’avais énormément aimé son style d’écriture, très incisif et un peu cynique, mais plein d’émotions. Bref, je note celui-ci, j’étais passée à côté de cette sortie !

  2. Nanou dit :

    Deux fois en très peu de temps que tu m’attires vers un bouquin. Après mon acte manqué (argent oublié) avec le Camille Anseaume, je vais passer au DAB avant de me procurer celui-ci. Anna Nicole Smith, drôle de sujet a priori, mais « destinée » incroyable et tragique. Comme tu le dis, déformée par la chirurgie esthétique, mariée à un vieux richard et surtout morte très jeune, son fils se suicidant quasiment sur son lit d’hôpital, si je me souviens bien? Bref, après ce spoiling bancal, je veux en savoir (encore)plus. Merci Violette.

    • violette dit :

      Oui c’est bien ça Nanou, je suis impressionnée par ton savoir au sujet de sa biographie dis donc !!

    • Nanou dit :

      Je suis hypermnésique. Je retiens une foultitude de trucs, et sur le tas il y en a un bon pourcentage sans aucun intérêt. Mais c’est bien au Trivial Pursuit. Et sinon MERCI, je ne suis que J.O.I.E d’avoir gagné! Bises XXX

  3. marion dit :

    En général, Camille de Peretti est un auteur assez intéressant. Là, j’avoue que le titre aurait de quoi me rebuter au premier abord, mais je suis curieuse de voir ce que ça donne.

  4. Je suis curieuse de savoir ce qui se cache derrière ce titre ! Noté !

  5. Axelle Fox dit :

    C’est que le titre n’est vraiment pas vendeur…mais pourquoi pas…bonne journée (je viens juste de voir le concours YSL, je suis dég, j’ai raté le coche !)

  6. Mélisse dit :

    Salut Violette, salut les gens,

    Noté pour plus tard (déjà 2 piles de bouquins vascillantes de hauteur).

    C’est moi ou il flotte « dans l’air du temps » depuis … je ne sais pas… cette demande/valorisation du fait de « ne pas juger » ? Sur les internets (enfin, ceux que je choisis) et IRL (enfin, les gens que je choisis…).
    J’ai commencé à m’en rendre compte l’été dernier (je sortais d’une longue période de nez dans le guidon, ça a peut-être commencé plus tôt) & ça fait drôlement du bien ! A la fois, une crispation qui disparaît et du coup une bienveillante incitation à s’exprimer… <– je ne suis pas claire mais j'essaie

    Du coup : je choisis encore plus ce genre de personnes pour les temps "non contraints" (au boulot, pour les corvées et suivre les infos : pas possible) (mais cloisonner : ça aide)

    • violette dit :

      J’ai l’impression que, dans la société civile et virtuelle, tout le monde a besoin de « gens vrais », c’est indéniable !

  7. Un roman effectivement très réussi, qui vaut mieux que son titre un peu racoleur !

  8. Edith dit :

    Pfiou, cette fille était une des plus ravissantes blondes qui soit (according to me) au tout début de sa carrière. Quel gâchis…
    Tu crois qu’on peut le lire quand même si on est « brune à forte poitrine » ?

  9. brune à forte poitrine ayant fait pas mal de mauvais choix je crois que tu m’as bien donné envie de le lire (malgré mes éternels « j’ai pas le temps »). Gros tétons n’amasse pas maille (les proverbes, c’est pas pour les hamster)

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